lundi 23 janvier 2012

Grotte émergence de Fontanil (Fugeret)

Date : 22 janvier 2012
Lieu : Le Fugeret (04)
Développement : +/- 130 mètres – Profondeur : + 9 m actuels.
Surface : Calcaire nummulitique, Marno calcaire crétacé.
Participants : Bernard, Fred « Spéléo-Magnan », Christian « Spéléo-Magnan »
TPST : Environ 2 heures

Le rendez-vous étant fixé à 10 heures, avec Fred, nous quittons Nice sur le coup de 8 heures.
Pas de problème notable sur la route, juste une voiture encadrée de pompiers, gendarmes et autre dépanneuse, à la suite de ce qui ressemble à un tête à queue.

Sur place à 9 heures 50mn, nous tirons la route jusqu'à Méaille. Le temps est très beau. Température très douce. Très peu de glace, route sèche.
Nous retournons au point de rendez-vous, ou nous attendons quelques minutes notre ami Bernard, qui passe devant nous sans stopper ! Nous le rejoignons à son stationnement.

Après les présentations et retrouvailles, nous nous dirigeons vers l’entrée de l’antre, ou nous percevons le bruit de l’eau qui coule en permanence. Je fais quelques photos du lieu, puis nous passons aux choses sérieuses !

Fred passe en avant pour se familiariser avec la grotte. Avec Bernard, nous prenons un petit peu plus de temps pour nous mettre en route.
Nous laissons, sur notre gauche, la partie fossile que nous visiterons au retour. Nous suivons la rivière avec un débit moyen. Puis nous passons un méandre confortable, et nous arrivons dans une galerie basse et boueuse, ou Bernard « trop grand » ne peut passer.

Je passe en premier dans la suite qui remonte de deux mètres approximativement, suivi de Fred qui reste un peu en arrière, pour me passer les matériels dont je pourrais avoir besoin.


Le passage est assez petit, pas plus gros que mon casque ; les lames de calcaires nous avantagent pour le travail, car nous arrivons à les retirer très facilement. Après une heure de travail, je passe le relais à Fred qui vient à bout d'une grosse plaque qui permet d'être plus confort. Nous faisons la chaîne à trois pour se passer les gravats des travaux qui vont bon train.

Au bout de 2 heures, nous avons progressé de plus de quatre mètres, le courant d'air est beaucoup plus violent et froid. En ressortant, je montre à Fred, le réseau fossile. Comme d'habitude avec Bernard, fidèle à lui-même, nous ne pouvons quitter la grotte sans avoir partagé une bière.

Fred regagne les voitures en prenant la rivière Vaïre afin de laver son matériel. Bernard et moi remontons sur la route en passant par le dessus de la grotte afin de voir s’il n'y aurait pas une suspicion d'entrée ! Recherche : néant.

Après nous être un petit peu restaurés aux voitures, nous laissons Bernard retourner sur Castellane.

Sur le retour, Fred me fait passer par la Vésubie afin de me montrer une résurgence intéressante.

Bonne journée de découverte et de partage dans un système plutôt prometteur, à poursuivre.

Christian

mercredi 18 janvier 2012

Retour au Sans-Pascal !

Date : Dimanche 15 janvier 2012
TPST : 10 h 30
Participants : Loïc, Renaud, Alex

On dit toujours que la deuxième fois est meilleure, et c’est vrai !
C’est parti pour un deuxième tour au Sans-Pascal pour moi. Objectif du jour : désob dans l’amont. Nous arrivons à l’entrée du trou aux alentours de 10 h, le temps pour nous de s’équiper et de grignoter un bout, nous attaquons le puits d’entrée à 10 h 30. La descente s’enchaîne bien,  je me cale sur le rythme de Loïc. Nous avançons à bon rythme et nous arrivons rapidement dans les belles galeries. Après une marche d’une quinzaine de minutes (à peu près, car la notion du temps est très vague sous terre et sans montre), nous arrivons au but.
 
