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lundi 6 mars 2017

Aven de la glacière


Sortie du 4 mars 2017
TPST : 5h30
Participants : Dgé, Alex, Denwal, Sybil



Nous avions tous envie de nous dégourdir les jambes en cavité, Alex a donc proposé la sortie de la glacière…Rendez-vous à 8h au club. Nous rejoignons donc Alex et Dgé avec Denwal...il pleut très fort ce matin. Nous préparons les affaires, et nous partons direction la moulière.

Avant de rentrer dans l'aven, nous nous sommes arrêtés au chalet de Dgé, situé juste à côté, afin de boire un petit café chaud gentiment concocté par Dgé. J'étais très contente, car je n'avais jamais vu le légendaire chalet ! Très chaleureux, accueillant, propices aux méditations et aux soirées d'hiver que l'on devine chaudes et animées. Nous mangeons tous un peu, puis nous reprenons la route.
Il y a de la neige tout autour, mais la progression en voiture se fait sans encombre jusqu'au trou... Cependant, il fait terriblement froid ! (Quel contraste avec la semaine dernière où il faisait si chaud et où nous sentions vraiment le printemps). Nous nous changeons le plus rapidement possible, et nous parvenons à l'entrée de la glacière, entourée de neige et nous-mêmes à moitié gelés.

L'entrée de la cavité est absolument magnifique. Très glissante à cause de la neige, mais sublime avec sa mousse verte parsemée de blanc et ses rivières de glace contre les parois, très impressionnantes, dans l'entrée. Nous progressons sans encombre jusqu'à la petite étroiture avant le ressaut de 4-5 mètres. Devant l'entrée du premier méandre, une immense stalactite de glace se trouve juste devant l'entrée, comme un gardien incongru et semble sortir du sol on ne sait comment. Denwal et Dgé ont dû le déplacer (pas facile, étant donné l 'envergure de la colonne qui devait m'arriver à la poitrine) de peur que celle-ci bouche l'entrée ou nous tombe dessus si d'aventure il lui arrivait de fondre. Nous continuons ensuite notre chemin.

Les passages se font tranquillement pour ma part. Je passe étroitures et méandres sans trop de difficultés (et j'ai toujours une petite pensée pour Paul qui m'a toujours dit « réfléchis avant de passer une étroiture » et « pense 3D ». Grâce à ses conseils avisés, je m'en sors toujours sans vraiment forcer). Idem pour les ressauts, jusqu'au puit chatière. Descente de celui-ci, ensuite l'autre. Tout se fait sans difficultés (mais je progresse aussi sous l'œil bienveillant de Dgé). Arrivée au grand puit, je m'équipe et me lance...le puit est magnifique. Assez impressionnant... (Même si je suis descendue dans le grand P.70 la semaine dernière, je tremblouillone). Je descends doucement. Alex et Denwal attendent patiemment dans le « salon ». La cavité est humide, et il me pleut dessus pendant la descente. Puis Dgé nous rejoint.

A l'entrée du prochain puit, nous constatons tous qu'il y a beaucoup d'eau. De crainte de fonte, de crue ou de pluie trop mouillante, nous décidons de monter jusqu'au câble, et de faire la galerie des lacs.

Premier passage difficile pour moi : j'ai horreur des vires. Mais Alex et Dgé sont patients. Alex m'attend au bout, ce qui me rassure. J'avance doucement en me concentrant sur mes mouvements pour ne pas trop mouliner. Je suis suivie par Dgé et Denwal, beaucoup plus rapides.

Nous progressons dans les méandres qui constituent la galerie afin de voir « le trou de la sécu » avant de se diriger vers les lacs. Ceux-ci sont très jolis, un peu boueux, la calcite de la roche est très variable, râpeuse, inégale et biscornue, comme des récifs effilés proliférant. J'ai vraiment l'impression de traverser « les entrailles » de la terre. Il faut grimper, se hisser, se glisser dans les boyaux et les étroitures...le paysage est très labyrinthique, offre de faux multiples passages, et s'ouvre sur de nombreuses artères. Il ne faut donc pas s'égarer ! Le puit (« trou de la sécu ») est très impressionnant. Très lisse, en contraste avec les méandres traversés. La calcite est très ronde, et on dirait que des coulées de boue ont coloré le trou et façonné la roche. Nous nous arrêtons un peu. Denwal reprends des forces avec une pizza, et Dgé me raconte alors son fameux « tullax ». J'ai marché comme une gamine de cinq ans, et j'ai évidemment crié, ce qui a beaucoup amusé Alex et Dgé.
Retour pour la galerie des lacs, nous suivons Dgé dans les méandres. Nous arrivons face à une étroiture assez délicate et en hauteur…. Nous passons tous avec difficulté et avec renfort de tortillements et de grognements. Mais les efforts valent le coup car nous arrivons aux lacs. Le premier est assez profond pour que nous ne le traversions pas (par flemmatite et peur de la froidure) Alex tente donc d'aller dans la seconde salle en escaladant horizontalement le bord...et arrive sans encombre dans l'autre chambre à gauche. Dgé, convaincu, le suit...à mon tour. Ce n'est pas évident de trouver des prises. Il faut de la force pour rester collé à la paroi et garder un bon équilibre dans une position peu évidente. Mais je passe avec quelques acrobaties sans tomber à la renverse. Nous arrivons dans une autre grande salle, très belle, avec un petit lac qui se jette dans un gouffre. La hauteur n'est pas très importante, mais nous n'avons pas de corde et il est trop dangereux de descendre. Au loin, nous pouvons distinguer une alcôve où se cache un autre lac. C'est très beau et majestueux. Nous contemplons cela quelques instants, mais il ne faut pas tarder, car il fait froid (et avec Alex nous sommes trempés). Il faut longer la paroi à nouveau. Alex, Dgé et Denwal réussissent cela très bien, mais bien entendu, je ne prends pas assez d'élan avec pour atteindre la rive d'en face, rate de quelques centimètres le bord et me retrouve la jambe dans l'eau…. ! Dgé a beaucoup rit. Il n'était « pas déçu d'être venu ». Dixit.

