dimanche 13 mai 2007

Aven de l'Air Chaud

Date : Samedi 12 Mai 2007
Participants : Anaïs, Ludovic, John et Michel
TPST : 8 heures

Sortie équipement en vu du rassemblement CAF dans quelques jours. Peu de volontaires comparés à la sortie aux Ténèbres. Première « vraie » sortie spéléo pour Anaïs trop occuper depuis 4 mois dans l'aven du Canapé et la grotte de la Glande. Alors voilà, on a balisé le chemin d'accès jusqu'au trou et on a continué le balisage dans le trou (spécialement dans la grande salle et le shunt). Equipement 100% Ludovic, rien à redire donc si ce n'est le tout dernier puits bizarrement équipé, mais bon, vu l'emplacement des broches... c'était loin d'être gagné. On n’a pas fait la rivière, mais de toute manière, de l'eau il y en avait de partout (au début). Remontée très rapide avec John en tête décidé à sortir le plus rapidement possible (Elisa ?)

Michel

dimanche 6 mai 2007

Aven des Ténèbres

Date : Samedi 5 Mai 2007
Participants : Christelle, Jean-Paul, Alexis, Lionel, Florent, Michel (un marseillais égaré), Gilles et Michel (le narrateur). Sans oublier Pascal bien sur
TPST : 10 heures

- Eh Pascal ! Comment je fais pour atterrir sans finir dans le lac ?
- Pendule vers moi, je te rattrape au vol…
- Bon, et maintenant, c’est comment la suite ?
- Ben, c’est super trempé, je suis allé voir, y a pas moyen d’échapper à la rivière.
- J’te préviens, les autres sont super pas motivés pour continuer en aquatique.
- Hum, bon alors, dès que Gilles a fini de descendre, on remonte tous et on se casse de là.
Si Pascal avait décidé de nous jouer une bonne blague, on aurait tous continué jusqu’au fond en canyon. « Super beau » aurait-il dit tout en faisant des photos « fond d’écran ™». Génial aurait dit Gilles. Le reste du groupe aurait gueulé son mécontentement à coups de cailloux. Pour ma part, je l’aurais suivi mais j’aurais à l’heure qui l’est une bonne crève. Mais comme notre guide n’est pas comme-ça, on a préféré remonter vers la surface.

Si l’intérêt d’un gouffre se mesure à l’aune de sa profondeur, alors l’aven des Ténèbres est assurément classé parmi les premiers du département. C’est grand, c’est profond, très profond même. A l’occasion du rassemblement national du CAF, l’Aven des Ténèbres sera équipé pour les spéléos venant des quatre vents. L’occasion aussi d’organiser un petit stage perfectionnement à l’équipement, sortie EDS oblige.
Non, non, non, rassurez-vous, je ne vous ferais pas l’insulte de vous décrire l’Aven des Ténèbres. Si vous n’avez jamais entendu parler, allez vous renseigner Oui, c’est cruel, mais c’est comme ça. Allez hop, commençons l’histoire de cette sortie, bien entendu totalement pipeautée du début à la fin…

Au début, nous devions être seulement six personnes. Mais comme tout plan bien huilé est voué à évoluer aux dernières minutes, nous serons neuf dans les Ténèbres. Ah j’oublie un léger détail, la sortie étant prévue originellement un dimanche (jour d’élection), Pascal a décidé de la reporter la veille. Un grand merci à lui, car je ne me voyais pas trop débarquer dans le bureau de vote trempé et boueux. Bref, commençons cette épopée.

