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jeudi 30 janvier 2014

Week end Vercors !

Vendredi soir 8 spéléo part pour le Vercors après une dure semaine de travail mais avant il faut aller récupérer le mini bus et le ravitaillement Laurent me récupère devant chez moi et go au parking pour prendre le mini bus. Pendant ce temps le deuxième Laurent commence les courses et heureusement on métra presque 1h pour traverser Nice. Alors on a tout pour les pâtes carbo du soir, les sandwiches du samedi midi et dimanche et les petit dèj il ne nous manque plus que la boisson alors ou se trouve le rayon bière et vin?? Bon pour la bière 1 pack de 40 ??"Mais tu rigoles a digne il est fini bon ben 2 alors ! Et le vin un cubi de 5L ? Non 10L ok ! Il ne nous manque plus que Bélingo et on est parti ça tombe bien il vient d'arriver on charge le matos et c'est parti pour la route a 7 dans le mini bus on chopera Julien sur la route. Alors ce voyage c'était un peu un gros apéro avec de la bière et des chips à gogo, le pack aura survécu à digne mais il nous a quittés vers Sisteron paix a son âme. Une fois dans le Vercors mais ce ne serai pas de la neige que l'on voit la ?? On est bien content d'avoir les pneus neige sur le mini bus. Après quelques recherches et passage devant la bonne route et nous voilà enfin au gîte. Reapéro, Pâtes carbo à 1h du matin, dodo et demain scialet robin.

Samedi 30/11/2013
Scialet robin
Participants : Laurent, Laurent, Pascal, Christophe (club martel) Julien, Gérémi, Christophe (indépendants) Louisson, Pierre, Emilio et Stéphane(EDS26) et Paul (gsm)
TPST : de 9h à 13h
Heureusement que nos amis du CDS26 sont déjà là, car avec la neige on aurait eu du mal à trouver le parking. On se change et Christophe se rend compte qui a seulement oublié sa combine on lui en trouve une, seul petit bémol elle et 1 taille plus petite que la sienne et deuxième point il y a peu près 40cm de neige pour aller jusqu'à la cavité lui et en 5.10 de canyon et moi j'ai des bottes troué par chance il n'y a qu'une centaine de mètre à faire. Un ballet entre les voitures et le chasse-neige de la DDE on va mettre les bottes dans la neige. Après avoir cassé les stalactites de glace qui bouche les Spits et l'entrée Laurent passe en premier suivi par Louisson qui équipe la deuxième corde. Après une succession de très beau puits un rééquipement on se retrouve à la tête du fameux P140 et la Laurent me demande si je veux équiper, mais je préfère lui laisser la main et voir ce puits avec tout le monde a différent niveaux c'est impressionnent. On se restaure dans "le vestiaire" et on va visiter les galeries. La remonter ce passe bien et vite grâce à l'équipement en double mise à part une tonche sur la corde en tête du P140 juste un peu d'émotion mais rien de grave. Sortie vers 23h30 pour une raclette partie au gîte.


Paul

mardi 3 septembre 2013

Week end dans le Vercors

Départ de Nice le 14 août après le boulot arrivé à St Martin en Vercors vers 21h. Montage tente, apéro, pâtes bolognaise et dodo ^^.
Mercredi, levé vers 9h (ben oui c'est férié je vous rappelle) petit déjeuner et départ vers 10h. Sur la route on voit une belle cascade que l'on estime à 120ou 140m on apprendra plus tard qu'il s’agit du moulin Marquis qui fait 380m à voir ^^. Petit café et c'est parti pour la visite de la grotte de Gournier.

Grotte de Gournier
Participants : Christophe et Mélissa (indépendants) et Paul (Magnan).
Tpst : environ 8h
On traverse le lac sur notre super bateau de plage qui a tenu le coup. On descend dans la rivière au deuxième accès. On remonte jusqu'au S1, on le passe et on continue quelques centaines de mètres et demi tours. Après un petit casse-croute, retour.

