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lundi 6 mars 2017

Aven de la glacière


Sortie du 4 mars 2017
TPST : 5h30
Participants : Dgé, Alex, Denwal, Sybil



Nous avions tous envie de nous dégourdir les jambes en cavité, Alex a donc proposé la sortie de la glacière…Rendez-vous à 8h au club. Nous rejoignons donc Alex et Dgé avec Denwal...il pleut très fort ce matin. Nous préparons les affaires, et nous partons direction la moulière.

Avant de rentrer dans l'aven, nous nous sommes arrêtés au chalet de Dgé, situé juste à côté, afin de boire un petit café chaud gentiment concocté par Dgé. J'étais très contente, car je n'avais jamais vu le légendaire chalet ! Très chaleureux, accueillant, propices aux méditations et aux soirées d'hiver que l'on devine chaudes et animées. Nous mangeons tous un peu, puis nous reprenons la route.
Il y a de la neige tout autour, mais la progression en voiture se fait sans encombre jusqu'au trou... Cependant, il fait terriblement froid ! (Quel contraste avec la semaine dernière où il faisait si chaud et où nous sentions vraiment le printemps). Nous nous changeons le plus rapidement possible, et nous parvenons à l'entrée de la glacière, entourée de neige et nous-mêmes à moitié gelés.

L'entrée de la cavité est absolument magnifique. Très glissante à cause de la neige, mais sublime avec sa mousse verte parsemée de blanc et ses rivières de glace contre les parois, très impressionnantes, dans l'entrée. Nous progressons sans encombre jusqu'à la petite étroiture avant le ressaut de 4-5 mètres. Devant l'entrée du premier méandre, une immense stalactite de glace se trouve juste devant l'entrée, comme un gardien incongru et semble sortir du sol on ne sait comment. Denwal et Dgé ont dû le déplacer (pas facile, étant donné l 'envergure de la colonne qui devait m'arriver à la poitrine) de peur que celle-ci bouche l'entrée ou nous tombe dessus si d'aventure il lui arrivait de fondre. Nous continuons ensuite notre chemin.

Les passages se font tranquillement pour ma part. Je passe étroitures et méandres sans trop de difficultés (et j'ai toujours une petite pensée pour Paul qui m'a toujours dit « réfléchis avant de passer une étroiture » et « pense 3D ». Grâce à ses conseils avisés, je m'en sors toujours sans vraiment forcer). Idem pour les ressauts, jusqu'au puit chatière. Descente de celui-ci, ensuite l'autre. Tout se fait sans difficultés (mais je progresse aussi sous l'œil bienveillant de Dgé). Arrivée au grand puit, je m'équipe et me lance...le puit est magnifique. Assez impressionnant... (Même si je suis descendue dans le grand P.70 la semaine dernière, je tremblouillone). Je descends doucement. Alex et Denwal attendent patiemment dans le « salon ». La cavité est humide, et il me pleut dessus pendant la descente. Puis Dgé nous rejoint.

A l'entrée du prochain puit, nous constatons tous qu'il y a beaucoup d'eau. De crainte de fonte, de crue ou de pluie trop mouillante, nous décidons de monter jusqu'au câble, et de faire la galerie des lacs.

Premier passage difficile pour moi : j'ai horreur des vires. Mais Alex et Dgé sont patients. Alex m'attend au bout, ce qui me rassure. J'avance doucement en me concentrant sur mes mouvements pour ne pas trop mouliner. Je suis suivie par Dgé et Denwal, beaucoup plus rapides.

