Riolan Juillet 2008
envoyé par speleomagnan
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Michel
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| Clue du Riolan |
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| Clue de Chaudan |
Date : Jeudi 24 Avril 2008
Participants : PA, Fred (pas P'tit Fred) et Michel
Concernant le portage, oui il a bien eu lieu ce jeudi. Il était environ 22H50 et tout le monde ou presque avait quitté la réunion en faisant bien semblant de ne pas avoir entendu que je proposais, comme dit précédemment dans mes mails, d'aller après la réunion au SP pour donner à boire à mon bébé (traduction: porter 20 litres d'essence pour le groupe).
Tout le monde sauf le Baron et Michel. Le Baron d'abord a joué son rôle de Président soucieux de ses ouailles en m'interdisant purement et simplement de monter seul là haut de nuit. Je m'apprêtais à m'affranchir de cet interdit, car à un moment il faut aussi savoir tuer le père (ce que j'avais tenté, mais là pas que symboliquement dans le Noyer lors du portage précédent), lorsque Michel m'a dit « Tu vas où ? ». Je lui ai répété ma destination et LUI il ne s'est pas défilé. Fidèle et dévoué parmi les fidèles, il s'est spontanément proposé de m'accompagner. Sur ce un ancien de Magnan, copain de Guy, routier de son état (Fred je crois), et dont le père a participé à la création du club des Magnans (c'était, avant Jésus-Christ je crois) a proposé lui aussi de m'accompagner. Du coup Guy qui n'en rate pas une a profité de toutes ces épaules et dos généreux pour nous faire monter au SP à peu près la moitié du local des Magnans: merci monsieur le Président !
Nous voilà donc partis...enfin pas tout à fait, car il a fallu passer chez Michel qui a dû se changer puis chez Fred, aux Moulins, qui a dû aussi se changer. Après environ 5 heures de coquetterie nous voilà donc partis vers le SP. Nous n'étions donc pas en avance, surtout pour moi qui me levais le lendemain à 6H15 pour aller bosser, et non pas pour aller faire bronzette sur les plages de La Baule (Nb : toute ressemblance avec un personnage habitant Marseille, dont le chat est un tueur en série et qui passe ses WE à faire fuir ses compagnons de voyage dans les TGV serait purement fortuite...quoique volontaire...).
Toutefois c'était sans compter sur le Fred en question qui avait eu la gentillesse de proposer de prendre sa voiture, une golf quadri turbo qui nous a menés au SP en environ 12 minutes, non sans avoir failli nous envoyer au trou, ce qui eût été drôle pour une golf, à plusieurs reprises. Cela dit, ne soyons pas mauvaise langue, nous sommes arrivés au pied de la montée du SP vivant et prêts à assumer notre mission. La montée à pied fut beaucoup plus calme que celle en voiture, car le collègue routier manquait d'un peu d'endurance, mais il a promis de se remettre bientôt à la salle (de fitness) pour reprendre forme. Ça nous a permis de bien discuter, c'était fort agréable, il faisait beau et doux,on se serait presque cru à une soirée de fin d'été. En arrivant là haut il nous a fallu un peu de temps pour retrouver le chemin du SP, mais une fois là-bas le Noyer a été trouvé facilement. De là nous avons appliqué la désormais célèbre méthode de Michel, à savoir tout jeter du haut, et comme par miracle tout a atterri parfaitement droit et bien rangé au fond du Noyer, vous pourrez le constater vous même le WE du 1/05.
La redescente s'est faite tranquillou, Michel et Fred échangeant leurs expériences spéléos, leurs vécus souterrains et moi me disant: « mais c'est pas possible ils doivent passer leur vie dans le noir, comment font-ils pour être quand même aussi bronzés ?! »
La golf s'est un peu moins emballée au retour et moi je me suis emballé dans la couette vers 2H30.
PA
Voici l’autre partie de la sortie au SP...
Date : nuit du vendredi 18 mars 2008
Objectif : portage pour les uns (Guy, Pierre-André et Michel), mise en place de lignes pour les autres (Georges et Gilles)
Concentration au club à 20 h : tout le monde pète la forme (au sens propre pour les uns, figuré pour les autres), et cela fait plaisir à voir. Pierre-André tient une forme pré-olympique, il vient de faire un tour à la pharmacie. Gillou tient une forme tout court, il vient de passer chez le vendeur de pizza. Guy tient la grande forme, les portes claquent à qui mieux mieux... Michel tient la forme du local (c’est quand qu’on danse ?)
C’est dans ce concert que nous mettons en route. Les coffres chargés à bloc. Pluie et éclairs nous accompagnent tout le long. Pour s’arrêter à quelques km de Gourdon.. Pourrons-nous faire la montée au sec ? Il s’en est fallu d’un cheveu, mais tout le monde arrivera au pied du SP dans un état d’humidité extrême. Les trois premiers sont partis avec 15 minutes d’avance et un poids global de près de 100 kg sur le dos. Ils conserveront tout jusqu’à l’arrivée : leurs poids sur le dos et les 15 minutes d’avance. Gillou et moi n’arriveront jamais à les rattraper alors que nous n’avons rien à porter. Il faut dire que nous avons réduit l’allure au maximum pour garder du jus pour la descente et remontée. Notre arrivée sur le plateau se fait dans le brouillard, à moins que nous n’ayons atteint la couche de nuage. Les retrouvailles au bord du SP sont chargées d’émotion après l’effort que vient d’accomplir la première équipe. D'ailleurs, les cieux le soulignent à leur manière par un coup de... grêle.