Jeudi à la base on prévoyait de faire le Scialet robin mais suite à un impératif horaire ont fini en canyon.

Canyon de la Pissarde amont et aval
Participants : Christophe et Mélissa (indépendants) et Paul (Magnan)
Tpdc : 2h30 à 3h

L'amont n'a rien de très intéressant, heureusement que l'aval et bien plus plaisant avec quelques jolie cascade dont le final : la fameuse C80 très jolie avec un confortable relai à 60 m du sol. 

Paul

jeudi 4 avril 2013

WE spéléo ou presque... dans le Vercors


Participants: Laurence de Annemasse , Gilles du Vercors, Olivier et Nico de Grenoble, Pierre de Toulouse, Maryannick et Anais de Nice

Le week-end de Pâques est traditionnellement dévolu à la recherche d'oeufs en chocolat... pour nous aussi ce fut un week-end de recherches:


> vendredi soir:
> 1/ recherche de la maison de Gilles
comme il se doit, la dernière personne arrivée est celle qui venait de très près. Et il faut dire que la maison de Gilles est bien cachée, la trouver en pleine nuit n'est pas évident. Se retrouvent ici dès le premier soir:
Gilles, le maître des lieux, Anaïs et Mary-Annick arrivant de Nice, Pierre arrivant de Toulouse et Laurence qui glandouillait à Grenoble, avec les bières de surcroît, circonstance aggravante. Est aussi présente, mais plus discrete car endormie, toute la petite famille de Gilles.
> 2/ recherche d'une cavité à faire
Commence dès lors la question existentielle numéro 1: quelle grotte faire le lendemain suivi de la question existentielle numéro 2: quelle bière boire puis de la question existentielle numéro 3: faut-il ré-ouvrir une autre bouteille. Nous avons été assez bons sur les 2 derniers points, mais moins sur le premier.... résultat à minuit passé Nicolas qui doit nous rejoindre le lendemain s'impatiente: où se retrouve t'on, à quelle heure et pourquoi? De bonnes questions aussi il est vrai. Nous lui répondons: 9h30 en bas de la montée du Vercors pour aller faire Orbito déjà équipé en fixe pour le rassemblement du CAF et paraît-il équipé en fixe. Avec la satisfaction du devoir accompli, nous ouvrons une autre bière.