Nous progressons dans les méandres qui constituent la galerie afin de voir « le trou de la sécu » avant de se diriger vers les lacs. Ceux-ci sont très jolis, un peu boueux, la calcite de la roche est très variable, râpeuse, inégale et biscornue, comme des récifs effilés proliférant. J'ai vraiment l'impression de traverser « les entrailles » de la terre. Il faut grimper, se hisser, se glisser dans les boyaux et les étroitures...le paysage est très labyrinthique, offre de faux multiples passages, et s'ouvre sur de nombreuses artères. Il ne faut donc pas s'égarer ! Le puit (« trou de la sécu ») est très impressionnant. Très lisse, en contraste avec les méandres traversés. La calcite est très ronde, et on dirait que des coulées de boue ont coloré le trou et façonné la roche. Nous nous arrêtons un peu. Denwal reprends des forces avec une pizza, et Dgé me raconte alors son fameux « tullax ». J'ai marché comme une gamine de cinq ans, et j'ai évidemment crié, ce qui a beaucoup amusé Alex et Dgé.
Retour pour la galerie des lacs, nous suivons Dgé dans les méandres. Nous arrivons face à une étroiture assez délicate et en hauteur…. Nous passons tous avec difficulté et avec renfort de tortillements et de grognements. Mais les efforts valent le coup car nous arrivons aux lacs. Le premier est assez profond pour que nous ne le traversions pas (par flemmatite et peur de la froidure) Alex tente donc d'aller dans la seconde salle en escaladant horizontalement le bord...et arrive sans encombre dans l'autre chambre à gauche. Dgé, convaincu, le suit...à mon tour. Ce n'est pas évident de trouver des prises. Il faut de la force pour rester collé à la paroi et garder un bon équilibre dans une position peu évidente. Mais je passe avec quelques acrobaties sans tomber à la renverse. Nous arrivons dans une autre grande salle, très belle, avec un petit lac qui se jette dans un gouffre. La hauteur n'est pas très importante, mais nous n'avons pas de corde et il est trop dangereux de descendre. Au loin, nous pouvons distinguer une alcôve où se cache un autre lac. C'est très beau et majestueux. Nous contemplons cela quelques instants, mais il ne faut pas tarder, car il fait froid (et avec Alex nous sommes trempés). Il faut longer la paroi à nouveau. Alex, Dgé et Denwal réussissent cela très bien, mais bien entendu, je ne prends pas assez d'élan avec pour atteindre la rive d'en face, rate de quelques centimètres le bord et me retrouve la jambe dans l'eau…. ! Dgé a beaucoup rit. Il n'était « pas déçu d'être venu ». Dixit.

Le retour se fait plus rapidement qu'a l'allée (sauf l'étroiture en hauteur, passée magistralement par Denwal, tandis qu'Alex est resté immobile à cause d'un fou-rire quand il s'est coincé, la tête en bas les jambes en l'air).

Les puits se remontent facilement, même le puit chatière...Mais pour sortir de ce puit, quelle galère… j'ai bien cru me retrouver coincée comme un truc coincé. J'ai dû donc insulter à nouveau mon kit (qui n'étais pourtant pas bien lourd). Je pense même avoir un peu choqué Dgé qui m'a trouvé très vulgaire. (Pardon Dgé). Les passages d'étroitures sont plus difficiles au retour qu'à l'aller, et j'ai eu quelques moments assez délicats.

Parvenue enfin à l'entrée / sortie de la cavité, le tableau est superbe. Un grand silence, saupoudré de petites taches blanches...il neigeait ! La blancheur et le tourbillon des flocons ont donné à cette fin de sortie une tournure absolument magique et somptueuse. Quel délice de gravir ce paysage immaculé dans la douceur de la neige. Sous la neige, des branches parsemées de stalactites et stalagmites de glaces, transparentes et opalines, la mousse et les feuilles gelées. La pluie de flocons silencieux qui tombent doucement. La remontée fut magique. Le silence et le calme, sans âme qui vive, ont donné un charme particulier à cette sortie. J'ai passé du temps sous la neige (après les méandres, je ne sentais pas le froid) avant de me changer. Puis nous avons attendus le retour d'Alex et Denwal (qui déséquipait) bien au chaud en mangeant des gâteaux avec Dgé et en contemplant la neige tomber.



Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié cette sortie. Dgé m'a beaucoup amusé, et c'était, comme d'habitude, un grand plaisir de progresser avec Denwal et Alex (qui sont très patients avec moi !)