La journée débute sans surprise à Pré-du-Lac (note de l’auteur : mais où est ce p***** de lac ?). Il est 8h30. Une langue perfide m’avait dit un jour : « te presse pas, Pascal est toujours en retard ! » Et bien non, mauvais va ! Pascal est à l’heure. Bonjour, salut, serrages de main et bises et nous voilà en direction du parking de l’Audibergue. Ah non, pas pour tout de suite ! Nous ferons un petit crochet au local-super-caché-et-impossible-à-retrouver-sans-se-perdre des SophiTaupes pour leur vole…emprunter ce qu’il nous manquait (merci pour le perfo)

Comme je l’ai dit plus haut, nous sommes neuf. Venant des SophiTaupes, Lionel ; représentant les Magnans, Gilles et moi-même ; venant de quelque part (désolé, je ne m’en souviens plus), Christelle, Jean-Paul et Alexis.
Pour encadrer nos conneri… notre travail, trois spéléos de choc se présentant (à tout le monde) comme hautement qualifiés : Pascal, Florent et un autre Michel (venu du 13, les cavités sont plus intéressantes chez nous qu’ailleurs)

Les préparatifs étant faits, place à l’explo. Le matériel dùment préparé, nous nous engagèrent lentement, à pas mesurés, vers l’entrée des Ténèbres… Non, ne rigolez pas, je n’exagère pas du tout : on a bel et bien cherché pendant de longues minutes notre chemin, tournant tantôt à gauche d’un buisson, tantôt à droite d’un kern. Heureusement que l’on avait le GPS de Pascal.

Arrivé sur les lieux, tout le monde s’équipa. Il est temps de déterminer qui va équiper. D’une voix pleine d’entrain, Pascal s’écria :
Qui veut équiper le premier ? Et pour le P80 ?
Profond silence... Finalement, deux d’entre nous se dévouèrent. Lionel équipera le P5 et le P30 ; Gilles équipera le P80 et ensuite on verra. Les préparatifs de l’équipement étant relativement longs, il est convenu d’organiser un petit cours théorique de réchappe à ceux ou celles qui resteraient en arrière.

Pendant ce temps, le P5 et le P30 finirent d’être équipés. Gilles prit la suite. Il s’élança et… tout se passa bien sauf que… il finit complètement trempé une fois arrivé en bas ! Explication : les fortes pluies écoulées dans la semaine se sont retrouvées sous terre. La cavité n’était pas en crue , mais un peu plus arrosée que d’habitude. Continuons plus profondément. Je prends la suite dans le P40, puis Christelle dans le P55 et Jean-Paul termine dans le P47. Encore quelques mètres et voilà une halte bien méritée au camp (-280m). L’occasion pour nous de nous restaurer.

Après la pause, nous reprîmes notre descente vers -400m. Au bout d’un court moment, apparut le puits Berthier. Plein de motivation, Gilles s’élança pendant que Pascal lui expliquait qu’il devait penduler pour éviter l’eau au fond. Une bonne blague de sa part. Gilles descendit un peu… un peu… encore un peu… D’en haut, nous pouvions voir tout ce qui se passait plus bas. Et cela ne donnait pas trop envie de descendre ! De l’eau, partout de l’eau ! Une piscine nous tendait les bras ! Gilles ne voyait plus rien, aveuglé par une grosse cascade (fort jolie d’ailleurs). Conclusion, il remonta, même pas dépité. En voilà un challenge pour Pascal : équiper hors-crue le puits en improvisant une lonnnnngue déviation. Ce qui ne nous empêcha pas de nous prendre tous les trois une grosse douche (genre bain habillé comme me le faisait remarquer Gilles)

La suite, vous la connaissez pour l’avoir déjà lue au début. Conséquence d’une continuation très aquatique (mais certainement magnifique), nous entamèrent tous la remontée (17h45). Lionel, Alexis et Jean-Paul dans le premier groupe ; les autres suivirent après avoir fait de nouveau une pause au camp. Remontée tranquille et sans problèmes, de surcroit à vide (ou presque, on avait tous un kit avec nous). Nous sortîmes à 22h des Ténèbres après 10h passées sous terre. Une heure plus tard, la troupe décollait de l’Audibergue, fatiguée mais heureuse.