> samedi:
> 1/ recherche d'une excuse pour notre retard
on comptait sur la fille de Gilles pour nous réveiller tôt, mais cette gamine n'assume pas du tout ses responsabilités et a dormi jusqu'à pas d'heure. Résultat nous sommes tout sauf prêts, tout sauf à l'heure et tout sauf efficace. Ce qui fait beaucoup de handicaps quand même! Nico nous rejoint donc pour insufler un peu d'énergie dans le groupe... et finalement ne fera rien d'autres que fêter ses retrouvailles avec Mary-Annick car ces deux-là se sont déjà rencontrés dans une autre vie.
Nous finissons par partir, en retard donc, mais pas de notre faute
> 2/ recherche de la cavité
Dûment munis de 2 points GPS, altimêtre, carte IGN, raquettes dans un Vercors digne d'une documentaires sur les trappeurs canadiens nous errons telles des moutons affamés dans la forêt. Deux craintes: ne pas trouver le trou ou tomber dedans sans le vouloir. Laurence avec son GPS va aux coordonnées des deux entrées: il s'agit probablement des 2 endroits du secteur où la présence d'une cavité semble la moins probable. Pierre donne de sa personne et sera d'ailleurs le seul d'entre nous à vaguement aller sous terre, précisément en s'enfonçant dans des trous dans la neige et la roche. Assez flippant donc. Bref nous ne trouvons rien, mais la trace GPS de la recherche laisse rêveur....
> 3/ recherche de compensation
Pour nous consoler de notre échec, et sachant qu'il devient inutile de garder des vivres de secours alors que nous sommes à 10 minutes d'Autrans (et ce depuis 4 heures, certes...) nous faisons un festin de nouilles chinoises, chocolat suisse, cake à la féta (car Mary-Annick carbure au fromage d'origine ovine) et autres soupes. Nous continuons à nous consoler à la voiture avec une bière car les promenades en raquettes ça donne soif (la spéléo aussi il paraît..... faudrait qu'on demande à ceux qui arrivent à entrer sous terre)
> 4/ recherche hydrologique
pour voir un peut comment ça coule sous terre avec toute cette neige et ce (relatif) redoux, et parce qu'on a le temps vu que nous ne sommes pas allés sous terre, nous allons jeter un oeil aux Cuves de Sassenage où résurge le réseau du Berger. Bin ça crache, mais ce qui nous marquera le plus est la présence d'une groupe de spéléos qui, eux entrent sous terre. Il s'agit d'un pros avec ses clients qui vont faire le parcours équipé juste à l'entrée. Parcours d'initiation pour touristes certes, mais EUX rentrent sous terre.... nous sommes atterrés....
> 5/ recherche d'une cavité à faire
Commence dès lors la question existentielle numéro 1: quelle grotte faire le lendemain suivi de la question existentielle numéro 2: quelle bière boire puis de la question existentielle numéro 3: faut-il réouvrir une autre bouteille. Nous avons été assez bons sur les 2 derniers points, mais moins sur le premier.... mmmmhhh, tiens tiens, comme une impression de
déjà-vu!!!! Laurence dégaine l'idée de la grotte Vallier, donc elle a déjà fait l'approche plusieurs fois en rando au printemps et surtout dont le porche est inratable. Accessoirement c'est une cavité archi-sèche où nous ne devrions pas avoir de risque ni de crue ni de se faire tremper. Seul bémol, il paraît que l'accès au porche peut être délicat en hiver. Mais qu'à cela ne tienne, nous sommes au printemps.... pensions-nous... le vers était dans le fruit!
Avec la satisfaction du devoir accompli, nous n'avons pas besoin de compter les moutons pour nous endormir, même si certains en rêvent sans doute...


