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dimanche 25 septembre 2011

(Vidéo archives INA) Propos sur la spéléologie...

Merci à Christian pour ces deux vidéos, une plongée dans les archives de la ORTF ! Pour plus de renseignements, consulter le site de l'INA.

Première vidéo (Propos sur la spéléologie) datant de 1958 pour une durée de 28 minutes.

"Au Muséum d'histoires naturelles de Paris, congrès du comité national de la spéléologie. Roland DHORDAIN s'entretient avec deux spéléologues : Félix TROMBE, directeur du centre national de la recherche scientifique, et Bernard GEZE, géologue, professeur à l'Institut national agronomique. Ils parlent de la circulation de l'eau sous terre, des traces laissées par les hommes tout au long de l'histoire. Illustration des propos par des images de cours d'eau souterrain, des schémas animés, des images de spéléologues naviguant sur ces rivières souterraines, une empreinte de main sur la roche, des peintures préhistoriques et de fossiles conservés dans les parois.- Entretien, dans les locaux du muséum d'histoires naturelles, avec le professeur JEANNEL, doyen des spéléologues français, qui commença la spéléologie aux environs de 1900. Spécialisé dans la biospéléologie (étude de la faune des cavernes). Images de chauve-souris dans une grotte, photos du laboratoire souterrain de Moulis (CNRS), photos d'insectes microscopiques. Il explique que ces animaux sont considérés comme des fossiles vivants.- Aux environs de Paris, rencontre avec un spéléologue venu s'entraîner. Il montre son matériel à Roland DHORDAIN, illustré par des plans de spéléologues en expédition. Un autre spéléologue explique les difficultés de cette pratique. Images de descente dans une grotte avec échelle de corde, descente avec échelle, accrochage de deux échelles, accrochage à un piton, bivouac sous terre, montage d'une tente, repas, différentes façons de ramper, passage d'une chatière- Roland DHORDAIN s'entretient avec Guy de LAVAUR, pionner de la plongée spéléologique et président de la société spéléologique de France. Celui-ci présente son matériel de plongée. Images de spéléologues s'équipant, de plongeurs sous-marins souterrains.Conclusion sur images de spéléologues dans une grotte - escalade - montée avec le câble sous la lampe d'un autre éclairant - emboîtement des différentes pièces d'une perche - jeté d'une corde - montée le long d'une paroi - la perche - retour à l'air libre." (source INA)


Deuxième vidéo (Un stage de spéléologie) datant de 1968 pour une durée de 12 minutes.

"La Fédération Française de Spéléologie organise des stage de spéléologie afin de former des initiateurs, moniteurs et instructeurs dans le but d'assurer la sécurité des expéditions, de découvrir et de protéger le patrimoine souterrain." (Source INA)

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mardi 13 septembre 2011

La grotte des rêves perdus

Un film de Werner Herzog, sortis en salle en Septembre 2011



J'y vais de ma critique sur ce film, « la grotte des rêves perdus » de Werner Herzog

Très peu de salles de cinéma ont eu l'audace de projeter ce film. À la réflexion, le terme « audace » n'est pas de trop. Un documentaire consacré à la paléontologie mâtinée de spéléologie à tendance mystique et planante, ça n'attire pas vraiment les foules. Mieux vaut rentabiliser la salle avec une énième suite de Destination finale... D'autant plus que le film est en 3D, j'y reviendrai sur ce point.

Séance de 13 h 50, pas grand monde au Variété. In 'y a que 2 salles équipées pour la 3D dans ce cinéma. J'aurais espéré la très grande salle, mais il ne faut pas trop rêver non plus. C'est donc une plus petite salle, mais confortable dans lequel a lieu la projection. Il y a déjà un peu de monde, nous de dépasserons pas la trentaine de spectateurs. La moyenne d'âge est élevée... je dois être le plus jeune (31 ans je rappel) parmi les retraités ! Première constatation, l'archéologie n'attire pas non plus les foules sauf si Indiana Jones est présent au générique. Deuxième constatation, la spéléo non plus n'attire pas les foules... sauf si présence de monstres mutants, de base-jumping dans les puits et autres scènes surréalistes. Et pourtant, pour ce qui est du surréalisme... La grotte des rêves perdus enterre (sans jeu de mots) bon nombre de films consacrés à la spéléo. Comme celui qui-suit par exemple...


Moi aussi, quand je fais de la spéléo, je prend toujours mon parachute.