Le travail commence, à coup de massette, de pointes… Sans aucun doute il y a quelque chose derrière, ça souffle vraiment, on entend même un bruit de turbine ! Mais ce n’est pas gagné, beaucoup de boulot nous attend pour pouvoir passer.
Renaud et Loïc m’initient au maniement du perfo, malheureusement la position n’est pas confortable et le boulot s’annonce plus dur que prévu ! Effectivement, une fois le passage assez large pour y passer la tête, nous voyons mieux ce qui nous attend : une chatière pas plus grosse que mon poing. Renaud décide de baptiser ce passage : « le passage du museau frais » (mettez-y votre tête pendant une minute et vous comprendrez mieux !!).
 
Après un long travail acharné, il est temps pour nous de commencer la remontée. Un passage bas a également était baptisé (celui après le dernier puits, avant les galeries) : « le passage de la tartine », car comme son nom l’indique c’est pire que la Tartinette !! Renaud et Loïc se calent sur mon rythme pour la remontée, la sortie de certains puits reste très pénible et le croll me fait quelques blagues, mais dans l’ensemble ça reste plus « digeste » que la première fois… Nous faisons une pause au camp, le temps de boire un petit café, manger et nettoyer un peu le matos de remontée. Cela m’a permis de faire le plein d’énergie avant d’attaquer la dernière partie.
 
La sortie du trou se fait de nuit, et oui il est 21 h ! On ne se rend pas vraiment compte du temps passé sous terre. Pour info, Renaud a remplacé la corde tonché. Retour à Nice à 23 h
 
Bilan : comme dit Loïc « mes mains ont fait de la première ! »
 
Prochaine étape : le nettoyage du matos (eh oui c’est aussi une épreuve !!).
 
Alex

dimanche 1 janvier 2012

Réveillon de la nouvelle année à Tende

Date : en fin et en début d'année
Participants : Anaïs, Agathe, Maëlle, Laetitia, Nicolas, Gilles, Cyril et Michel

Le réveillon de la nouvelle année à Tende. Un récit court, il y aurait trop de choses à raconter...
Arrivé vendredi soir pour Anaïs, Nico et moi-même en début de soirée. Pas de neige, mais du reblochon corse. On compense comme on peut. Soirée passée au coin du feu... il fait froid !
Lendemain matin, arrivé de Maëlle, Agathe, Cyril et Gilles. Randonnée au dessus de Castérino. Toujours pas de neige. À l'est, le Margua en est presque totalement dépourvu...
Le soir, réveillon (au coin du feu) avec des gnocchis (maison) et de la daube (maison). Dessert, une fondue au chocolat. L'occasion pour tout le monde de réveiller des instincts très primitifs. Le chocolat à ses accros. Plus tard dans la soirée, Laetitia débarque parmi nous.
Nuit trop courte pour tout le monde. La randonnée du jour devait être longue. Changement de plan. Petite rando en direction de La Brigue puis retour par un autre chemin.
Fin du week-end. On remet ça ?

Les photos ci-dessous sont classées par ordre chronologique : de Castérino pour les premières à La Brigue pour les dernières. Les photos de Nico suivront plus tard.


Michel

vendredi 23 décembre 2011

Baume des Caranques

Après les photos de Nico et Alex, celles de Christian ! Toujours dans la Baume des Caranques.

dimanche 18 décembre 2011

Un sapin de Noël sous terre

Date : de vendredi 16 décembre à dimanche 18 décembre 2011
Lieu : Andon, la Moulière (06)

Participants :

  • Anaïs, Nicolas (ASBTP), Laetitia, Cyril, Paul et Michel (Spéléomagnan) pour l'organisation « Un sapin sous terre » ;
  • Sidonie, Gérard, Gilles, Guy pour la surprise ;
  • Agathe (Sophitaupe) et Jodie (invitée) pour la surprise aussi ;
  • Brigitte pour l'intendance et la complicité dans l'organisation !

TPST :


  • vendredi 16 : 4 heures ;
  • samedi 17 : 5 heures environ.

Noël sous terre par speleomagnan

Préambule

Il était une fois, 4 fous furieux qui montèrent une blague légendaire parmi les Magnans. Laetitia, Petit Fred, Bruno et Christian décidèrent de fabriquer de toutes pièces un bar dans la grotte des Caranques. Le lendemain de leur lourde opération, une autre équipe Magnan, innocente de ce qui se tramait ici-bas eu la bonne surprise de découvrir un véritable bar avec force porcelaines, petit four et tenue de soirée dans un passage improbable. Cette opération menée dans le plus grand secret acquit au fil des ans une grande réputation dans notre club. Une telle blague se devait un jour d'être remise au goût du jour. Ce fut par un froid week-end de décembre 2011.