> dimanche:
> 1/ recherche du chemin
Nous rejoignons Olivier au parking au pied des Trois Pucelles et partons pour une marche d'approche censée durer 1h30. Engagez vous dans le chemin, qu'ils disaient! On voudrait bien, mais il a disparu... sous le neige!!! Mais qui est l'imbécile qui a dit qu'il n'y aurait pas trop de neige? Sur la fin, nous faisons la trace dans 80 cm de neige, que du bonheur! Avantage, après notre passage, ça fait comme un chemin!!!! Pour être plus précis au début le chemin était nickel, mais une fois laissée à notre droite la bifurcation vers le vallon des Forges et le Moucherotte, le chemin ne se voit plus du tout et il ne nous reste plus qu'à tracer comme des sangliers. Ou des ours polaires, vu la température.... Mais nous avons sur la veille un avantage de taille: le porche se voit vraiment bien donc même dans ces conditions, et même nous, on ne peut pas le rater! 1h45 que nous sommes partis de la voiture, nous ne sommes pas trop mauvais...sauf qu'il reste un tout petit petit détail à régler avant de mettre les pieds sous terre....
> 2/ recherche de courage
Il reste une escalade de 10m environ, dûment agrémentée de câbles pour s'aider, certes, mais aussi totalement glacée! N'écoutant que notre courage, nous laissons le chasseur alpin de service, qui de plus avait déjà son harnais, y monter la corde. Comme dirait Mary-Annick, dont les yeux pétillent toujours d'admiration, Nico c'est pas une tapette. Parce qu'il y a petit pas qu'il a fait en bottes en s'aidant du piolet qu'on ne lui envie pas.... Une fois la corde en place il peut nous assurer pour monter sauf qu'il fait un froid de fou, les gants gèlent au contact du câble c'e violentissime. Le tout avec un petit vent sournois, on se demande bien ce qu'on a pu faire dans une vie antérieure pour mériter un tel châtiment!!!
> 3/ recherche de calories
Nous arrivons plus ou moins en état de choc sous le porche où il fait déjà nettement meilleur. Mary-Annick et Nico (son héros, donc...) se réchauffent les pieds sous une tortue (enfin, c'est du moins le seul alibi qu'ils ont trouvé à nous donner). On fait tourner les réchauds et on boit un thermos de thé, tout le monde saute dans ses vêtements de spéléo. Après deux ou trois tournées générales de thé et soupe, ça va mieux. Les pieds qui devaient dégeler sont partiellement réchauffés, les onglées ont cessé, nous sommes de nouveau d'attaque! Nous partons donc sous terre, où il fait vraiment bon, surtout dans les étroitures! Cette fois c'est bon, nous avons tous plus ou moins retrouvé une température normale! Hormis les-dites> étroitures au début, la grotte est vraiment facile. En plus ce
rétrécissement fait plus ou moins une barrière thermique, pour une grotte du Vercors il fait vraiment bon! Pierre, imperturbable, équipe les puits pendant que le reste de l'équipe raconte connerie sur connerie. C'est varié, en plus: un joli méandre bien facile nous mène à des petits puits, descente partielle du puits de la Nasa, un joli boyau tout lisse. Pierre se met en grève et réclame une pause clope. Laurence enchaîne sur le puits suivant, encore un mini boyau facile qui mène à la salle des pets. Fait suite le seul passage un peu malsain de la cavité, une trémie avec un bloc douteux vaguement arrimé par un câble sur un spit rouillé. Rien de bien méchant, mais pas un endroit de villégiature idéal non plus! Nouvelle pause bouffe, Olivier qui n'a pas l'appétit pantagruélique du reste du groupe file devant avec les cordes. Nous sommes maintenant dans une grande galerie qui nous mène au Black Hole, qui sera un peu notre mouton noir... car erreur en préparant les cordes ou erreur dans la fiche topo, nous y arrivons un peu à poil....
> 4/ recherche de cordes
Plus précisément il nous reste une corde de 100m pour un P98 ET sa main-courante de 20 m d'accès! Même en jouant sur l'élasticité de la corde, c'est court.... Pierre, motivé comme jamais et peut-être un poil optimiste, récupère un bout de 5m posé sur une désescalade précédente, mais au final il ne pourra qu'équiper la fameuse main-courante, ce qui nous permettra de voir le fameux puits. C'est grand, c'est un trou, c'est noir... C'était notre but (aller en bas du P98) mais c'est LE but en l'occurrence.... Pas grave nous nous en sommes déjà bien approchés et sachant qu'il nous faut encore remonter et surtout ressortir dans le froid le blizzard et les attaques de loups, ne pas passer 1h à descendre et monter le puits ne fâche pas tout le monde. Nous remontons donc avec un p.... de kit de 110 m de corde qui n'a pas servi. Fait pas froid, là dedans! Nous refaisons une pause bouffe et Laurence invente une technique (sans nul doute vouée à l'oubli) de traçage de grotte. Quand certains tracent les
actifs à la fluorescine, elle trace les galeries fossiles à la soupe vert fluo. Chacun y va de son invention culinaire, la palme allant peut-être à Gilles avec ses pâtes au saumon qui après examen plus attentif se révèleront être au poulet. Pour ceux qui ne sont pas sous une burkanette il commence à faire frais.
> 5/ recherche de stratégie
La sortie de la grotte n'est qu'une formalité, sauf que nous savons que tôt ou tard nous allons nous retrouver, justement, dehors. Et vu les souvenirs émus que nous avons de l'entrée sous terre et les températures annoncées ça ne nous réjouis pas plus que ça. Nous réfléchissons donc à une stratégie qui sera que Nico, uniquement chaussé de bottes et qui a eu bien "mal les pieds les deux" pour parler en Lorrain filera en premier pour ne pas s'éterniser dans la neige à se geler les orteils et le reste. Nous sortons de la grotte aux environs de 2h du matin (à confirmer...). En fait tout se passe nickel, nous descendons en rappel le passage gelé puis galopons sur la trace du matin qui a durci, c'est maintenant un vrai escalier. Nico file comme l'éclair à la voiture puis nous partons par groupes de 2 histoire que les premiers n'attendent pas trop dans la neige au pied de la grotte. Ca se fait nickel! Tout le monde sauf Nico arrive aux voitures vers 3h30. Nico, lui, pionçait depuis un bail dans sa voiture pour nous attendre.
Nous faisons un sort au Panettone judicieusement prévu par Olivier puis partons assez vite. Car tant que nous marchions il ne faisait pas trop froid, mais là, une fois à l'arrêt, ça devient assez austère quand même. Avec tout ça, nous n'avons même pas eu le coeur de cacher les oeufs de Pâques, ce qui ne nous a pas empêchés d'en manger plein!
> 6/ recherche de calories, bis
Festin fromage-tisane-bière-tarte aux pommes chez Gilles. Une bonne douche ne suffira pas à réchauffer Mary-Annick qui se blottit contre le radiateur.
Tout le monde au lit à 5h30 .