Michel (du 06 !)

lundi 23 avril 2007

Vallon de la Balma

Date : Dimanche 22 Avril 2007
Participants : Martine, Mimine, Elisa, John, Dgé, Jeff, Fred et Michel
Lieu : Quelque part, pas loin de l’ancien village du Reveston

La saison canyon à commencé aujourd’hui pour les Magnans. Les joies du canyon : son eau limpide, ses sauts vertigineux, ses cascades lisses comme des toboggans… ah ben non, toutes ses réjouissances ne seront pas pour aujourd’hui. Pas d’eau dans la Balma, il y en a même jamais. Mais bon, comme on fit, qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse.

La journée commence pour tout le monde par un petit tour au bureau de vote. Ensuite, fini la rigolade, place aux choses sérieuses. On se rejoint tous à Plan du Var. Les voitures garées, on attaque le (très) raide sentier menant au départ. Tout le monde s’équipe… sauf Fred qui à décidé de faire le canyon sans matériel. Il le mettra à la toute fin juste pour le fun. Je l’ai bien sur suivi dans sa démarche par solidarité bien entendu. Qu’est ce que ça à donné ? Un peu comme cela : «  on met la corde ? Non, en descalade par là et par là. La corde, c’est pour ceux ou celles qui veulent descendre tranquillement ». John nous à aussi rejoint dans ce délire. Ainsi que Martine : faut faire gaffe à l’appareil photo, donc toutes les positions sont bonnes pour éviter la flotte. Parce qu’il y avait un peu d’eau quand même ! Bon d’accord, ce sont plutôt des vasques stagnantes (plus propres qu’à Bagnolar) ; mais cela nous à obligé, dans un premier temps, à exécuter toute une série de contorsions pour éviter de se mouiller. Mention spéciale d’ailleurs à John, au cours d’une vire périlleuse, qui à bien failli faire un plongeon. Alors, comme c’était gonflant à la longue, nous avons décidé (Fred le premier) de continuer le canyon dans la flotte. Fred à fini complètement trempé de la tête aux pieds ; Martine par contre à peine humide (mais comment fait-elle ?). Les autres ont fini bien arrosés. Petite précision : arrosé aussi par les innombrables cailloux / rochers (rayer la mention inutile) jetés par Fred ou Dgé dans les vasques à la tête des autres (en particulier Jeff et John).

Et la suite me diriez-vous ? Si vous n’y étiez pas, nous avons fini la soirée chez nos hôtes les Blanc pour déguster leurs pizzas et soccas tout en se tapant sur la gueule en regardant les résultats de l’élection.

Michel

lundi 19 février 2007

Aven de l'Epave

Date : Dimanche 18 Février 2007
Participants courageux : Gérard, John (« tout sauf petit-neveu »), Gilles et Michel
TPST : 5 heures aller-retour, pause bouffe comprise

Avant de débuter le récit de cette sortie, je vous propose de faire un petit détour deux années en arrière, date à laquelle la dernière équipée (sauvage) Magnan fit une exploration dans l'aven de l'Epave. Ultime précision, pour ceux ou celles qui ne sauraient pas, cet aven est une découverte Magnan (dans quelles circonstances, mystère...). C'est là un point important pour la suite des choses. Donc, il y a deux ans, en Février aussi (enfin je crois), il avait était convenu d'une sortie Magnan à l'Epave accompagné de son inévitable soirée-Moulière chez les Blancs. Je vous passe les détails, on avait bien mangé et bien bus, mais ça nul besoin de le préciser davantage, tout le monde s'en doute un peu.