Introduction aux conneries


Novembre 2011. Laetitia et moi-même (Michel) organisons une journée Halloween dans la grotte de la Mescla. Devant ce succès, nous décidons tous les deux de frapper plus fort. Mais que faire ? Un sapin de Noël sous terre ? En voilà une idée bien débile ? L'idée nous trottait dans la tête de chacun de nous deux depuis longtemps.

Décembre 2011, nous décidons de mettre en pratique notre idée. Nous imaginons force scénarios pour finalement retenir l'idée d'un sapin de Noël avec boules et guirlandes sous terre. C'est incongru, improbable, surprenant... et surtout, l'idée peut facilement dégénérer de manière totalement incontrôlable ! Bref, ça nous plaît. Une bonne idée est avant tout un plan susceptible d'être foireux ! Si ça marche, tant mieux on en rigolera ; et si ça foire complètement, on en rigolera d'autant plus.

Les complices

Il nous faut cependant des complices. FX est la première personne intéressée aux affaires. Malheureusement, faute d'un emploi du temps surchargé, il ne pourra se joindre à nous.
Nous pensons aussi à Petit Fred, Bruno ou Christian. Mais chacun d'eux ayant beaucoup d'affaires prenantes ou d'obligations parentales, nous ne préférons pas les mettre dans le secret. Ce sera une totale nouvelle équipe.

De Les responsables de l'opération !

Paul est la personne idéale comme complice. De la ressource en logistique et de l'idée. Il part évidemment dans notre opération.
Trois personnes ne suffisant pas, nous mettrons aussi Anaïs et Nicolas dans le coup. Le club Magnan ne sera pas le seul à se griller, l'ASBTP aussi !

Enfin, Brigitte est naturellement mise dans le secret. Traditionnellement, une grosse partie du club se retrouve à ripailler dans le chalet de Gérard et Brigitte au moment de Noël. Ce la sera le moment idéal.

Exception faite de Brigitte et de FX, nous sommes donc 6 pour l'organisation sous terre : Laetitia, Anaïs, Paul, Nicolas, Cyril et moi-même. Nous pensons comme cavité idéale à l'aven de l'Ollivier. Sauf que...

Comment compliquer une simple affaire

Comment compliquer une simple affaire ? En laissant à Gilles et Gérard le soin de choisir l'exploration du week-end au lieu de nous-mêmes !
Jeudi soir, deux semaines avant le jour J. Le club choisit de faire le réseau Sécu-Glacière ! Aie aie aie ! Tout se complique d'un coup ! Comment descendre un sapin dans l'aven de la Glacière ? Avec son puits chatière ? Pour mesurer la faisabilité, Anaïs et Nico partent en mission de reconnaissance dans ce réseau le dimanche qui suit. Verdict, on peut le faire. Le sapin devra descendre (et remonter) par le Trou de la Sécu. Nous installerons notre comédie dans la galerie entre les deux cavités, Trou de la Sécu et Aven de la Glacière.

Ainsi est le plan. En accord avec Brigitte, nous monterons à la Moulière le vendredi après-midi pour descendre en secret le sapin et le décorer. L'équipe passera la soirée au chalet avant de (re)-descendre le lendemain pour faire la surprise.

Jeudi 15 décembre

La réunion du club à Magnan. Paul et moi sommes seuls au local. Nous peaufinons quelques détails. Je monterai avec Anaïs et Nico le lendemain matin. Laetitia et Cyril dans la journée. Paul nous rejoindra après son travail.

J'ai déjà les boules de Noël, 36 de couleur or ainsi que les guirlandes, 2 fois 4m, toujours de couleur or. Laetitia tient absolument à descendre une bouteille de cidre et du foie gras pour des toasts ! Nous laissons de côté les guirlandes électriques (sur batteries), trop compliqué.

De Le sapin dans le Trou de la Sécu

Avec Paul, nous commençons le making-of de notre idée. Puis, après le départ de tout le monde, nous rangeons les boules et les guirlandes dans des bidons étanches. Entre temps, tout le club prépare les kits de cordes pour l'exploration sous terre. Il nous faut le kit de corde pour le Trou de la Sécu. Paul lance un prétexte bidon pour obtenir ledit kit.