Le retour se fait plus rapidement qu'a l'allée (sauf l'étroiture en hauteur, passée magistralement par Denwal, tandis qu'Alex est resté immobile à cause d'un fou-rire quand il s'est coincé, la tête en bas les jambes en l'air).

Les puits se remontent facilement, même le puit chatière...Mais pour sortir de ce puit, quelle galère… j'ai bien cru me retrouver coincée comme un truc coincé. J'ai dû donc insulter à nouveau mon kit (qui n'étais pourtant pas bien lourd). Je pense même avoir un peu choqué Dgé qui m'a trouvé très vulgaire. (Pardon Dgé). Les passages d'étroitures sont plus difficiles au retour qu'à l'aller, et j'ai eu quelques moments assez délicats.

Parvenue enfin à l'entrée / sortie de la cavité, le tableau est superbe. Un grand silence, saupoudré de petites taches blanches...il neigeait ! La blancheur et le tourbillon des flocons ont donné à cette fin de sortie une tournure absolument magique et somptueuse. Quel délice de gravir ce paysage immaculé dans la douceur de la neige. Sous la neige, des branches parsemées de stalactites et stalagmites de glaces, transparentes et opalines, la mousse et les feuilles gelées. La pluie de flocons silencieux qui tombent doucement. La remontée fut magique. Le silence et le calme, sans âme qui vive, ont donné un charme particulier à cette sortie. J'ai passé du temps sous la neige (après les méandres, je ne sentais pas le froid) avant de me changer. Puis nous avons attendus le retour d'Alex et Denwal (qui déséquipait) bien au chaud en mangeant des gâteaux avec Dgé et en contemplant la neige tomber.



Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié cette sortie. Dgé m'a beaucoup amusé, et c'était, comme d'habitude, un grand plaisir de progresser avec Denwal et Alex (qui sont très patients avec moi !)

Sybil

   


jeudi 30 août 2012

Aven de la Glacière à la Moulière


CR week end du 11 et 12 aout

Participants : Gilles, Alex, Audrey, Laetitia, Aline.

TPST : 7 à 8 h

 
En route pour un week end palpitant ! Rendez-vous donné à 8h au club, mais c’est sans compter la soirée de la veille pour être à l’heure au RDV. 8h15 pour moi, 8h25 pour Gilles et 8h40 pour Laet ! Aline et Audrey étant du coté de Castellane, nous rejoignent directement sur place.

Nous préparons donc le matos au club pour rééquiper la glacière (et oui encore !). Mais cette fois ci nous avons des invitées peu ordinaires qui se sont joint à nous ! L’objectif du jour étant de remonté un kit de cordes laissé au fond… Pour ceux qui souhaitent arrêter la lecture de ce compte rendu maintenant sachez que cet objectif fût atteint !

Nous partons du club pas avant 9h30, car Mlle Laetitia doit faire le plein avant de partir. Une fois lancé, voilà que la clio tombe en panne à Roquefort les Pins. Bon ça commence bien ! Nous poussons la voiture sur un petit parking et transférons le matos dans la voiture de Gillou. Le retard s’accumule, mais ce n’est pas grave car les filles le sont aussi ! Nous repartons de plus belle, petite pause sandwiches et nous arrivons vers 11h45 sur le parking de la glacière, les filles ne sont toujours pas là.

Nous mangeons tranquillement, toujours pas d’Audrey et Aline en vue… Le téléphone sonne, elles sont perdues ! Grace au sens de l’orientation aiguisé de Gilles et surtout à la carte, il les oriente à travers les montagnes. Pendant ce temps je pars équiper la cavité, j’embarque les 2 kits de cordes et je descends jusqu’au second pont de singe. Une fois équipé, je décide de remonter pour voir où ils en sont. C’est sous un tonnerre de rigolades et de blagues douteuses que je les rejoints au niveau du premier ressaut à l’entrée du trou. Bizarre, pour une fois ce ne sont pas les mecs mais les filles qui s’adonnent à ce genre d’activités, mais que ce passe t’il… Je suis accueilli par la douce et mélodieuse voix de laeti suivi par un doux câlin de boue d’Audrey. Aline, quant à elle reste surprise par le fait que quelqu’un arrive par le bas, « Salut, moi c’est Alex l’homme des cavernes »… Je devais être beau avec ma barbe de cinq jours et la boue collée soigneusement par Audrey. Une fois les retrouvailles terminées, je passe devant pour ouvrir la marche. Descente du puits chatière, puis du premier grand puits, une première pour notre nouvelle amie Aline qui n’a jamais fait de spéléo, mais sa carrière et son mental de militaire l’aidera beaucoup dans notre aventure. En bas du puits, Gilles montre à Aline la technique de remontée sur corde histoire de ne pas avoir de surprise au fond du trou. Cette dernière s’en sort à merveille.