Parmi les participants, on pouvait compter Anaïs, Laetitia (du temps ou elle allait encore sous terre) et moi-même sans oublier Gérard et Brigitte. Il était convenu que le lendemain (jour de la sortie souterraine), deux spéléos de Vence (dont je n'ai plus les noms) nous rejoignent sur place accompagnés de Jeff et... Nicole. Mystérieusement, cette dernière disparue par la suite des écrans radar Magnan. Bizarre, aurions-nous étaient anti-sociale avec elle par le passé ? Je ne vais pas vous raconter la sortie telle qu'elle eue lieu (elle s'est bien passé, Anaïs à rallé contre l'équipement de Gérard), mais le début me semble assez amusant.

On débute rapidement par l'aventure du « super-téléphone portable » de Laetitia qui arrive par un tour de force incompréhensible à capter le réseau SFR à la Moulière, là ou tous les autres portables ont déclaraient forfait (elle est facile celle-là). Résultat, en plein milieu de la nuit, le téléphone sonne. Un message est laissé sur le répondeur... qui va tenter en vain de prévenir sa propriétaire qu'elle à un message. Ainsi, toutes les heures durant la nuit, le téléphone sonne. Personne n'a voulu se lever pour démoli... éteindre le téléphone parce qu'il faisait trop froid pour quitter son lit. Personne n'a dormi excepté Laetitia.
Passons ce désagrément. Comme je l'ai dit plus haut, l'Epave est un trou Magnan. Il est donc parfaitement logique que Gérard, qui l'a fait maint et maint fois, ne le retrouve pas ! « il faut trouver un gros kern sur la droite... là... sur un rocher... putasse, mais c'est pas possible ! » qu'il disait. Bien sur, on se sépara afin de le retrouver plus facilement. Mais Nicole, qui suivait Gérard, se perdit elle aussi ! Gérard, totalement absorbé dans ses recherches (« mais putasse, je suis où ? ») ne fit pas attention à Nicole. Lorsque tout le monde se rejoignit (enfin) devant l'Epave, Jeff décida de partir à la recherche de Nicole. Le reste de l'équipe commença ainsi la sortie. On ne vit plus Nicole par la suite. Pour faire taire les mauvaises langues marseillaises, n'est-ce pas Georges ?), Nicole est toujours en vie et continue la spéléo... dans un autre club. Fin du retour en arrière, on retourne dans le présent.

Au départ, tout commence par une idée de Gilles : il voulait faire le Saint Jo. Problème, il a plus très récemment. Comme chacun sait, il est très déconseillé de mettre les pieds dans ce trou quand il a plu la veille. Un changement de programme s'impose. Le choix se porte sur l'Epave. Cela tombe bien, Gilles et John ne le connaisse pas. Le rendez-vous est fixé à 7h30 du matin à Magnan.
Le jour dit, nous partons tous ensemble dans le Toy'. Le temps est mauvais. Très mauvais même. D'ailleurs, il se met à neiger ! On s'équipe en partie sur le parking et on se lance sur la route à la recherche du fameux kern « sur la droite de la route, sur un gros rocher ». On marche donc, et on cherche. On cherche, on cherche... on cherche et on ne trouve rien (« putasse ! »). Avec mes vagues souvenirs, je me rappelle de quelques indices ; mais comme je ne vaut pas grand chose en orientation (comme tout bon Magnan)... Encore heureux qu'il ne faisait pas nuit, parce que j'aurais demandé « elle est où la mer ? » On décide de monter encore et encore pour finalement redescendre. Puis remonter et longer les falaises... Après quelques dizaines de minutes, on trouve ce satané trou. Le kern était pourtant bien visible, mais il y a mieux pour se repérer : une clôture entoure une petite retenue d'eau à proximité de la route et du trou. Un point de repère idéal.