Un dernier détail reste à régler : personne ne doit venir nous rejoindre le vendredi. Pour ce faire, les complices donnent rendez-vous — comme tout le monde — le samedi matin, devant le parking de la Glacière. Dans la journée du vendredi, nous annoncerons au reste du club que nous montons à la Moulière pour passer la soirée au chalet. Pris au dépourvu, personne ne pourra nous suivre !

Les spéléos que nous prendrons par surprise seront : Sidonie, Gérard, Guy et Gilles pour les Magnans. Grâce à Gilles, Agathe et Jodie seront aussi de la partie. Très bien, en plus de Magnan et de l'ASBTP, il y aura les Sophitaupes au programme !

Vendredi 16 décembre

Il nous manque l'essentiel : le sapin. Je retrouve Anaïs et Nico vendredi matin. Après quelques courses, nous achetons le sapin ensemble. Un sapin d'un peu plus de i1 de haut une fois sorti de son filet. Comme prévu, Laetitia, Cyril et Paul nous rejoindront plus tard dans la journée.

Départ pour la Moulière, parking de la Glacière, devant le Trou de la Sécu. Il fait froid et il pleut !!! Devant la voiture, profusion de kits à descendre. Nous sommes trois. Début du désespoir... mais quelle idée à la con !
Finalement, nous avons un kit-sapin, un kit-boules et un kit de cordes. Ouf, ça ira !

Anaïs part en tête pour équiper le trou. Nico la suit avec le sapin et je ferme la marche avec le reste de la décoration. La descente jusqu'en bas du dernier grand puits de 40m se fera sans mal. Déplacer le kit-sapin sans l'abîmer aura était le plus difficile (Anaïs et Nico veulent le récupérer pour chez eux !).
Heureusement d'ailleurs que la descente du sapin se passa sans heurts : déclencher un spéléo-secours avec un vrai sapin comme cause première d'obstruction... Renaud ne nous aurait plus jamais adressé la parole !

Nous partons à la recherche d'un bon endroit. Anaïs me montre les lieux possibles. Première option, directement en bas du dernier puits. Seconde option, à quelques mètres de la jonction avec l'aven de la Glacière. Troisième option, entre les deux. Nous choisissons la troisième option, la plus confortable.



Commence alors le montage du sapin et de sa décoration. Je place avec Anaïs les petits fils aux boules, pendant que Nico place une guirlande et les boules donc. Comme il nous reste un peu de décoration, Anaïs monte une guirlande-main courante sur le chemin tout en plaçant ici et là quelques boules de Noël sur des concrétions. Le temps de faire quelques photos et nous repartons... pas bien loin ! Laetitia et Cyril nous rejoignent rapidement ! Encore quelques photos, nous plaçons le foie gras et les toasts et nous repartons vers la surface... pour rejoindre Paul ! Venu trop tard, il verra le sapin le lendemain.

Dernier détail : en plus de faire froid et nuit, il neige ! Et le vent (froid) souffle fort ! Heureusement, Gérard et Brigitte débarquent précisément à leur chalet à ce moment-là. Nous courrons nous réfugier au chaud. Comme prévu préalablement, nous lançons un bobard à Gérard : nous avons fait aujourd'hui l'aven du Vigneron ! Comme nous le connaissons tous, nous n’avons aucun mal à donner force détails !

Après un énorme plat de pâtes et de quelques digestifs, il est l'heure de dormir. Demain, c'est le jour J !

Samedi 17 décembre

Rappelons cet adage : un bon plan est un plan qui foire... par les autres ! Félicitations à Gilles et Guy pour l'heure de retard ! En effet, Guy voulait absolument montrer à Gilles l'emplacement de la grotte de l'Oeil qui est sur le chemin ! Après que Gilles se soit trompé de route puis après que Guy cherche l'entrée de la grotte de l'Oeil... il arrivèrent, tous les deux avec Sidonie avec une heure de retard au chalet !
Et Agathe et Jodie ? Ne connaissant pas le chalet, elles ont attendu elles aussi pendant une heure ! Sur le parking de la Glacière ! Pleine forêt, froid, vent... que du bonheur !

