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dimanche 25 novembre 2018

Aven des Ténèbres - Dimanche 18 Novembre 2018

Participants : ALEX, SONIA, MARYANNICK, SYBIL, MATHIEU, GERARD






TPST 8 à 9H


But de l'explo atteindre le camp à -280 environ



Accés : à 1/2 heure de la station de ski de l'Audibergue, Caille: 
utm X 323086 Y 4847041





On atteint le fond de la doline par un ressaut de 5m et par une étroiture. Un courant d'air violent nous invite à la "spéléo" ;) La configuration du gouffre se compose d'une succession de puits entrecoupés de courts méandres pour atteindre des galeries et plusieurs réseaux...




Pour attendre le camp : Puits: 104 (24 +80 ); 40; 57; 5; 47:



C'est l'importance et la dimension et la beauté des puits qui a motivé le choix d'Alex...


Mathieu vient d'adhérer au club et c'est sa 3ème sortie, un mois auparavant il n'avait aucune notion de la spéléo et surtout du coté sportif de cette activité.





Sybil et Sonia ont peu d'expérience sur ce genre de cavité, leur motivation et leur excellente technique furent à la hauteur de leur détermination.


Maryannick malgré ses nombreuses années de spéléo ne connaissait cette belle et sportive cavité. Elle a répondu présente malgré une épaule qu'elle va faire " réparer" ces jours prochains.


Alex le leader fraîchement diplômé du monitorat de spéléo nous a fait une démonstration d'équipement ( C'était encore mieux que dans les livres) bravo...






Gérard le 6ème de l’équipe a une expérience certaine puisqu'il a commencé la spéléo en 1970 mais maintenant il sort de moins en moins et déjà 6 ans de retraite (bien méritée) le poussent à une activité moins physique mais ce gouffre lui rappelle tant de bons souvenirs qu'il n'a pu résister à cette gourmandise; En 1978 - encore Darboun - il atteint (grâce à une désob en première le siphon terminal, ce qui lui valu les foudres du Martel...


Pour réussir, il faut oser et même se mettre des objectifs au de-là du normal.

Bravo à Alex pour ton bon sens.


Gérard, dit "Dgé" ... saved my life!


mercredi 9 mai 2018

Aven Ollivier : spéléo magnan en force !

Date : 10 mars 2018
Cavité : Ollivier (galeries supérieures du réseau -300)
Participants : Guy, Dgé, Katia, PA, Laet, Cyril, Alex, Sonia
TPST : de 7 à 10h



Aujourd’hui est un grand jour : depuis longtemps, j’avais bien envie d’aller voir un peu les grosses galeries supérieures du réseau -300 de l’Ollivier, et, pourquoi pas ?, essayer d’aller au fond… Cette envie date d’une certaine nuit du 2 novembre 2002 où nous nous étions arrêtés en bas des fameuses escalades. Seul le Baron y était monté pour constater que l’équipement était vraiment craignos et qu’il ne serait pas sage que ses jeunes protégés y grimpent en l’état… Cette fois ci, nous préparons le matos pour rééquiper l’escalade, et aussi descendre les puits du fond au cas où la possibilité s’ouvrirait miraculeusement à nous.

Départ échelonné : Guy, Katia, Jeff partent de Magnan vers 8h15 avec les kits d’équipement des puits d’entrée et des puits du fond, PA part de La Clave, Cyril et moi de Vence (un peu plus tard que prévu), Alex et Sonia quitteront Nice en milieu de matinée avec le matos pour rééquiper 
l’escalade.

Les six premiers se retrouvent au chalet de Dgé et Mimine en milieu de matinée, tandis qu’Alex et Sonia sont sur la route. Entrée sous terre assez tardive (peu avant midi pour les premiers) en traversant un champ de neige épaisse. Le Baron en tête équipe, assisté par Dgé, puis suivent Katia et PA. Cyril et moi fermons la marche.

Le passage de la « Porte de Tolkien », magnifique miroir de faille d’une vingtaine de mètres de haut est toujours aussi époustouflant, la diaclase qui suit toujours aussi étroite…
Descente du dernier puits avant le laminoir, là où se trouve la jonction avec Les Primevères.
Nous voilà devant les 60 mètres de ramping du Laminoir Infernal, dont les souvenirs hantent un peu ceux qui l’avaient déjà subi jadis (…sauf moi qui l’avait traversé en 2002 avec Anaïs, juste après notre expé en Serbie où nous nous tapions quotidiennement le laminoir d’entrée de Buronov (plus de 400m). Du coup, nous étions sorties de celui de l’Ollivier en rigolant !).