Nous poursuivons notre chemin dans les méandres resserrés de la glacière, nous arrivons au « salon », petite pause réconfort et nous nous engageons à la recherche du « kit sacré », dans un méandre interminable pour certaines… Après de longues minutes de gémissements, de cris, de frottements, de rigolades et de fatigue nous arrivons la fin du tunnel… Audrey ne se sentant pas la force de continuer dans ce méandre biscornu, décide de rebrousser chemin. Je l’accompagne pour la guider. Pendant ce temps Gilles et ses équipières trouvent les kits et non le kit. Et oui va falloir se trimbaler un kit supplémentaire de cordes ! Nous remontons tranquillement le matériel vers la sortie, je déséquipe pendant que Gilles prête main-forte à Audrey durant sa remontée. La sortie se fait vers 20h30-21h. Bonne journée bien rempli, de bonnes courbatures pour certaine, une grosse envie de bière pour d’autres… Direction la maison d’Audrey à la Roque Esclapon pour terminer cette journée.

Fin de journée vous dites ??? Même pas en rêve, après un bon apéro et un sacré repas, Audrey motive les troupes pour aller faire une fête de village ! Après une courte hésitation nous suivons le pas. C’est donc sur la piste endiablé de Bargème (petit village Varois) que nous terminons finalement notre journée et débutons la suivante.

Que dire de la suivante (le dimanche donc), il était initialement prévu de faire du canyon. Vous imaginez bien évidement la grosse motivation de l’équipe après une journée de spéléo, d’apéro, de danse et de réveil à 12h30. Pas de canyon mais juste lavage de matos dans la fontaine du village, ça suffira pour aujourd’hui ! Et c’est ainsi que se termine ce petit week end. A refaire !

Alex

dimanche 18 décembre 2011

Un sapin de Noël sous terre

Date : de vendredi 16 décembre à dimanche 18 décembre 2011
Lieu : Andon, la Moulière (06)

Participants :

  • Anaïs, Nicolas (ASBTP), Laetitia, Cyril, Paul et Michel (Spéléomagnan) pour l'organisation « Un sapin sous terre » ;
  • Sidonie, Gérard, Gilles, Guy pour la surprise ;
  • Agathe (Sophitaupe) et Jodie (invitée) pour la surprise aussi ;
  • Brigitte pour l'intendance et la complicité dans l'organisation !

TPST :


  • vendredi 16 : 4 heures ;
  • samedi 17 : 5 heures environ.

Noël sous terre par speleomagnan

Préambule

Il était une fois, 4 fous furieux qui montèrent une blague légendaire parmi les Magnans. Laetitia, Petit Fred, Bruno et Christian décidèrent de fabriquer de toutes pièces un bar dans la grotte des Caranques. Le lendemain de leur lourde opération, une autre équipe Magnan, innocente de ce qui se tramait ici-bas eu la bonne surprise de découvrir un véritable bar avec force porcelaines, petit four et tenue de soirée dans un passage improbable. Cette opération menée dans le plus grand secret acquit au fil des ans une grande réputation dans notre club. Une telle blague se devait un jour d'être remise au goût du jour. Ce fut par un froid week-end de décembre 2011.


Introduction aux conneries


Novembre 2011. Laetitia et moi-même (Michel) organisons une journée Halloween dans la grotte de la Mescla. Devant ce succès, nous décidons tous les deux de frapper plus fort. Mais que faire ? Un sapin de Noël sous terre ? En voilà une idée bien débile ? L'idée nous trottait dans la tête de chacun de nous deux depuis longtemps.

Décembre 2011, nous décidons de mettre en pratique notre idée. Nous imaginons force scénarios pour finalement retenir l'idée d'un sapin de Noël avec boules et guirlandes sous terre. C'est incongru, improbable, surprenant... et surtout, l'idée peut facilement dégénérer de manière totalement incontrôlable ! Bref, ça nous plaît. Une bonne idée est avant tout un plan susceptible d'être foireux ! Si ça marche, tant mieux on en rigolera ; et si ça foire complètement, on en rigolera d'autant plus.

Les complices

Il nous faut cependant des complices. FX est la première personne intéressée aux affaires. Malheureusement, faute d'un emploi du temps surchargé, il ne pourra se joindre à nous.
Nous pensons aussi à Petit Fred, Bruno ou Christian. Mais chacun d'eux ayant beaucoup d'affaires prenantes ou d'obligations parentales, nous ne préférons pas les mettre dans le secret. Ce sera une totale nouvelle équipe.

De Les responsables de l'opération !

Paul est la personne idéale comme complice. De la ressource en logistique et de l'idée. Il part évidemment dans notre opération.
Trois personnes ne suffisant pas, nous mettrons aussi Anaïs et Nicolas dans le coup. Le club Magnan ne sera pas le seul à se griller, l'ASBTP aussi !

Enfin, Brigitte est naturellement mise dans le secret. Traditionnellement, une grosse partie du club se retrouve à ripailler dans le chalet de Gérard et Brigitte au moment de Noël. Ce la sera le moment idéal.