> lundi
> 1/ recherche de sommeil
Levés midi, pas avant, faut pas déconner!!! café, recafé, tri du matos au soleil!
Mauvaise surprise au moment de partir: . la voiture de Mary-Annick a perdu de l'huile et pour cause: pas de bouchons sur le réservoir d'huile! Gilles bricole de son mieux de quoi reboucher le tout, Anaïs prévoit de faire tout le trajet avec dans une main son ordi avec sa thèse et dans l'autre main un extincteur . La voiture de Pierre fleure bon le pipi de chat, coupable la brebis galeuse de Gilles, à savoir le chat de son voisin dont l'espérance de vie vient de chuter de quelques années...


Nous partons chacun de notre coté, sauf donc les deux Niçoises qui, fort heureusement, partent à deux.
Un excellent week-end pas très efficace du point de vue spéléo mais on nous avons rigolé du début à la fin!

Laurence

samedi 1 septembre 2012

Scialet Robin (Vercors)

Séjour dans le Vercors
Sortie 2 :
Participants : Anaïs, MarryAnnick, Alex, Gilles
TPST : 13 h
Profondeur : - 200 m

La cavité s'ouvre au fond d'un bel abri sous roche qui appelle au bivouac. Une belle série de puits « petits » puits nous amène rapidement (mais pas trop c'est quand même Anaïs qui équipe !) à la tête du fameux puits de 140 m ! Défi qu'Alex s'est fixé depuis quelques jours ! Et défi joliment relevé !

Après quelques hésitations quant au choix de la lucarne dans laquelle penduler : la fameuse Jacques' potes (j'adore !), nous arrivons dans les galeries et nous dirigeons vers : le labyrinthe... connaissant chacun le sens de l'orientation particulièrement aiguisée des membres de l'équipe, chacun se concentre au maximum (s'agirai pas de passer pour des cons hors de chez nous quand même !).

Après une petite remontée (escalade des Choux Fleur), nous arrivons au croisement entre « la galerie de la neige » et la galerie « Avalamont », les deux se rejoignent un peu plus loin, on décide de commencer par la galerie « Avalamont »... BING ! Mauvaise pioche ! Tout le descriptif écrit est rédigé en partant de la galerie de la Neige... ça nous apprendra à réfléchir avant de choisir un itinéraire.