On se lance dans l'Epave. Gérard équipe, Gilles le suit, puis moi et enfin John. Les puits s'enchaînent sans trop de problème. Même le grand puits (du Baron fou deviner pourquoi) de 100m. On arrive au fond en 2h30. Enfin sans trop de problème... j'en connais un (Ludovic pour ne pas le nommer) qui aurait gueuler comme un putois sur l'équipement du trou (pas celui de Gérard). Comment dire, l'équipement est parfois un peu... light pour ne pas dire « première ». C'est une question de point de vue, mais nous avons convenu tous les quatre qu'il fallait y revenir pour planter un spit ou deux. Attention, il ne s'agit pas de tout refaire. En tout état de cause, s'il vous prend l'envie d'aller à l'Epave après avoir lu ce présent compte-rendu, prenez avec vous une trousse à spit si vous aimer les beaux équipement. Sinon, ne râlez pas, vous êtes prévenus.

La pause-bouffe prise, il est temps de remonter. Comme d'habitude, Gilles déséquipe. Je l'aiderai, Gérard et John monteront les premiers. Le déséquipement se déroulera sans anicroches excepté une belle frayeur dans le P100. Alors que nous étions tous arrivés à sa base, voilà que la corde se coince en la tirant ! Faudra-t'il redescendre ? Et bien non, fort heureusement. La sortie retour du trou s'effectue 2h30 plus tard, soit autant qu'à l'aller. Il fait encore jour, mais le temps est toujours très mauvais. Pour autant, il ne pleut pas et ne neige pas. En conclusion, une bonne sortie, ni trop facile, ni trop difficile. Comme on les aimes.

Michel

lundi 27 novembre 2006

Désobstruction

Date : 26 Novembre 2006
Lieux : Calern
Participants : (Magnan) Gilles, Christian, Renaud et Michel ; (CAF SLV) Audrey (et son fils), Loïc, Ludovic, PH et Olivier ; (au téléphone) Blondinet
Noms divers donnés à ce trou : Aven du Désespoir, Aven des Sarcasmes (tentative de jonction n°782 avec le Moustique)

Mis à jour Février 2011 : cavité connu aujourd'hui sous le nom de aven Nrelac, en jonction avec l'aven des Moustiques.

Résumé en quelques mots de cette journée :

Creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, non toujours rien Blondinet, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse, creuse.

Ensuite, une fois que l'on avait enlever toute la terre, nous avons pu atteindre quelques matières un peu plus consistantes. Voilà ce qui c'est passé alors :

Tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape,tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, mais vas-y tape plus fort, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape, tape.

Nous avions donc bien avancé. Bilan de cette journée... euh... voyons voir... comment dire... nous avons mis à jour un magnifique P0,9 (90cm)
Mais attention, ne vous moquez pas ! Les topos super fiables, tous les moyens technologiques mis en oeuvre, les baguettes, pendules, astres, feuilles de thés et autres écrits divinatoires sont formels : il y a des réseaux sous le plateau de Calern !

Michel

lundi 21 août 2006

Clue de Bagnolar

Date : Dimanche 20 août 2006
Participants : Fred et Michel
Lieu : Pélasque

Caractéristiques utiles :

Température de l'eau : canyon très encaissé, très profond, totalement à l'ombre, donc eau fraîche normalement
Débit : faut voir... débit fort très possible
Rappel : plein !
Saut / toboggan : possible que oui... et en quantité
Est-ce que Mimine à pied dans les vasques ? : NON !!!
Marche d'approche : pénible à l'aller (1h30 de montée en plein soleil) ; tranquille au retour (30mn à l'ombre sur du plat)
Temps : 3h à 2 (donné pour 4h)

Matériels fortement recommandé par nous-même :

un casque de spéléo (pour l'éclairage),
des chaussures extrêmement adhérente (parce que ça glisse beaucoup !),
une corde de 10m en rab,
un sifflet / talkie-walkie / mégaphone
une machette / coupe-coupe / tronçonneuse

Pourquoi faire ce canyon ? Parce que le Randoxygène canyon du Conseil Général indique sous une photo (je cite) « Descente en rappel spectaculaire dans une ambiance proche de la spéléologie ». Voilà, tout est dit. Ah mais non ! Rarement citation aura été aussi exact. Je m'explique. La spéléo (je généralise), cela consiste à progresser dans des conduits obscurs étroits ou non, à descendre quantité de puits (je passe sur la remontée), à se pourrir complètement (ou non) etc... Ben ce canyon, c'est tout pareil ! Le Bagnolar, c'est étroit, très sombre et complètement pourri (aujourd'hui en tout cas). En plus, la roche est glissante constamment et pour couronner le tout, l'équipement vient à manquer ! Génial, on y va comme dirait Gilles. Mais j'exagère un peu.