Exception faite de Brigitte et de FX, nous sommes donc 6 pour l'organisation sous terre : Laetitia, Anaïs, Paul, Nicolas, Cyril et moi-même. Nous pensons comme cavité idéale à l'aven de l'Ollivier. Sauf que...

Comment compliquer une simple affaire

Comment compliquer une simple affaire ? En laissant à Gilles et Gérard le soin de choisir l'exploration du week-end au lieu de nous-mêmes !
Jeudi soir, deux semaines avant le jour J. Le club choisit de faire le réseau Sécu-Glacière ! Aie aie aie ! Tout se complique d'un coup ! Comment descendre un sapin dans l'aven de la Glacière ? Avec son puits chatière ? Pour mesurer la faisabilité, Anaïs et Nico partent en mission de reconnaissance dans ce réseau le dimanche qui suit. Verdict, on peut le faire. Le sapin devra descendre (et remonter) par le Trou de la Sécu. Nous installerons notre comédie dans la galerie entre les deux cavités, Trou de la Sécu et Aven de la Glacière.

Ainsi est le plan. En accord avec Brigitte, nous monterons à la Moulière le vendredi après-midi pour descendre en secret le sapin et le décorer. L'équipe passera la soirée au chalet avant de (re)-descendre le lendemain pour faire la surprise.

Jeudi 15 décembre

La réunion du club à Magnan. Paul et moi sommes seuls au local. Nous peaufinons quelques détails. Je monterai avec Anaïs et Nico le lendemain matin. Laetitia et Cyril dans la journée. Paul nous rejoindra après son travail.

J'ai déjà les boules de Noël, 36 de couleur or ainsi que les guirlandes, 2 fois 4m, toujours de couleur or. Laetitia tient absolument à descendre une bouteille de cidre et du foie gras pour des toasts ! Nous laissons de côté les guirlandes électriques (sur batteries), trop compliqué.

De Le sapin dans le Trou de la Sécu

Avec Paul, nous commençons le making-of de notre idée. Puis, après le départ de tout le monde, nous rangeons les boules et les guirlandes dans des bidons étanches. Entre temps, tout le club prépare les kits de cordes pour l'exploration sous terre. Il nous faut le kit de corde pour le Trou de la Sécu. Paul lance un prétexte bidon pour obtenir ledit kit.

Un dernier détail reste à régler : personne ne doit venir nous rejoindre le vendredi. Pour ce faire, les complices donnent rendez-vous — comme tout le monde — le samedi matin, devant le parking de la Glacière. Dans la journée du vendredi, nous annoncerons au reste du club que nous montons à la Moulière pour passer la soirée au chalet. Pris au dépourvu, personne ne pourra nous suivre !

Les spéléos que nous prendrons par surprise seront : Sidonie, Gérard, Guy et Gilles pour les Magnans. Grâce à Gilles, Agathe et Jodie seront aussi de la partie. Très bien, en plus de Magnan et de l'ASBTP, il y aura les Sophitaupes au programme !

Vendredi 16 décembre

Il nous manque l'essentiel : le sapin. Je retrouve Anaïs et Nico vendredi matin. Après quelques courses, nous achetons le sapin ensemble. Un sapin d'un peu plus de i1 de haut une fois sorti de son filet. Comme prévu, Laetitia, Cyril et Paul nous rejoindront plus tard dans la journée.

Départ pour la Moulière, parking de la Glacière, devant le Trou de la Sécu. Il fait froid et il pleut !!! Devant la voiture, profusion de kits à descendre. Nous sommes trois. Début du désespoir... mais quelle idée à la con !
Finalement, nous avons un kit-sapin, un kit-boules et un kit de cordes. Ouf, ça ira !

Anaïs part en tête pour équiper le trou. Nico la suit avec le sapin et je ferme la marche avec le reste de la décoration. La descente jusqu'en bas du dernier grand puits de 40m se fera sans mal. Déplacer le kit-sapin sans l'abîmer aura était le plus difficile (Anaïs et Nico veulent le récupérer pour chez eux !).
Heureusement d'ailleurs que la descente du sapin se passa sans heurts : déclencher un spéléo-secours avec un vrai sapin comme cause première d'obstruction... Renaud ne nous aurait plus jamais adressé la parole !

Nous partons à la recherche d'un bon endroit. Anaïs me montre les lieux possibles. Première option, directement en bas du dernier puits. Seconde option, à quelques mètres de la jonction avec l'aven de la Glacière. Troisième option, entre les deux. Nous choisissons la troisième option, la plus confortable.



Commence alors le montage du sapin et de sa décoration. Je place avec Anaïs les petits fils aux boules, pendant que Nico place une guirlande et les boules donc. Comme il nous reste un peu de décoration, Anaïs monte une guirlande-main courante sur le chemin tout en plaçant ici et là quelques boules de Noël sur des concrétions. Le temps de faire quelques photos et nous repartons... pas bien loin ! Laetitia et Cyril nous rejoignent rapidement ! Encore quelques photos, nous plaçons le foie gras et les toasts et nous repartons vers la surface... pour rejoindre Paul ! Venu trop tard, il verra le sapin le lendemain.