L'histoire se passe donc à la grotte Chauvet, en Ardèche. Le film s'attarde peu aux paysages environnants exception faite du Pont d'arc. D'emblée, le narrateur (Werner Herzog) nous narre l'histoire de la grotte Chauvet, de sa découverte fortuite. Rapidement, la grotte est interdite au public de par son caractère exceptionnel. Si exceptionnel que même les scientifiques sont soumis à des procédures rigoureuses. Ni entre pas qui veut, pas à n'importe quel moment et ne compter pas rester des heures dedans non plus. Pour les besoins de son film, le cinéaste nous narre ses difficultés. C'est un des partis pris scénaristiques. Plutôt que de se consacrer exclusivement à l'archéologie, Werner Herzog rend son film plus humain en nous racontant ses péripéties de réalisateur. En effet, à ce stade l'archéologie prend une dimension temporelle que nous ne pouvons réaliser : 30 000 ans d'âge. Certaines peintures rupestres se chevauchent avec 10 000 ans d'écart tout en paraissant fraîches de la veille. Afin d'ancrer son film dans le présent, le réalisateur y va de ses explications ponctuelles sur son travail. Pas plus de 4 personnes par salle, interdiction de trop éclairer, interdiction de filmer de trop près certaines peintures, interdiction de rester trop longtemps. Au final, on a le sentiment d'un film amateur. La caméra tremble faute d'appui correct, l'éclairage est défaillant et seule la présence des casques suffit (lampes Scurion), on perçoit aussi tout le temps un membre de l'équipe technique dans le champ de vision. Sensation étrange, amusant d'un documentaire à gros budget réalisé comme n'importe quel amateur ! Mais sensation oh combien plus humaine.

Bien sûr, le thème principal reste l'archéologie... mais encore la zoo-archélologie, la paléontologie. Des chercheurs, des scientifiques passent devant la caméra lors de courtes interviews. Sensation plus humaine encore, la nature scientifique de leur travail passe au second plan devant leurs émotions. En effet, leurs travaux ne consistent pas (seulement) à analyser des frottis de torche au Carbone 14, mais à imaginer pourquoi des hommes ont fait ceci. Une captivante plongée dans les méandres du temps. Des hommes du présent se posent des questions sur des hommes du passé. Qu'ont-ils voulu dire, exprimer sur ces peintures ? Certains dessins sont étranges, comme animés, remplis de détails. Là se pose une question fondamentale du film. Est-ce de l'art ? Devant ces images calmes, sommes-nous en présence de la naissance de l'art ? Ou tout du moins, de la plus impressionnante forme d'art de cet âge. Le narrateur s'interroge, interroge aussi ses intervenants sur des questions philosophiques voir métaphysique. En 30 000 ans, l'homme à bien changé (la Terre aussi) et nous essayons de comprendre des choses qui nous dépassent complètement. La science ne peut plus expliquer à ce stade, seule l'imagination le peut.



Et la 3D me diriez-vous ? Pour une fois, cette technologie, même encore balbutiante prend tout son intérêt. Pas tout le temps, certes, mais certains passages sont bluffant de réalismes. Le spéléo que je suis se sent presque dans la grotte. On voit les peintures onduler sous la lumière changeante des casques. Mieux, on ressent le mouvement des peintures. Les tigres, ours et autres chevaux et bisons semblent comme animés, comme sortis du cadre, figés dans la paroi. Certes, le dessin original y fait beaucoup dans l'impression de mouvement, cependant la 3D améliore la sensation. Là encore, le réalisateur a voulu rendre son film plus humain et ceux grâce à la technologie. Bel exploit dont ferait mieux de s'inspirer nombre de films pseudo-3D.

La caméra se balade devant les peintures, calmement, sous une musique planante et « dans les dernières minutes, Werner Herzog, muet, nous laisse contemplatifs devant nos origines et notre avenir. »

Vous l'aurez compris, la Grotte des rêves perdus est un film à voir. C'est une expérience à voir en 3D, le passage sur télévision perdra un peu de son sens. Alors, dépêchez-vous tant que le film est encore à l'écran.

Michel

Dernière citation : reprise du site internet consacré au cinéma, Excessif.

lundi 8 août 2011

Clue de la Roudoule et ruisseau de l'Amarines

Date : Dimanche 31 juillet 2011
Participants : Maëlle, Gilles, Paul et Michel
Commune : Puget-Théniers

Marche d'approche : 40 minutes
Descente des 2 canyons : 3 heures
Marche retour : 20 minutes

Après la course de la veille à la clue de la Maglia et l'apéro de la veille au soir, il fût décidé de réaliser un petit canyon pas trop difficile pour ce dimanche. Après une longue étude (2 minutes) des diverses possibilités (une liste de 3 canyons), le choix s'est porté sur la clue de la Roudoule non loin de Puget-Théniers. Un petit canyon sympa. Histoire de le rallonger un peu, on effectuera un de ses affluents en amont, le ruisseau de l'Amarines.