Passons sur la marche d'approche... Oui, c'est long ; oui, ça grimpe fortement ; oui, le Bagnolar ce mérite. Mais mieux vaut le commencer tôt, à cause de la chaleur. On arrive aux Granges des Barmes, on s'équipe rapidement. Les hostilités commence immédiatement ! Est-ce que Fred aurait oublié de me prévenir qu'il voulait s'entraîner pour la jungle péruvienne ? Des arbres éclatés partout, des branches dans tous les sens... On se prendrait presque pour Indiana Jones mais sans les aborigènes cannibales et les pièges mortels. Non, en fait, c'est sûrement les précédents orages. Alors que l'on venait juste de sortir de la jungle pour entrer dans une partie beaucoup plus encaissée (et très jolie), une mauvaise surprise nous attend...

Putasse, de l'eau croupi ! Que de l'eau croupi partout ! En fait, y a plus d'eau du tout (que croupi) ! Le canyon est sec ! Et merdeeeeeee !!!!!!!!!!!!!!!! S'ensuit alors une interminable succession d'essais plus ou moins réussis pour échapper à cette eau croupi. Mais impossible d'y échapper ! Soit la roche est trop glissante pour réaliser un grand écart magistrale au-dessus ; soit les vasques sont trop profondes et l'on a pas pied (malgré le manque d'eau !). Conclusion, on se jette dedans en apnée ! Inutile de dire que l'on fini complètement pourri (comme la spéléo). Sauf que le manque d'eau pose un autre problème : les toboggans ou sauts sont inutilisables. Conséquence logique : beaucoup de descalades et même (une fois) un amarrage naturel improvisé autour d'un gros rocher... Progression spéléo donc. A un autre moment, c'est carrément un pan de mur qui s'est écroulé juste après notre passage ! (les pluies ont affaissées le terrain) Heureusement, une bonne surprise vient à nous : une grotte sous une cascade... inexistante (je rappel qu'il n'y a toujours pas d'eau). Allez, hop, on explore la grotte en combi néoprène ! La grotte s'avère assez longue avec une développement estimé à 30m. Elles est assez basse de plafond et bien boueuse. On termine sur un siphon (d'eau propre). Il n'y a pas de zef. Retour dans le canyon qui se termine quelques minutes plus tard dans le Riou du Figaret... plein d'eau propre ! Pause déjeuner et sieste au soleil sur un petit pont que l'on traverse à l'aller.

Conclusion : à refaire impérativement au printemps prochain avec de l'eau ! Il devrait être assez ludique avec les cascades à plein débit.

Michel

lundi 26 juin 2006

Aven du Thipauganahé

Date : Mercredi 24 et Jeudi 25 Mai 2006
Participants : Anaïs, Martine, Elisa, Ludovic, John, Gilles et Michel
Lieu : Siou-Blanc (Var), commune de Signes, Aven du Thipauganahé (ou Tipo)
TPST : 6 heures