Nous voilà enfin tous réunis. Les complices doivent impérativement descendre tous ensemble par le Trou de la Sécu. Tous les autres doivent passer par l'aven de la Glacière. Nous lançons un faux prétexte « il faut qu'on se rejoigne dans la Sécu parce qu'on n’a pas la corde pour passer dans le puits... ». Certains trouvent cet argument bizarre, mais ne disent mot. Tant mieux.
Malheureusement, Laetitia ne nous accompagnera pas sous terre, mais nous rejoindra dans la soirée, tardivement.

Un peu plus tard, sur le parking de la Glacière, entre l'entrée des deux cavités. Personne ne sait bien sûr que le Trou de la Sécu est déjà équipé, nous faisons mine de prendre un kit rempli de bidons vides pour prétexter l'équipement de la cavité.
Les deux équipes une fois séparées, les complices descendent tous rapidement dans la galerie du sapin de Noël. Il faut faire vite, nous avons encore un peu de décoration à faire.

Arrivés sur les lieux, nous disposons quelques bougies (loin du sapin !) et sur le chemin menant à la Glacière. Puis, nous nous cachons, silencieusement, en prêtant attention au moindre bruit... Le caméscope est prêt à filmer.



Agathe, Jodie et Gilles furent les premiers à arriver sur place. Comme prévu, ils virent les bougies en premier. Surprise, incrédulité... Gilles comprend rapidement ce qui se trame. Il faut attendre le reste de l'équipe pour découvrir la suite. Il part, seul, rejoindre Gérard, Guy et Sidonie pour les presser un peu sans rien leur dire. Bien joué Gilles !
Pendant ce temps, les deux filles continuent à découvrir le reste de la mise en scène. Toujours tous tapis dans le noir (et toujours en train de filmer la scène !), Anaïs les invite à rejoindre à notre planque. Gilles revient rapidement tout seul. Lui aussi découvre le sapin et lui aussi et invité à rejoindre notre planque.

Reste Sidonie, Gérard et Guy. Gérard est le premier à venir. Tout seul. Un magnifique cri de réaction, suivi d'un autre et d'un autre encore au fur et à mesure qu'il découvrait notre comédie. Toujours cachés dans le noir, nous lui chantons « Petit papa Noël » ! Il est lui aussi invité à nous rejoindre dans notre cachette.

Guy et Sidonie furent les derniers. Même sons d'exclamations et même chanson d’accueil ! Finalement tous réuni, nous sortons tous de notre planque, à la lumière de nos lampes.
Discussion, rigolade, explications, oui, on est des dingues... L'exploration prend rapidement le dessus sur le foie gras ! Direction la Galerie des Lacs, nous prendrons le foie gras après.



Épilogue

Une fois l'apéro pris sous terre, tout le monde participa au démontage de la décoration. Le sapin prit de nouveau le chemin des puits du Trou de la Sécu. Changement d'équipe toutefois.
Gérard, Sidonie, Jodie, Agathe, Paul, Gilles et moi-même partîmes avec le kit-sapin et le kit-boules.
Pendant ce temps, Guy, Anaïs, Nico et Cyril partirent pour l'aven de la Glacière.
Nous nous rejoignîmes tous ensemble presque au même moment à la surface.



Le reste ? Une soirée typique au chalet de la Moulière. Entre un festin copieusement arrosé entre deux histoires anciennes de Gérard et de Guy, les habitués savent de quoi je parle...

Michel

P.-S. Un autre plan est en cours d'idée. Ça viendra un jour, dans un mois un an ou dix ans, dans telle ou telle cavité, mais toujours de manière le plus inattendue possible. Inutile de demander le comment de cette idée, on changera de plan de toute façon !

Un sapin de Noël sous terre (vu par les Sophi-Taupes)

Date : Samedi 17 décembre 2011
TPST : 6 h

Participants équipe Glacière :
Sidonie, Gérard, Guy, Gilles (Spéléomagnan)
Jodie (Invitée)
Agathe (Taupe)

Participants équipe Sécu :
Anaïs, Nicolas (ASBTP)
Cyril, Paul, Michel (Spéléomagnan)

Nous voilà au point de rendez-vous, sur le parking de la Moulière avec Jodie. Nous attendons, attendons et attendons encore Gilles qui devait nous retrouver sur ce parking… Enfin je crois ? Je commence à douter après 45 min d'attente. Je sais qu’il est souvent en retard, mais là ?