Rendez-vous au club, 8 h 30. Café à la main pour Paul et mauvaises mines pour tout le monde... la soirée de la veille fût longue et le réveil (trop) matinal ! Qu'à cela ne tienne, tout le monde retrouvera la patate arrivé sur place. Su place, justement. Petit parking, il n'y a pas grand monde. Pas de navette voiture pour aujourd'hui. On étudie brièvement la topographie de l'Amarines et c'est parti ! Quelques minutes de marches plus tard, nous arrivons à une passerelle en bois, début de la clue de la Roudoule. Nous, nous continuons sur le sentier (GR51). Notre topo indiquait une marche de 800m après 15 lacets. On a du faire une erreur quelque part, nous avons trouvé la bifurcation vers l'Amarines au quatorzième lacet... Si vous cherchez, le croisement est dans un lacet tournant à gauche et montant à l'opposé du GR51. Réflexion faite, il est assez évident et des marques rouges bordent le passage. Encore une dizaine de minutes plus tard et nous trouvons le ruisseau de l'Amarines.

 

Un ruisseau à petit débit... Eau douce, assez mignon et très éclairé. Peu de rappels sans difficulté, dont le plus grand mesure 18m. A noter, les amarrages sont neufs et le ruisseau bien équipé. Une heure plus tard, nous arrivons au départ de la clue de la Roudoule (passerelle en bois). Changement de décor dans la clue de la Roudoule. L'eau y est un peu plus fraîche pour tout le monde (Paul : « tu déconnes, elle est super chaude ! »). Un peu plus de débit aussi et c'est tant mieux ! Revers de la médaille, l'eau est trouble, on ne voit rien au fond. De plus, la présence de TRÈS nombreux cailloux au fond des vasques rend la progression assez cassante... pour les genoux ! Nombreuses glissades et petites chutes au programme. Plus tard, de jolis rappels avec de belles cascades nous tendront les bras. Fin de la clue de la Roudoule en 2 heures de temps.
Retour sur Puget-Théniers avec arrêt au bar du village.

Michel

jeudi 21 juillet 2011

Vidéo spéléo : Naïca, la grotte aux cristaux géants

Un extrait de 15 minutes du documentaire de Ruben Karenfeld diffusé sur Arte en 2008. Durée totale du documentaire, 1h30 ; à voir en entier sur le site de Arte.

samedi 11 décembre 2010

Le matériel de spéléo expliqué aux débutants

Ce soir, je suis tombé un peu par hasard sur cette vidéo, certe datant d'il y a un an, mais très instructive. On y apprend de manière simple les différents éléments que constitue la panoplie du spéléologue. Bravo à l'équipe de Spélé-Eau ayant réalisé ce travail !

Le matériel du spéléologue
envoyé par SPELE-EAU. - Foot, rugby, surf et encore plus de sports en vidéo.

vendredi 5 novembre 2010

Vidéos : La grotte des Chamois

La grotte des Chamois, il y en a qui connaissent déjà pour y être allés. Vous trouverez d'ailleurs ici un compte rendu d'explo qui date de 2 ans en arrière.
Pour l'occasion, une toute nouvelle vidéo très bien réalisée exposant les siphons et les réseaux par derrière !


Et maintenant le compte-rendu des explorateurs :

"Arrivée vendredi soir au refuge à Aurent vers 23 heures. Une bonne nuit. Départ samedi matin vers 8h30 pour Honoré et Bruno. Adèle reste en surface autour d'Aurent. Petit café à 9h45 avec Jean-Claude à l'entrée de la Grotte des Chamois. Une heure de détente et nous fixons les objectifs de la journée : l'équipe 1 formée par Honoré et Bruno ira "visiter" la cavité, avec au programme la rivière et une partie des Hormones. Nous décidons de faire cette visite en "classique touristique", avec tout de même un petit plus : Honoré filmera nos déambulations. Entrée dans la cavité 11h. Nous allons directement à la rivière, en faisant quelques bouts de films (appareil photo étanche filmant en HD). A la rivière Honoré revit, enfin de l'eau, de la belle eau, limpide, fraiche, attirante, heureusement qu'il a pris sa combi 7 mm. Nous remontons la rivière jusqu'au siphon amont. La progression est splendide. Les bouts de films s'enchainent mais la lumière est limitée à une scurion 900. Nos yeux y voient loin mais la caméra manque de lumière. Au retour nous passons par le réseau des pingouins. On rejoint le bivouac facilement en évitant le puits de la rivière. Honoré commence à surchauffer en 7 mm, finalement c'était une mauvaise idée, il faut mieux prendre une 5 mm, c'est plus souple et moins chaud. Nous filons jusqu'au grand canyon en appréciant ces volumes toujours aussi impressionnants. Honoré finira en marcel. Au retour nous rejoignons l'équipe 2. A 19h30 nous sommes sortis. Une sortie qui restera dans nos mémoires, et 8GB de films de qualité suffisante pour un petit montage pour internet. Une bouteille de Coteau du Layon plus tard, nous redescendons à la frontale en 45 minutes au refuge. Dimanche, nous sommes tous réunis avant midi, pour une mesure de débit un peu précipitée, puis un pique-nique au soleil. Retour aux voitures vers 14h30. Bruno"