Thipauganahé, deuxième. Point de Laetitia cette fois-ci, c'est en Espagne qu'elle se trouve . Point non plus de Fred (parti en Corse avec son 4x4 nouvellement aménagé) et point non plus de Baron (parti faire quoi, on se le demande). Finalement, les participants sont ceux décrits un peu plus haut. Tout comme le séjour précédent (Laetitia et moi), il est convenu de passer la nuit dans le coin et de faire le Tipo le lendemain. Après quelques recherche, Gilles nous dégotte un camping sur Méoune, à une dizaine de kilomètre de Signes. Camping doté d'une piscine. Important la piscine, surtout dans le Var ou il fait chaud. Cool, ça sera spéléo-bourgeois. Je sais, j'entends déjà les plus anciens marmoner : « gnagnagna, de mon temps, on faisait des camps avec une tente percée avec 1000 mètres de dénivelé de marche d'approche (ça va tes pieds ?), avec un temps pourri et tout le matos et puis ensuite on enchaînait sur un -500 avec une crue et après... » Ouais, mais c'était des malades à l'époque. Quoique, certains ont conservaient des séquelles. Mais revenons au temps présent.

Rendez-vous est donc pris Mercredi après-midi chez Anaïs pour le départ. Il y a donc Anaïs, métamorphosée depuis peu en livreuse d'annuaire (félicitations pour ses partiels), Ludovic, Martine, Gilles et moi-même. Elisa et John nous rejoindront le lendemain sur les lieux. On fait l'état des lieux sur le matos : « tente ? Ok, on a 3 ; duvet ? Ok. Matos de spéléo ? Ok. Equipement ? Ok, c'est Ludo qui a conçu les kits. Bouffe ? Ok... euh, on a pas un peu beaucoup ? » Tiens, ça me rappelle quelque chose ça... Le Margua bien sûr. A croire qu'à Magnan, on ne peut pas concevoir un camp sans dépasser les limites du raisonnable. Il n'y a que l'abondance de bière qui n'a étonné personne (« mets les au frais dans la glacière, important ça ! »). Comment ça, bande d'alcoolique ? (oui, Mimine, c'est que tu dois en penser !) Ah, mais nous avons un argument à faire valoir : nous allons dans le Var. Nous avons donc un certain rang à tenir face aux spéléos du coin. Passons. Départ est donc pris vers 17h de Saint-Laurent du Var.

Concernant la route, RAS. Arrivé à Sollies-Touca, je prend les devants et mène tout le monde au camping (je connais la route). Une demi-heure, nous arrivons sur place. On commence à choisir notre place de campement. Une fois installé... place à l'apéro ! Et hop ! Un plaid. Et un deuxième. Et une chaise de camping. On sort les chips, les cacahuètes et autres biscuits apéro. On dégaine LES saucissons et bien sûr... les inévitables bières (fraîches) Aaaahhh !!! Enfin, on peut se reposer après une dure journée (!!!) Oh, tiens... Bizarre ça ? Pourquoi donc sommes nous les seuls dehors à manger ? Un rapide coup d'oeil à nos voisins : allemands et neerlandais. Bon, il est 20h, ils ont déjà fini de manger depuis longtemps et se repose tous calmement dans leurs tentes king-size / caravane XL / camping-car XXXL. Eh, mais nous on commence à peine l'apéro ? On en a pour une heure (minimum) avant d'attaquer les pâtes... Deux heures plus tard, place au dodo.

Jeudi matin. 7 heures du mat'. Debout là-dedans ! John et Elisa nous attendent pour 9 heures. Le temps de prendre un petit-dèj', de plier les tentes et nous rejoignons nos deux autres compères. Allez, direction Siou-Blanc ! Place au Tipo. Je mène encore la marche. Une demi-heure après, nous voilà sur presque sur place. Presque, car j'ai failli louper le parking. Je montre à tout le monde le trou, puis on s'équipe. A côté de nos voitures, un autre trou. Vu la montagne de gravats, les varois ont du le creuser au Bobcat ce trou ! Comment il s'appelle ? Aven des Ratés. Tout un programme. Des varois, justement, ils en vient justement nous rejoindre. « Vous allez ou ? Au Thipauganahé ? Ouais ? On l'a déséquipé y a pas longtemps ». On parle, on parle et Ludovic prend des notes sur l'équipement qui l'attend. Quelques minutes plus tard, nous voilà tous fin prêt pour le départ.