Mais bon il nous en faut plus pour nous décourager, et nous lirons donc le descriptif à l'envers ! Nous visitons ainsi les magnifiques galeries du Robin. Notamment la Rivière de Calcite sur laquelle on marche en chaussettes (un vrai plaisir, le sol est doux et agréable, on n'a plus envie de remettre les bottes !) en poussant un peu derrière la rivière on arrive à la Paléosalle: grandiose par ses volumes. Nous arrivons ensuite, par le pur fruit du hasard je dois bien l'avouer, dans la salle du puits des assiettes (merci pour ce nom imagé qui nous a permis de nous repérer !) Puis demi-tour direction la Cathédrale, la salle HOP et la Grande Coulée que nous trouvons (après quelques points topo et errements)…

Et là c'est le drame ! nos faibles compétences en déchiffrage de topos se révèlent : la jonction avec la galerie de la Neige ne se fait pas là comme nous le pensions, mais il faut faire demi-tour… et au final le chemin retour se fait bien plus vite que nous le pensions, après encore quelques questionnements et la mise en ébullition de nos quatre cerveaux nous trouverons la galerie de la Neige qui nous ramène bien gentiment et en beauté au sommet de l'escalade des choux fleur. Re-le labyrinthe et nous voilà à la base des puits, Gilles déséquipe, Anaïs et Alex portent les kits (ça nous apprendra à être jeunes tiens !) et Marie-Annick en tête teste les puits, voire s’il y a toujours les cordes !

Bilan on nous a quand même piqués 3 mousquetons (chose courante dans le coin apparemment), mais ils nous ont laissé les amarrages de tête de puits et la corde, sont sympas ces enfoirés !
Retour au gîte et dégustation des ravioles du Vercors ! 

Anaïs

jeudi 30 août 2012

Scialet du Lièvre Blanc (Vercors)

Séjour dans le Vercors
Sortie 1 :
Scialet du Lièvre Blanc :
Participants : Anaïs, MarryAnnick, Alex
TPST : 11h
Profondeur : - 500 m

Départ de bonne heure direction la station de ski de Villard de Lans. Sur place nous prenons la télécabine pour rejoindre le haut des pistes et trouver notre destinée du jour. Nous suivons soigneusement les indications transmises par Olivier, sous une brume très épaisse. Une fois sur la bonne piste il faut trouver un canon à neige ! Ok mais des canons il y en a tout le long de la piste ! Derrière le premier nous trouvons une entrée de 50 cm par 1 m avec un numéro d’inventaire, cette entrée ressemble plus à nos entrées d’aven des Alpes Maritimes, bizarre, pas de spits sur la gauche comme annoncés sur le mail. Nous continuons notre chemin à travers le grand lapiaz bordant la piste de ski, nous trouvons 20 min plus tard un autre scialet de 5m par 5m avec un névé à 6 mètres de fond, toujours pas de spits en vue mais juste un arbre en guise de tête de puits, ce n’est pas le bon…
Nous continuons notre recherche et au bout du 5e ou 6e canon à neige, paff… un gouffre énorme d’environ 20 m par 40 m et 40 mètres de profondeur au plus bas s’ouvre à nous. Ça c’est de l’entrée de cavité ! Limite dangereux de trouver un gouffre aussi énorme en bordure de piste de ski, juste un petit panneau de mise en garde pour les skieurs hors-piste « DANGER SCIALET ». Si tu sais pas ce qu’est un scialet t’es foutu !
Bingo un marquage rouge donne le nom du scialet « le lièvre blanc ». On s’équipe et c’est partie ! J’équipe le puits d’entrée sous le regard perplexe de mes acolytes, je tiens à rappeler qu’il s’agit d’un équipement de première, car cela fait à peine un an que ce gouffre atteint la cotation de -500. Tête de main courante sur arbre mort, premier spits sur un bloc n’inspirant pas la confiance… Bon, premier, léger, frottement, mais pas de spits en vue, aie… Fractio que je verrais à mon habitude qu’à la remontée, inaccessible pour ma part car il faut penduler et je n’ai pas de crochet. Je continu sur une vire pour atteindre la tête de puits suivante, les sangles sont là, idéalement placées pour descendre plein gaz ce magnifique cylindre de 20 m de diamètre. Je commence à descendre en direction du gros névé, et là que se passe t’il… j’arrive en bout de corde au 2 tiers du puits !!!!! Situation très ironique pour ma part !