Guy est parti chercher le Noyer. Étonnant comme certains ont le sens de l’orientation et d’autres (dont je suis) ne l’ont pas. Il mettra quelques minutes à peine pour le trouver. Alors qu’il n’y était pas retourné depuis 10 ans. Coincé en position verticale (il s’appuie sur un rocher) avec le groupe qu’il n’a pas voulu déposer dans l’attente, Pierre-André est étonnement fringant.
Entre temps, l’équipe de portage continue son assistance logistique. Alors qu’ils avaient été aux petits soins pour nous –préparation des Ariane, portage de nos kits- ils équipent le puits d’entrée. Ils récupèreront la corde quand nous serons au fond pour l’utiliser afin de descendre le groupe dans le Noyer.
Il est 23 h 16. Dernier point pour Gillou et moi et c’est parti. Déjà trempés... Lui plus que moi grâce à ma Texair. On attaque la pose du fil téléphone. Gilles se confectionne un dérouleur. On réserve la longueur pour le puits d’entrée. Il déroule, je suis et je pose les colliers, et autres fixations. Nous avons pour joyeux compagnon dès la Gastonnade l’eau qui coule aussi bien sur la roche que du plafond. A chaque mètre le débit augmente. Les becs s’éteignent à chaque instant malgré la surpression que nous mettons en permanence. Nous ferons quasiment toute l’explo à l’électrique. Les piézo vont aussi refuser de fonctionner. Le peu de zones sèches qui avait pu être épargné jusque-là sous nos combis ne résiste pas longtemps. Et la descente se poursuit. Plus on descend plus on s’en prend plein la poire. On arrive à la fin du premier rouleau de fil. 100 mètres de poses. Raccord avec des sucres et on démarre le suivant.
Les puits s’enchainent, le boyau des principes aussi. Arrivée en haut de la première vire, en tête du puits « alsacien » (illisible sur ma topo) : ce n’est plus de l’eau, mais une belle cascade qui se situe entre nous et l’amarrage. Imaginez un rideau d’eau qui arrive d’en haut et prend pour cible et guide la corde. Nous regardons la montre : 2 h du matin. Nous avons prévu de prendre le chemin du retour à 3h. Il nous reste donc une 1 h. Nous sommes transis. Compte tenu des volumes d’eau que nous avons ici et du peu de temps qui nous reste, nous préférons déposer nos kits et prendre le chemin du retour. Nous sommes à la côte – 100 environ. Reporté sur la topo, nous avons presque couvert la moitié. En 2 h 30 et dans les pires conditions. A partir de cet endroit, il faudra donc environ 3 heures au prochain coup pour toucher le fond (avec la pose du 220).
La remontée se fera à un bon rythme. En double dans le P 30 ce qui nous fait arriver pratiquement ensemble à la base du puits d’entrée. On y découvre les 2 bidons étanches, posés sagement sur leur fonds. Comment Guy, Michel et Pierre-André ont-ils fait pour les y déposer ainsi ? Mystère.
Nous sortons sous un ciel totalement dégagé, plein d’étoiles. Plus de trace de brouillard. Quant au chemin qui s’était transformé en torrent à l’aller, il n’y a plus une trace d’eau quand nous l’empruntons pour attaquer la descente. Arrivée au parking à 4 heures. A 5 heures nous trainons dans les rues de Nice à la recherche d’un hypothétique café pour faire passer toute la flotte qu’on a pris sur la figure. A 6 h je suis dans le train. Comme d’hab, personne n’ose s’assoir à côté de moi : certains passagers doivent penser que j’ai une tête de bagnard. La dernière fois cela m’a d’ailleurs valu un contrôle d’identité à la gare de Nice.
A cela il faut ajouter la superbe performance réalisée par l’autre équipe. Je ne sais pas pour Pierre-André, mais Guy et Michel travaillaient tous deux samedi matin.
Quant à la suite, elle s’écrira en fonction de la météo, des envies et des possibilités des uns et des autres...
Georges
Date : Vendredi 18 Avril 2008
Participants : Gilles, Georges, Guy, PA et Michel
Vendredi soir, environ 22h30 sur le parking du Sans-Pascal... sous la pluie, dans une nuit sans Lune, partiellement sous le brouillard... 3 spéléos montèrent chargés comme des mules...
Il y a d'abord PA, qui réalise son Chemin de Croix : le groupe électrogène sur le dos (+/- 40 kg) ainsi qu'un bidon d'eau (5 litres) pour équilibrer sa charge... « Ta croix tu porteras ; râler tu ne diras mot » (verset méconnu de la Bible)
Il y a aussi le Baron, chargé comme pas possible avec plein de trucs improbables dans son sac (+/- 30 kg). Pour se protéger de la pluie, PA lui prêtera gentiment son poncho... troué !
Et moi enfin, avec un jerrican d'eau et un gros bidon de pistaches... sans les pistaches (+/- 30 kg)
Trois quarts d'heure de montée en faisant gaffe à ne pas glisser...
Arrivés sur place, Gilles et Georges nous rejoignirent et foncèrent tête baissée dans les entrailles du Sans-Pascal.
Pendant ce temps, nous partîmes tous trois entreposés notre matériel. Notre tâche faite, non sans mal (au propre comme au figuré), nous repartîmes rapidement à notre voiture... et à nos lits. Rentrés sur Nice à environ 1h30 du matin.
Michel