Presque une heure plus tard, une voiture arrive enfin, c’est lui. Il nous expliquera que Gérard voulait absolument lui montrer l’entrée d’une cavité sur la route, et qu’ils ont du crapahuté pour ça. Bref, ce n’est pas un souci nous avons bien papoté avec Jodie dans la voiture, à se geler quand même avec le vent violent qui soufflait. Avant d’aller sous terre, nous faisons un détour par le chalet chaleureux tout en bois de Brigitte et Gérard, et à notre grand bonheur le poêle nous réchauffe à une grande vitesse, à tel point que l’envie de ressortir n’est plus là, mais bon nous sommes là pour aller sous terre, alors… C’est parti !

Nous nous équipons avec le vent glacial, et je ne tarde pas à chopper l’onglet, l’hiver est là ! Enfin…
Notre équipe descend dans la glacière que j’ai faite il y a un an, je me souviens au fur et à mesure de ma progression de cette belle cavité, deux chauves-souris sont là pour encore plus m’égayer. Ça fait du bien de revenir sous terre après presque deux mois !

Petit puits bien étroit qui m’avait posé problème à la remontée il y a un an. Ouf, on ne repassera pas par là !!:-)
Nous voilà arrivés dans un magnifique puits avec un pont de singe en plein milieu que nous prendrons pour jonctionner dans la Sécu. Arrivés de l’autre côté, Gilles content, aperçoit des bougies… étrange ? Il nous propose d’attendre là le reste du groupe. Après un instant il va les chercher et avec Jodie nous restons devant ce joli chemin illuminé de bougies. (Cela me rappelle le repas fait dans la Mescla avant mon départ en Nouvelle-Zélande, Nath et Paul avaient illuminé la grande salle où l’on avait mangé… bon souvenir !).

Après un instant assissent là toutes les deux, notre curiosité nous pousse à suivre ce chemin illuminé, s’ensuit la découverte d’une longue guirlande puis à notre grande surprise… un sapin de noël posé là au milieu avec des boules de Noël, du foie gras au pied du sapin accompagné de cidre. C’est énorme ! Nous sommes comme deux petites filles qui viennent de découvrir un trésor !!!
On comprend que c’est l’autre équipe qui a préparé cette belle mise en scène… on les retrouve dernière et les rejoignons pour se cacher avec eux et refaire la surprise aux autres. Cela marche très bien, tout le monde pousse des cris d’étonnement et de joies !!!

Nous continuons jusqu’à la galerie des lacs (magnifique !), avant de festoyer les toasts de foie gras accompagné de cidre et pour finir un gros toblerone !! Hum.

Après que l’autre équipe nous raconte toute leur mise en scène avec une longue préparation depuis plusieurs jours, nous reprenons notre route pour finir la traversée. Je me charge de déséquiper les puits avec l’aide de Gilles pour enkiter la corde de 90m. Nous prenons notre temps et discutons pleinement à tel point que les autres qui nous attendent dehors commencent un peu à s’inquiéter et surtout à se cailler !!

Sortie de la cavité avec le coucher de soleil, lumière rouge sur l’horizon, l’atmosphère est assainie par le vent violent laissant paraître une visibilité parfaite. Beau souvenir pour ma première traversée !
Le chalet est là pour nous réchauffer avant de repartir avec Jodie, les autres continueront de festoyer jusqu’au petit matin.

Merci aux Magnans et à l'ASPTP pour cette belle grande surprise !! Les Taupes doivent rivaliser à ça nous ont-ils dit… eu ça va être dure… mais bon, c’est un beau challenge !