jeudi 4 novembre 2010

Canyoning : le plein de vidéos ! #2

C'est la fin de la saison de canyon mais ce n'est pas une raison pour ce qui s'y passe ailleurs. Encore une sélection de vidéos pour patienter le retour de la saison.

Et un lien de vidéos de canyon en bonus (principalement en France et pas loin de chez nous)




dimanche 24 octobre 2010

Spéléologie, le plein de vidéos !

On débute par de la première dans la grotte FJS, le méandre 118-218... va falloir m'expliquer pourquoi il a ce nom là ?


Ensuite, un peu de spéléo... à vélo !

jeudi 2 septembre 2010

Vidéos : Perte et Fracas

J'inaugure une nouvelle rubrique vidéo avec un documentaire scientifique passionnant. Très bien réalisé et décliné en 5 actes pour une durée totale de 70 minutes, le documentaire suit les recherches scientifiques menés par un groupe de spéléos passionnés. A la clef, une belle découverte et un bien beau travail...

Acte 1 : Le traçage (7 minutes)
" Perte et Fracas est une série de 4 voir 5 épisodes qui retracent en temps réel un traçage dans une énorme perte située non loin de la célèbre grotte "La Foux de Sainte-Anne". "

Acte 2 : La tournée des sources (12 minutes)
" Après le traçage, la surveillance.... qu'on appelle "tournée des sources". Le 14 janvier 2010, commence les relevés où un prélèvement dʼeau (flacon de 30 ml) une fois par jour est effectué sur les sources et les cours dʼeau qui entourent la zone de traçage : Le Rau de la Bérenguière, la Foux de Sainte-Anne et la Reppe situés sur la commune dʼEvenos, Bonnefont, Mère les fontaines, le Labus, la Reppe souterraine et le Destel situés sur la commune dʼOllioules.
En parallèle, 2 fluorimètres sont installés, un dans la Foux et un dans Mère les Fontaines. Cet appareil enregistre la fluorescence de lʼeau (paramètré sur la longueur dʼonde de lʼacido-amino G) toute les dix minutes sur une carte informatisé. Carte quʼon peut lire sur un ordinateur et qui nous donnera les résultats directement. le fluorimètre sur la Foux de Sainte Anne fut installé le mercredi (13/01/10) à 23h et sur mère les fontaines le jeudi (14/01/10) à 16h. "

Acte 3 : Le relevé des sondes (12 minutes)
" La tournée, c'est aussi le relevé des sondes qui enregistrent en continu la fluorescence, la température, la pression, et la turbidité de l'eau des sources. Ces appareils nous permettent grâce à un ordinateur portable de lire les résultats en direct, alors que le flaconnage demande des analyses lourdes à mettre en place... Mais l'électronique tombe parfois en panne, c'est pourquoi lors d'un traçage il faut faire les deux : sondes et prélèvement manuel... "


Acte 4 : Les résultats, les analyses (17 minutes)
" Marseille, nous y sommes ! Nous allons enfin pouvoir analyser la série de flacons prélevés dans les différents points d'eau. Nous allons enfin savoir si le traceur n'est ressorti qu'a la Foux... "


Acte 5 : La découverte (20 minutes)
" En spéléo, La découverte d'une nouvelle cavité s'appelle "la première". Venez découvrir les dessous de Perte et Fracas mis à jour par le Spéléo Club de Sanary.
Cet épisode est le dernier acte de la série "Perte et Fracas" . Une série qui a vu le jour grâce à la volonté de plusieurs bénévoles oeuvrant dans plusieurs associations où entité et passionnés par les grottes et le calcaire. Ce traçage est le fruit d'une coproduction scientifique entre l'association Spélé-H2O, l'université de Provence et le Comité Départemental de Spéléologie du Var. "