Ludo s'engage le premier ; Anaïs le suit ; je viens en troisième ; Gilles ensuite ; Elisa suivi de John ; enfin Martine ferme la marche. Entrée pour le premier d'entre nous à 11 heures. Premier puits, RAS. Second puits. J'avais dis à Ludo de descendre un peu, de franchir une courte étroiture et de s'engager dans un puits assez large. Au lieu de ça... il devait toujours être sous l'effet Moustique. Il a préféré allez tout droit ! Soit un puits chatière avec 2 dèv, dont une ultra-courte made-in-Anaïs (avec un mixage de noeud impressionnant !) Un fractio plus bas et nous voilà à la base du P80. La dernière fois, je m'étais arrêté là. Cette fois-ci, je veux descendre. Nous voulons tous descendre. Ludo démarre l'équipement avec un triple amarrage en tête de puits (on est pas là pour déconner !) Etant donné qu'il était assez loin (et Anaïs aussi), je pense savoir qu'il a pas mal galéré pour trouver les amarrages. Mais finalement, son équipement était impeccable. Enfin, le moment tant attendu : le dernier tronçon de 35m plein gaz. On surplombe la salle. Que dire ? Le noir partout (Anaïs et Ludovic ayant éteint leurs lampes exprès). L'écho ? Puissant, même si je n'ai pas une grande expérience des très grandes salles. Que faire ? On descend à fond pardi ! Ouais !!!!! Tout les trois, nous visitons un peu la salle, et l'on se pose à l'extrémité de la salle, face à la corde. De là, nous les regardons tous descendre... lumières éteintes. Le spectacle est encore plus grandiose... Les effets d'ombres et de lumières sont magnifiques, car les parois de la salle sont blanche. La moindre lueur se renvoie partout dans la salle. Magique. La descente de Gilles fût la plus belle à contempler. En effet, sa dudulle marchait du tonnerre. Comme je le disais, les effets d'ombres et de lumières sont magnifiques. Un peu moins avec une dudulle fatiguée (les Arianes d'Elisa et de John) et avec un éclairage électrique (Martine). Mais très beau quand même. Une très belle impression, en tout cas.

Une fois tous en bas, nous partons à la découverte de cette salle. A nos côté, la continuation boueuse du réseau. C'est quoi, ce câble ? Une ligne de tir ! Oh, les malades ! J'ose même pas imaginer la détonation... suivi de son monstrueux écho... En, tout cas, pas de risque de se retrouver gazer pour la remontée (n'est-ce pas Georges). On remonte un peu la salle. Présence d'une corde à noeud en fixe pour s'aider. On atteint une autre salle, plus petite. On allume le projo, et là... Oh, putain les concrétions. Allez, je n'en dis pas plus sur le fond du Tipo. D'abord parce que je remplirai 12 pages de description, ensuite parce qu'ils vaut mieux que vous le découvriez par vous même. J'invite donc Laetita (forcément déçue), Cyril, le Baron, Fred, Renaud (plus proche que nous des lieux) et tous les autres non mentionnés à y aller. Pour découvrir ce qui va devenir une future classique du Var.

Après un copieux repas au fond, nous engageons la remontée. Martine en première, moi en second, Anaïs me suit, Ludovic, Elisa, John et Gilles qui voulait déséquiper le P80. Une heure plus tard, les premiers voient le jour (radieux). A 17h, nous voilà tous sortis. On se déséquipe... et on boit une bonne bière bien méritée ! (et encore fraîche) Un peu plus tard, nous voilà tous reparti pour Nice (sauf Elisa et John, parti faire de la plongée). Une bien belle journée, un bien beau aven. J'y reviendrai, et je ne pense pas être le seul.

Michel

PS : un grand merci à Georges de nous avoir fait découvrir cet aven...