Agathe

Commission jeune, spéléo en Ardèche

Date : samedi 17 et dimanche 18 décembre 2011

Voici une petite sortie de la FFS, hors club magnan, que je vais essayer de résumer en faisant au plus court, j’y ai participé en me lançant à la dernière minute dans cette aventure qui réunit pleins de jeunes et moins jeunes spéléos de toutes les régions de France…

Participantes : Mary-Annick (de l’ASBTP) avec qui j’ai fait le covoiturage et moi Celia (unique représentante du club SpéléoMagnan)

Après 5 h 30 de route au total (en ne trouvant pas la route du premier coup, pour être digne du club magnan), après être passé de village en village, des routes barrées, des chemins escarpés, des ronds-points sans indications… nous arrivons enfin à Vallon Pont d’Arc, en force, seules représentantes de la communauté spéléo de Nice et sa région. Les gens arrivèrent au compte-gouttes, venant de toute région (du Lot, de Marseille, de Charente-Maritime, d’Isère, de Savoie, de Lorraine, et même du Nord…) au fur et à mesure que la nuit avançait… Première nuit en dortoir, avec 12 personnes assoiffées de spéléos, c’était marrant ! Réveil à 8 h pour une première journée spéléo : Il y’avait le choix entre 3 grottes : grotte Grégoire-Les fées, Event sup de la Foussoubie ou Grotte de St Marcel-Despeysse…

Samedi, j’ai choisi pour cette première journée la grotte de Grégoire les fées, qui s’effectue en 4 h à peu près : grotte très sympa que j’ai apprécié par la diversité du parcours rencontré, et qui permet de réviser, pour ma part, toutes les techniques. En effet, il y’avait de tout : des puits larges jusqu’à 35 m, des puits étroits, des étroitures, des remontées sur cordes, de l’escalade, de la désescalade, j’ai même fait une initiation au pendule, que j’ai raté et qui a fini en une conversion improvisée… (un peu stressant, quand c’est la première fois que tu en fais une…)… Après une petite remontée en escalade au début puis sur la corde dans un deuxième temps (et oui j’ai été têtue, on m’a laissé le choix entre l’escalade ou la remontée sur corde, j’ai choisi de grimper, mais je me suis vite aperçu que je pouvais moins me fatiguer à tirer sur les bras et les jambes et utiliser le principe de la remontée sur corde… Il faut bien se mettre dans la tête que la spéléo c’est un sport de fainéant… ). C’est après ces efforts que nous avons mangé entre deux boyaux de la grotte (un pique-nique bien amélioré avec le réchaud, les couverts, le café ou le thé, le foie gras… Bref un repas frugal et royal). Nous avons ensuite continué à travers divers boyaux, quelques étroitures sympas où il fallait ramper, pour arriver dans « l’anus » (je vous laisse imaginer comment est fait ce boyau). Puis nous remontâmes par d’autres galeries qu’ils auraient pu appeler l’intestin, puis l’estomac, pour rester dans le thème… et nous finirent par une traversée entre deux « falaises », au-dessus d’un lac, par une sorte de via ferrata souterraine… À la sortie, une grande salle, où l’on a pu observer des chauves-souris de diverses tailles, puis nous avons regagné le village par une petite ballade sympathique qui longe l’Ardèche… puis ensuite nous sommes rentrés au chalet à Vallon Pont d’Arc.
En pleine nuit, après avoir bien mangé et surtout bien bu, certains sont partis en expé à la grotte Foussoubie, qui est très courte à faire, mais auquel l’on doit se mouiller à la fin. C’était pour leur challenge de faire les 3 grottes proposées sur les deux jours.

Le lendemain, je suis parti faire une partie de la grotte St Marcel, sans faire toute la traversée avec celle de Despeysse, car nous devions finir assez tôt, entre ceux qui ont beaucoup de route et ceux qui ont un train à prendre… Mary-Annick voulant rentrer tôt, je me suis donc mis avec des gens qui doivent impérativement finir tôt aussi. J’ai donc découvert tranquillement l’entrée de la grotte St Marcel : un énorme boulevard, ouvert aussi à la visite ! Puis nous avons marché dans les galeries. C’était une rando dans une grotte, car tout était grand, il n’y avait pas trop besoin de matos. On est passé dans quelques étroitures, vu diverses et variées concrétions, ainsi que pleins de minuscules petits cristaux incrustés dans la roche, qui brillent comme des étoiles…

Puis le retour en voiture jusqu’à Nice, se fera tranquillement, en seulement 3 h 30 de route au lieu de 5 h à l’aller. De belles rencontres, de beaux paysages, du sport, voilèrent pour résumer ce week-end qui fut très sympathique, et qui m’a permis de revoir toutes les techniques de base.

Célia