Dernier détail : en plus de faire froid et nuit, il neige ! Et le vent (froid) souffle fort ! Heureusement, Gérard et Brigitte débarquent précisément à leur chalet à ce moment-là. Nous courrons nous réfugier au chaud. Comme prévu préalablement, nous lançons un bobard à Gérard : nous avons fait aujourd'hui l'aven du Vigneron ! Comme nous le connaissons tous, nous n’avons aucun mal à donner force détails !

Après un énorme plat de pâtes et de quelques digestifs, il est l'heure de dormir. Demain, c'est le jour J !

Samedi 17 décembre

Rappelons cet adage : un bon plan est un plan qui foire... par les autres ! Félicitations à Gilles et Guy pour l'heure de retard ! En effet, Guy voulait absolument montrer à Gilles l'emplacement de la grotte de l'Oeil qui est sur le chemin ! Après que Gilles se soit trompé de route puis après que Guy cherche l'entrée de la grotte de l'Oeil... il arrivèrent, tous les deux avec Sidonie avec une heure de retard au chalet !
Et Agathe et Jodie ? Ne connaissant pas le chalet, elles ont attendu elles aussi pendant une heure ! Sur le parking de la Glacière ! Pleine forêt, froid, vent... que du bonheur !

Nous voilà enfin tous réunis. Les complices doivent impérativement descendre tous ensemble par le Trou de la Sécu. Tous les autres doivent passer par l'aven de la Glacière. Nous lançons un faux prétexte « il faut qu'on se rejoigne dans la Sécu parce qu'on n’a pas la corde pour passer dans le puits... ». Certains trouvent cet argument bizarre, mais ne disent mot. Tant mieux.
Malheureusement, Laetitia ne nous accompagnera pas sous terre, mais nous rejoindra dans la soirée, tardivement.

Un peu plus tard, sur le parking de la Glacière, entre l'entrée des deux cavités. Personne ne sait bien sûr que le Trou de la Sécu est déjà équipé, nous faisons mine de prendre un kit rempli de bidons vides pour prétexter l'équipement de la cavité.
Les deux équipes une fois séparées, les complices descendent tous rapidement dans la galerie du sapin de Noël. Il faut faire vite, nous avons encore un peu de décoration à faire.

Arrivés sur les lieux, nous disposons quelques bougies (loin du sapin !) et sur le chemin menant à la Glacière. Puis, nous nous cachons, silencieusement, en prêtant attention au moindre bruit... Le caméscope est prêt à filmer.



Agathe, Jodie et Gilles furent les premiers à arriver sur place. Comme prévu, ils virent les bougies en premier. Surprise, incrédulité... Gilles comprend rapidement ce qui se trame. Il faut attendre le reste de l'équipe pour découvrir la suite. Il part, seul, rejoindre Gérard, Guy et Sidonie pour les presser un peu sans rien leur dire. Bien joué Gilles !
Pendant ce temps, les deux filles continuent à découvrir le reste de la mise en scène. Toujours tous tapis dans le noir (et toujours en train de filmer la scène !), Anaïs les invite à rejoindre à notre planque. Gilles revient rapidement tout seul. Lui aussi découvre le sapin et lui aussi et invité à rejoindre notre planque.

Reste Sidonie, Gérard et Guy. Gérard est le premier à venir. Tout seul. Un magnifique cri de réaction, suivi d'un autre et d'un autre encore au fur et à mesure qu'il découvrait notre comédie. Toujours cachés dans le noir, nous lui chantons « Petit papa Noël » ! Il est lui aussi invité à nous rejoindre dans notre cachette.

Guy et Sidonie furent les derniers. Même sons d'exclamations et même chanson d’accueil ! Finalement tous réuni, nous sortons tous de notre planque, à la lumière de nos lampes.
Discussion, rigolade, explications, oui, on est des dingues... L'exploration prend rapidement le dessus sur le foie gras ! Direction la Galerie des Lacs, nous prendrons le foie gras après.



Épilogue

Une fois l'apéro pris sous terre, tout le monde participa au démontage de la décoration. Le sapin prit de nouveau le chemin des puits du Trou de la Sécu. Changement d'équipe toutefois.
Gérard, Sidonie, Jodie, Agathe, Paul, Gilles et moi-même partîmes avec le kit-sapin et le kit-boules.
Pendant ce temps, Guy, Anaïs, Nico et Cyril partirent pour l'aven de la Glacière.
Nous nous rejoignîmes tous ensemble presque au même moment à la surface.



Le reste ? Une soirée typique au chalet de la Moulière. Entre un festin copieusement arrosé entre deux histoires anciennes de Gérard et de Guy, les habitués savent de quoi je parle...

Michel

P.-S. Un autre plan est en cours d'idée. Ça viendra un jour, dans un mois un an ou dix ans, dans telle ou telle cavité, mais toujours de manière le plus inattendue possible. Inutile de demander le comment de cette idée, on changera de plan de toute façon !

Un sapin de Noël sous terre (vu par les Sophi-Taupes)

Date : Samedi 17 décembre 2011
TPST : 6 h

Participants équipe Glacière :
Sidonie, Gérard, Guy, Gilles (Spéléomagnan)
Jodie (Invitée)
Agathe (Taupe)

Participants équipe Sécu :
Anaïs, Nicolas (ASBTP)
Cyril, Paul, Michel (Spéléomagnan)

Nous voilà au point de rendez-vous, sur le parking de la Moulière avec Jodie. Nous attendons, attendons et attendons encore Gilles qui devait nous retrouver sur ce parking… Enfin je crois ? Je commence à douter après 45 min d'attente. Je sais qu’il est souvent en retard, mais là ?