Ellipse temporelle : le matin du départ…
Anaïs : « il nous faut une corde de 50 m pour les 2 puits d’entrée… » D’après Olivier.
Alex : « ok, je vais quand même prendre une nouille de secours on sait jamais »
Anaïs : « mais non ça sert à rien, ça va nous encombrer pour rien !!! »
Alex : « j’men fou je la prends quand même… »
Anaïs : « bon si tu veux… »

Anaïs arrive derrière moi, « qu’est ce qui se passe ici ? », « tu peux m’envoyer la corde de secours, les pieds ne touchent pas encore le sol », «Ah ok, je t’envoie la corde alors ».
Mon premier raboutage de corde plein vide en situation réelle, youpi ! Ça va être fun le passage de nœud plein gaz !!
J’arrive à la deuxième vire, c’est le moment où la cavité est équipée en fixe, j’attends sagement Anaïs sur le névé.
Petite pause pour faire le point sur la situation, MarryAnnick, pas très rassurée, est restée en haut.
Nous observons la vire un long moment avec Anaïs, d’une part, l’aspect de la corde n’est pas terrible mais ça passe, ensuite les amarrages, des rings tout rouillés n’inspirant pas confiance…
Après un très long moment d’hésitation, de regards suspects, d’interrogations… Nous arrivons à cette conclusion :
« Nous devons faire un – 500, le départ ne nous a pas mis en confiance, mais pas du tout. La vire où nous nous trouvons est franchement ignoble, les mousquetons rouillées jusqu’à l’os, MarryAnnick pas confiante du tout, faut ’il faire demi-tour ? » « Dommage on n’a pas fait tout ce chemin, avec l’occasion de faire un-500 déjà tout équipé pour abandonner maintenant ».

Je décide de faire une tentative pour voir l’équipement suivant, je descends 20 mètres, je tombe sur un nouveau névé, regarde la suite et… l’équipement est nickel !! Chouette, de belles plaquettes, des cordes plus que correct. On peut continuer !!
A partir de ce moment, c’est un enchainement de puits. Après les puits encore des puits et quand il y a plus de puits, il y a encore des puits!!! Il y a même des puits interminables où on ne voit pas le fond et même avec ma super nouvelle lampe (cf le puits Tintin sans oublier le puits des connasses) ! On a quand même réussi à toucher le fond et trouvé la rivière ! Après une pause manger et réchauffage, nous explorons tranquillement la galerie en suivant le cours d’eau, après quelques centaines de mètres et un petit puits, je bute sur un rétrécissement, qui en temps normal j’aurais passé en laissant beaucoup d’énergie mais là je ne suis pas joueur. Pour mon premier -500 je vais rester sobre. C’est l’occasion d’entamer la remontée, en bon gentleman je me propose de remonter le kit.
Kit d’un poids certain et d’un encombrement certain qui a une tendance certaine à faire c…… son monde.
Le tout amplifié dans la remontée d’un – 500 avec au milieu un méandre digne de celui du saint Jo.
A préciser qu’Anaïs a failli perdre la tête à plusieurs reprises, ça parpine sévère dans ce trou !!
Nous sortons de la cavité vers 21h, où une longue marche retour nous attend car à cette heure la télécabine est fermée !
Fin de notre périple !! Pour ma part, j’ai une nouvelle fois repoussé mes limites mentales et physiques, MaryAnnick continu sa thérapie contre les grands puits et Anaïs prouve une nouvelle fois que c’est une véritable machine à remonter les puits !
Bilan : très belle cavité, de très beaux et très grands puits, très propre (ça change de chez nous) et assez froide dans les moments d’attentes. D’après les filles cette cavité est très semblable à celles du Margua.

« Allo Olivier, ça y est, on est sorti ! »
« Très bien, au fait je pensais vous avoir envoyé dans une galère, il fallait une corde de 60m pour l’entrée et pas 50m, désolé »
« On a remarqué, mais pas grave !»

Alex