Sybil

   


lundi 19 octobre 2009

AVEN DE LA SECU

Date : week-end du 17 et 18 Octobre 2009
Cavité : aven de la Sécu
Participants : Jeff, Dge, Gilles, Ludo et Caro notre nouvelle recrue

Arrivée pour certains le samedi soir, habitués au repas de la Moulière, ils se sont cassés le ventre et dur dur de bricoler le casque !!!! Dodo pour tout le monde et réveil vers 7h30 et même 8h pour un certain dans son beau nouveau duvet.
Notre nouvelle recrue est arrivée à l'heure ! Et oui ça arrive enfin dans le club les gens à l'heure ! Mais perdue à la Moulière car figurez vous la cabine téléphonique n'existe plus. Elle n'a pas résisté à la neige, donc maintenant c'est boîte aux lettres.
Après un café et préparatif départ du groupe vers 9h30 en direction de la Sécu, Sous terre à 10h. Quelques hésitations pour trouver les broches dans le puit de 37 mètres dans lequel on accède par un pendule, bien négocié par Caro, il faut dire qu'elle était bien entourée, je ne precise pas et bien non c'était pas Dgé, mais les jeunes loups. Trou sec, ainsi que la galeries des lacs.
Journée bien passée, hormis un lâchage de corde par notre initiée qui a promis à Dgé de ne plus le refaire... cri et hurlement de Dgé, je pense qu'elle a compris.
Sortie du trou vers 16h, où nous attendez Jeff et Mimine. Puis lavage du matos dans la bétonnière de la via souterrata, Lou Pais, regardez les phots c'est sympa.


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Retour au chalet où nous pensions tous repartir et bien non, car les jeunes ayant oubliés leur bouffe dans la voiture de Dgé, étaient affamés, et ont attaqué les entrecôtes apportées par Gilles. La journée c'est donc terminée dans la bonne humeur devant les entrecôtes pour certains et d'autres le thé. Départ du chalet vers 18 heures.

Mimine

lundi 10 décembre 2007

Jonction Trou de la Sécu - Aven de la Glacière

Date : Samedi 8 et Dimanche 9 Décembre 2007
Participants : pratiquement tout le club
TPST : 6 heures environ

Un week-end à la Moulière, encore un ! Oui, pas n'importe lequel, car il s'agissait de féter aussi (principalement) les 50 ans de Georges, notre spéléo marseillais toujours aussi avide de démolition massive... Pour l'occasion, la quasi totalité du club s'est déplacé sur la Moulière, ce qui n'est pas un mince exploit. Anniversaire de spéléo oblige, il est prévu de faire une petite sortie spéléo le lendemain. Attention, je précise petite sortie, car la dernière s'est soldée par une lonnnguuue attente. On verra par la suite qu'une sorte de malédiction s'est abattu sur ce club. Ou alors, est-ce la présence de Georges ? Dans ce cas, cela aurait été fâcheux car ce dernier désirait, il y a 2 ans environ, réaliser l'intégral du Caladaire pour cet anniversaire. Un moins 600m avec la condition physique de certains, cela aurait été du suicide. Peut-être pour les 51 ans ?

Bon, je vais passer rapidement sur la fête proprement dite, parce qu'on est là pour parler spéléo (n'est-ce pas Mimine ?). En quelques mots, donc, nous avons pu nous empifr... déguster une Enorme paella accompagnée des traditionnels apéritifs, vins et digestif (dont un cognac de 47 ans d'âge). En raison de la vingtaine de participants, la salle à manger du chalet fut transformé en dortoir. Pendant que certains (Fred et Martine pour ne pas les nommer) profitaient opportunément du seul canapé disponible, d'autres s'échignaient à gonfer leurs matelas gonflables (Renaud, PA, Laetitia, Cyril et moi-même)... et à les abandonner (ne pas confondre matelas et trampoline). Seul notre Baron s'est distingué du lot, dans un style très contraire à son surnom : plaque de mousse pliée et repliée plus sac de couchage hors d'âge.