Presque une heure plus tard, une voiture arrive enfin, c’est lui. Il nous expliquera que Gérard voulait absolument lui montrer l’entrée d’une cavité sur la route, et qu’ils ont du crapahuté pour ça. Bref, ce n’est pas un souci nous avons bien papoté avec Jodie dans la voiture, à se geler quand même avec le vent violent qui soufflait. Avant d’aller sous terre, nous faisons un détour par le chalet chaleureux tout en bois de Brigitte et Gérard, et à notre grand bonheur le poêle nous réchauffe à une grande vitesse, à tel point que l’envie de ressortir n’est plus là, mais bon nous sommes là pour aller sous terre, alors… C’est parti !

Nous nous équipons avec le vent glacial, et je ne tarde pas à chopper l’onglet, l’hiver est là ! Enfin…
Notre équipe descend dans la glacière que j’ai faite il y a un an, je me souviens au fur et à mesure de ma progression de cette belle cavité, deux chauves-souris sont là pour encore plus m’égayer. Ça fait du bien de revenir sous terre après presque deux mois !

Petit puits bien étroit qui m’avait posé problème à la remontée il y a un an. Ouf, on ne repassera pas par là !!:-)
Nous voilà arrivés dans un magnifique puits avec un pont de singe en plein milieu que nous prendrons pour jonctionner dans la Sécu. Arrivés de l’autre côté, Gilles content, aperçoit des bougies… étrange ? Il nous propose d’attendre là le reste du groupe. Après un instant il va les chercher et avec Jodie nous restons devant ce joli chemin illuminé de bougies. (Cela me rappelle le repas fait dans la Mescla avant mon départ en Nouvelle-Zélande, Nath et Paul avaient illuminé la grande salle où l’on avait mangé… bon souvenir !).

Après un instant assissent là toutes les deux, notre curiosité nous pousse à suivre ce chemin illuminé, s’ensuit la découverte d’une longue guirlande puis à notre grande surprise… un sapin de noël posé là au milieu avec des boules de Noël, du foie gras au pied du sapin accompagné de cidre. C’est énorme ! Nous sommes comme deux petites filles qui viennent de découvrir un trésor !!!
On comprend que c’est l’autre équipe qui a préparé cette belle mise en scène… on les retrouve dernière et les rejoignons pour se cacher avec eux et refaire la surprise aux autres. Cela marche très bien, tout le monde pousse des cris d’étonnement et de joies !!!

Nous continuons jusqu’à la galerie des lacs (magnifique !), avant de festoyer les toasts de foie gras accompagné de cidre et pour finir un gros toblerone !! Hum.

Après que l’autre équipe nous raconte toute leur mise en scène avec une longue préparation depuis plusieurs jours, nous reprenons notre route pour finir la traversée. Je me charge de déséquiper les puits avec l’aide de Gilles pour enkiter la corde de 90m. Nous prenons notre temps et discutons pleinement à tel point que les autres qui nous attendent dehors commencent un peu à s’inquiéter et surtout à se cailler !!

Sortie de la cavité avec le coucher de soleil, lumière rouge sur l’horizon, l’atmosphère est assainie par le vent violent laissant paraître une visibilité parfaite. Beau souvenir pour ma première traversée !
Le chalet est là pour nous réchauffer avant de repartir avec Jodie, les autres continueront de festoyer jusqu’au petit matin.

Merci aux Magnans et à l'ASPTP pour cette belle grande surprise !! Les Taupes doivent rivaliser à ça nous ont-ils dit… eu ça va être dure… mais bon, c’est un beau challenge !

Agathe

lundi 10 décembre 2007

Jonction Trou de la Sécu - Aven de la Glacière

Date : Samedi 8 et Dimanche 9 Décembre 2007
Participants : pratiquement tout le club
TPST : 6 heures environ

Un week-end à la Moulière, encore un ! Oui, pas n'importe lequel, car il s'agissait de féter aussi (principalement) les 50 ans de Georges, notre spéléo marseillais toujours aussi avide de démolition massive... Pour l'occasion, la quasi totalité du club s'est déplacé sur la Moulière, ce qui n'est pas un mince exploit. Anniversaire de spéléo oblige, il est prévu de faire une petite sortie spéléo le lendemain. Attention, je précise petite sortie, car la dernière s'est soldée par une lonnnguuue attente. On verra par la suite qu'une sorte de malédiction s'est abattu sur ce club. Ou alors, est-ce la présence de Georges ? Dans ce cas, cela aurait été fâcheux car ce dernier désirait, il y a 2 ans environ, réaliser l'intégral du Caladaire pour cet anniversaire. Un moins 600m avec la condition physique de certains, cela aurait été du suicide. Peut-être pour les 51 ans ?

Bon, je vais passer rapidement sur la fête proprement dite, parce qu'on est là pour parler spéléo (n'est-ce pas Mimine ?). En quelques mots, donc, nous avons pu nous empifr... déguster une Enorme paella accompagnée des traditionnels apéritifs, vins et digestif (dont un cognac de 47 ans d'âge). En raison de la vingtaine de participants, la salle à manger du chalet fut transformé en dortoir. Pendant que certains (Fred et Martine pour ne pas les nommer) profitaient opportunément du seul canapé disponible, d'autres s'échignaient à gonfer leurs matelas gonflables (Renaud, PA, Laetitia, Cyril et moi-même)... et à les abandonner (ne pas confondre matelas et trampoline). Seul notre Baron s'est distingué du lot, dans un style très contraire à son surnom : plaque de mousse pliée et repliée plus sac de couchage hors d'âge.

Place à la spéléo maintenant, le lendemain donc. Il est prévu de réaliser une traversée entre les réseaux de la Sécu et la Glacière. Trois équipes sont formées. La première, composée de Dgé (équipement), Georges, PA et Martine descendra dans la Sécu pour remonter par la Glacière. La seconde équipe, composée du Baron (équipement), Elisa, John et moi-même réalisera l'inverse. La troisième équipe composée de Laetitia, Cyril et Fred partira plus tard et réalisera quelque chose que l'on pourrait qualifier de free-style tant ils sont imprévisibles. Il est prévu de jonctionner dans la Glacière dans le Salon (-116m). Tout ça, c'est de la théorie. Parce qu'en pratique... et bien, je n'ai plus revu Georges de la journée (parti entre temps sur Marseille) et Dgé je le revis plus tard au chaud chez lui. Quand à Fred, c'est encore un mystère non résolu : je le revis au tout début de la Glacière après être sortis de sous terre entre temps. Gilles, tu n'était pas là, mais tu as loupé un bien beau bordel ! Passons plutôt à ce que je sais. Notre équipe avec Guy, Elisa et John dans la Glacière. Descente rapide, on enchaine les puits (très beau) puis le pont de singe (plus stable que le premier j'ai trouvé). Enfin nous arrivons à la jonction proprement dite entre les deux réseaux. Nous ne sommes pas encore au Salon, mais puisque nous sommes seuls, nous décidons de poursuivre dans les méandre histoire de transpirer un peu. Et c'est parti pour des méandres pas trop étroit (pour moi en tout cas). Une fois dans le Salon, on décide avec John et Guy de transpirer un peu plus (mais beaucoup plus !) jusqu'au bout des méandres (arrêt sur puits de 13m). En bon président qu'il est, Guy décida de nous montrer le bon chemin à travers les méandres (« comme ça, tu vois ou il faut passer »), travail dans lequel il excelle en poussant la perfection à nous monter là ou il ne faut pas passer et comment se bloquer tout seul.

De retour dans le Salon, surprise ! Laetitia, Cyril, Martine et PA débarque en force. Quid des autres ? Mystères. Pendant que Martine et PA décide de poursuivre dans les mêmes méandres que nous avons arpentés avec John et Guy (du Salon au P13), un incident se produit : Cyril finit complètement baquer avec de l'eau jusqu'au cou. Ordre immédiat de Laetitia : « TU REMONTE ! » Commence alors une scène dans laquelle j'aurais beaucoup de mal à être clair et concis. De toute manière, c'était du n'importe quoi alors à quoi ça sert d'être précis ? Pour résumé, PA et Martine sont quelques part dans des méandres plus au fond, Laetitia et John sont aussi quelque part en train de fumer une clope (la loi s'applique pas sous terre) et les autres, c'est à dire Guy, Elisa, Cyril et moi-même attendons à la jonction Sécu-Glacière que les autres daignent arriver. Après une certaine attente, je retourne en arrière (vers le Salon) pour prendre des nouvelles (et un méandre de plus) Re-surprise : « comment-çà vous êtes encore là ? » Mais c'est vrai, qu'est ce qu'on fout en fait ? On décide donc de se scinder en deux groupes. Guy, Elisa et moi-même remonteront par la Sécu et Laetitia, Cyril, John, Martine et PA par la Glacière.

Je vais commencer par ce que sais de précisément puisque j'y étais. Remontée tranquille et même visite de la Sécu pour Guy, Elisa et moi-même (déséquipement). A la sortie, encore une surprise ! Cyril et John, pris d'un accès de vitesse attendent depuis une demi-heure que le reste de leur équipe (Laetitia, PA et Martine au déséquipement) ressortent de la Glacière. Et je retourne pour la deuxième fois dans la Glacière pour voir ce qui se trame plus bas. Et effectivement, plus bas, ça remonte tranquillement. J'embarque un de leur kit et je remonte annoncer la nouvelle... avant de rencontrer Fred qui redescendait lui-aussi sous-terre ! Bon, la suite est simple : tout le monde rentre au chalet, le temps de se restaurer et sonne le départ pour Nice.

Michel

dimanche 9 décembre 2007

Réseau Sécu-Glacière

Date : Samedi 8 et Dimanche 9 Décembre 2007

Participants : pratiquement tout le club

TPST : 6 heures environ


Un week-end à la Moulière, encore un ! Oui, pas n'importe lequel, car il s'agissait de fêter aussi (principalement) les 50 ans de Georges, notre spéléo marseillais toujours aussi avide de démolition massive... Pour l'occasion, la quasi totalité du club s'est déplacé sur la Moulière, ce qui n'est pas un mince exploit. Anniversaire de spéléo oblige, il est prévu de faire une petite sortie spéléo le lendemain. Attention, je précise petite sortie, car la dernière s'est soldée par une lonnnguuue attente. On verra par la suite qu'une sorte de malédiction s'est abattu sur ce club. Ou alors, est-ce la présence de Georges ? Dans ce cas, cela aurait été fâcheux car ce dernier désirait, il y a 2 ans environ, réaliser l'intégral du Caladaire pour cet anniversaire. Un moins 600m avec la condition physique de certains, cela aurait été du suicide. Peut-être pour les 51 ans ?