Place à la spéléo maintenant, le lendemain donc. Il est prévu de réaliser une traversée entre les réseaux de la Sécu et la Glacière. Trois équipes sont formées. La première, composée de Dgé (équipement), Georges, PA et Martine descendra dans la Sécu pour remonter par la Glacière. La seconde équipe, composée du Baron (équipement), Elisa, John et moi-même réalisera l'inverse. La troisième équipe composée de Laetitia, Cyril et Fred partira plus tard et réalisera quelque chose que l'on pourrait qualifier de free-style tant ils sont imprévisibles. Il est prévu de jonctionner dans la Glacière dans le Salon (-116m). Tout ça, c'est de la théorie. Parce qu'en pratique... et bien, je n'ai plus revu Georges de la journée (parti entre temps sur Marseille) et Dgé je le revis plus tard au chaud chez lui. Quand à Fred, c'est encore un mystère non résolu : je le revis au tout début de la Glacière après être sortis de sous terre entre temps. Gilles, tu n'était pas là, mais tu as loupé un bien beau bordel ! Passons plutôt à ce que je sais. Notre équipe avec Guy, Elisa et John dans la Glacière. Descente rapide, on enchaine les puits (très beau) puis le pont de singe (plus stable que le premier j'ai trouvé). Enfin nous arrivons à la jonction proprement dite entre les deux réseaux. Nous ne sommes pas encore au Salon, mais puisque nous sommes seuls, nous décidons de poursuivre dans les méandre histoire de transpirer un peu. Et c'est parti pour des méandres pas trop étroit (pour moi en tout cas). Une fois dans le Salon, on décide avec John et Guy de transpirer un peu plus (mais beaucoup plus !) jusqu'au bout des méandres (arrêt sur puits de 13m). En bon président qu'il est, Guy décida de nous montrer le bon chemin à travers les méandres (« comme ça, tu vois ou il faut passer »), travail dans lequel il excelle en poussant la perfection à nous monter là ou il ne faut pas passer et comment se bloquer tout seul.

De retour dans le Salon, surprise ! Laetitia, Cyril, Martine et PA débarque en force. Quid des autres ? Mystères. Pendant que Martine et PA décide de poursuivre dans les mêmes méandres que nous avons arpentés avec John et Guy (du Salon au P13), un incident se produit : Cyril finit complètement baquer avec de l'eau jusqu'au cou. Ordre immédiat de Laetitia : « TU REMONTE ! » Commence alors une scène dans laquelle j'aurais beaucoup de mal à être clair et concis. De toute manière, c'était du n'importe quoi alors à quoi ça sert d'être précis ? Pour résumé, PA et Martine sont quelques part dans des méandres plus au fond, Laetitia et John sont aussi quelque part en train de fumer une clope (la loi s'applique pas sous terre) et les autres, c'est à dire Guy, Elisa, Cyril et moi-même attendons à la jonction Sécu-Glacière que les autres daignent arriver. Après une certaine attente, je retourne en arrière (vers le Salon) pour prendre des nouvelles (et un méandre de plus) Re-surprise : « comment-çà vous êtes encore là ? » Mais c'est vrai, qu'est ce qu'on fout en fait ? On décide donc de se scinder en deux groupes. Guy, Elisa et moi-même remonteront par la Sécu et Laetitia, Cyril, John, Martine et PA par la Glacière.

Je vais commencer par ce que sais de précisément puisque j'y étais. Remontée tranquille et même visite de la Sécu pour Guy, Elisa et moi-même (déséquipement). A la sortie, encore une surprise ! Cyril et John, pris d'un accès de vitesse attendent depuis une demi-heure que le reste de leur équipe (Laetitia, PA et Martine au déséquipement) ressortent de la Glacière. Et je retourne pour la deuxième fois dans la Glacière pour voir ce qui se trame plus bas. Et effectivement, plus bas, ça remonte tranquillement. J'embarque un de leur kit et je remonte annoncer la nouvelle... avant de rencontrer Fred qui redescendait lui-aussi sous-terre ! Bon, la suite est simple : tout le monde rentre au chalet, le temps de se restaurer et sonne le départ pour Nice.

Michel