Bon, je vais passer rapidement sur la fête proprement dite, parce qu'on est là pour parler spéléo (n'est-ce pas Mimine ?). En quelques mots, donc, nous avons pu nous empifr... déguster une Énorme paella accompagnée des traditionnels apéritifs, vins et digestif (dont un cognac de 47 ans d'âge). En raison de la vingtaine de participants, la salle à manger du chalet fut transformé en dortoir. Pendant que certains (Fred et Martine pour ne pas les nommer) profitaient opportunément du seul canapé disponible, d'autres s'échinaient à gonfler leurs matelas gonflables (Renaud, PA, Laetitia, Cyril et moi-même)... et à les abandonner (ne pas confondre matelas et trampoline). Seul notre Baron s'est distingué du lot, dans un style très contraire à son surnom : plaque de mousse pliée et repliée plus sac de couchage hors d'âge.


Place à la spéléo maintenant, le lendemain donc. Il est prévu de réaliser une traversée entre les réseaux de la Sécu et la Glacière. Trois équipes sont formées. La première, composée de Dgé (équipement), Georges, PA et Martine descendra dans la Sécu pour remonter par la Glacière. La seconde équipe, composée du Baron (équipement), Elisa, John et moi-même réalisera l'inverse. La troisième équipe composée de Laetitia, Cyril et Fred partira plus tard et réalisera quelque chose que l'on pourrait qualifier de free-style tant ils sont imprévisibles. Il est prévu de jonctionner dans la Glacière dans le Salon (-116m). Tout ça, c'est de la théorie. Parce qu'en pratique... et bien, je n'ai plus revu Georges de la journée (parti entre temps sur Marseille) et Dgé je le revis plus tard au chaud chez lui. Quand à Fred, c'est encore un mystère non résolu : je le revis au tout début de la Glacière après être sortis de sous terre entre temps. Gilles, tu n'était pas là, mais tu as loupé un bien beau bordel ! Passons plutôt à ce que je sais. Notre équipe avec Guy, Elisa et John dans la Glacière. Descente rapide, on enchaîne les puits (très beau) puis le pont de singe (plus stable que le premier j'ai trouvé). Enfin nous arrivons à la jonction proprement dite entre les deux réseaux. Nous ne sommes pas encore au Salon, mais puisque nous sommes seuls, nous décidons de poursuivre dans les méandre histoire de transpirer un peu. Et c'est parti pour des méandres pas trop étroit (pour moi en tout cas). Une fois dans le Salon, on décide avec John et Guy de transpirer un peu plus (mais beaucoup plus !) jusqu'au bout des méandres (arrêt sur puits de 13m). En bon président qu'il est, Guy décida de nous montrer le bon chemin à travers les méandres (« comme ça, tu vois ou il faut passer »), travail dans lequel il excelle en poussant la perfection à nous monter là ou il ne faut pas passer et comment se bloquer tout seul.


De retour dans le Salon, surprise ! Laetitia, Cyril, Martine et PA débarque en force. Quid des autres ? Mystères. Pendant que Martine et PA décide de poursuivre dans les mêmes méandres que nous avons arpentés avec John et Guy (du Salon au P13), un incident se produit : Cyril finit complètement baquer avec de l'eau jusqu'au cou. Ordre immédiat de Laetitia : « TU REMONTE ! » Commence alors une scène dans laquelle j'aurais beaucoup de mal à être clair et concis. De toute manière, c'était du n'importe quoi alors à quoi ça sert d'être précis ? Pour résumé, PA et Martine sont quelques part dans des méandres plus au fond, Laetitia et John sont aussi quelque part en train de fumer une clope (la loi s'applique pas sous terre) et les autres, c'est à dire Guy, Elisa, Cyril et moi-même attendons à la jonction Sécu-Glacière que les autres daignent arriver. Après une certaine attente, je retourne en arrière (vers le Salon) pour prendre des nouvelles (et un méandre de plus) Re-surprise : « comment-ça vous êtes encore là ? » Mais c'est vrai, qu'est ce qu'on fout en fait ? On décide donc de se sciender en deux groupes. Guy, Elisa et moi-même remonteront par la Sécu et Laetitia, Cyril, John, Martine et PA par la Glacière.


Je vais commencer par ce que sais de précisément puisque j'y étais. Remontée tranquille et même visite de la Sécu pour Guy, Elisa et moi-même (déséquipement). A la sortie, encore une surprise ! Cyril et John, pris d'un accès de vitesse attendent depuis une demi-heure que le reste de leur équipe (Laetitia, PA et Martine au déséquipement) ressortent de la Glacière. Et je retourne pour la deuxième fois dans la Glacière pour voir ce qui se trame plus bas. Et effectivement, plus bas, ça remonte tranquillement. J'embarque un de leur kit et je remonte annoncer la nouvelle... avant de rencontrer Fred qui redescendait lui-aussi sous-terre ! Bon, la suite est simple : tout le monde rentre au chalet, le temps de se restaurer et sonne le départ pour Nice.