Donc, vu que je suis la seule à garder un bon souvenir de ce laminoir, je m’engage en premier, sourire aux lèvres… Bon ben en fait, le laminoir s’était largement agrandi dans mes souvenirs, mais dans la réalité il s’est même plutôt vachement rétrécit (pourtant, j’ai sacrément maigri depuis la dernière fois !). Par contre, le sol n’est pas trop agressif, ça c’est déjà appréciable… Bon je ferme ma grande G. et fait comme si de rien n’était… Tout le monde souffle en silence et en trimballant son kit (sauf moi : trop cool de ne pas devoir porter !). Nous passons à proximité d’une chauve-souris en hibernation (mais qu’est-ce qu’elle fout si loin sous terre ?). Du coup, la progression devient très précautionneuse et attentive afin de ne pas déranger les éventuelles petites bêtes qui dorment. A mi-chemin du Laminoir, les dieux ont pitié de ceux qui souffrent en silence et leur ouvrent une très belle petite 
salle, très concrétionnées, et abritant trois chauve-souris en hibernation. Nous ré-attaquons la seconde partie du Laminoir, non sans avoir observé des traces de guano au sol à l’entrée et progressons donc 
encore une fois avec maintes précautions pour ne pas trop déranger les dormeuses au cas où il y en aurait d’autres. Bingo ! Il y en a deux de plus, qui ronflent si fort qu’on ne s’entend plus râler…
Nous sommes étonnés de ne trouver aucun courant d’air dans une section de taille si réduite : les particules soulevées par notre passage stagnent dans l’air et l’opacifient…

Nous débouchons enfin, nous 6 et nos 5 kits de l’autre coté de la grotte et filons pique-niquer au pied de l’escalade, à proximité d’une très grande flaque d’eau limpide, en attendant qu’Alex et Sonia nous 
rejoignent avec le matos pour rééquiper. On dévore nos sandwichs, puis nous faisons le tour de cette belle salle. Il pleut à proximité de la flaque (Cyril s’en servira au retour pour nettoyer ses bloqueurs 
boueux). Un étroit méandre s’ouvre de l’autre coté de la flaque et au pied de l’escalade une petite bulle en dentelle de roche aux découpes calcaires et fins cisèlements magnifiques forcent l’admiration.. Il fait très froid maintenant… Cyril et le baron décident de commencer à remonter l’escalade pour voir dans quel état est l’équipement. Chose étonnante, il y a DEUX cordes – dont une un peu trop courte – qui pendent (dans mes souvenirs, il n’y en avait qu’une…). Cyril remonte sur 
la corde et s’assure en double sur la seconde corde avec ma poignée/pédale. De son avis, le mono spit au premier fractio mériterait d’être doublé et le mousqueton corrodé remplacé. Par contre, une des 2 cordes est encore propre au niveau du nœud, ce qui indique qu’elle est récente. L’escalade semble donc bien avoir été rééquipée relativement récemment. Ce premier fractio mène sur un plan incliné, équipé lui aussi (3 fractios), et jusqu’à une grande longueur plein vide et dans du gros volume. Au pied de ce dernier puits gît une corde (sûrement l’ancienne corde qui a été remplacée).

Dgé, Katia, PA et moi emboitons le pas aux éclaireurs, en progressant en douceur afin de ne pas donner de chocs sur les mousquetons abîmés.. Je bidouille avec mon Tbloc (pas ultra pratique, ce truc) et mon pantin en attendant de récupérer un peu plus haut ma poignée-pédale. Arrivée en haut du 1er fractio, sur un palier, je fais vite un nœud sur la corde trop courte (sûrement l’ancienne corde qui a dû être laissée en place lors du rééquipement précédent ?) afin que l’on ne se trompe pas à la redescente…

Nous entendons du bruit venant d’en bas : c’est Alex & Sonia qui arrivent. Alex a fignolé quelques amarrages à la descente, pour faciliter la remonté. Ils s’installent sous une survie en bas de l’escalade pour se restaurer un peu, histoire de reprendre des forces après le franchissement du laminoir infernal.
Nous continuons notre ascension. Franchissement du dernier fractio plein pot (avec maillon rapide cette fois) amarrant la longueur plein vide, et nous sortons (NB en têtes de ce puits, il y a 3 amarrages).

Les plafonds sont très hauts, et nous sommes dans du gros volume. Nous nous tenons sur un palier, à mi-hauteur d’une grande salle s’ouvrant sur notre droite. Trois ou quatre mètres plus loin, nous équipons une désescalade assez raide (qui n’apparaît pas sur la fiche d’équipement mais mérite bien d’être équipée – d’ailleurs, s’il y a 2 spits en tête, c’est pas pour rien ! NB : à rajouter donc sur la fiche d’équipement : une corde d’une quinzaine de mètres + 2 skifs avec plaquettes).. Cette désescalade nous mène au fond de cette grande salle que nous remontons par l’autre extrémité, en empruntant un court petit couloir concrétionné. Puis petit virage à gauche, et quelques mètres plus haut un ressaut s’ouvre au pied d’une très belle et majestueuse coulée de calcite. Ce ressaut (qq mètres) est équipé en fixe.

Guy et Dgé décident de rebrousser chemin ici :
- Appel du ventre ? (c’est soirée pizza au chalet ce soir et c’est Dgé qui doit les faire, donc vaut mieux pas qu’il traine trop longtemps sous terre !).
- Appel des Dulcinées ? (les sirènes Mimine et Claude sont au chalet, et leurs chants traversent les roches et les vides ?). 
- Hantise du Laminoir Infernal ? (justifiée apparemment : j’eus ouïe dire que lors de leur retour, une Noble odeur nauséabonde envahît le tunnel étroit, anesthésiant presque tout ce qui y vivait dans un rayon de plusieurs mètres…).
Toujours est-il que Dgé (après avoir vite fait un saut en bas du ressaut et jusqu’à l’entrée de la salle qui suit), embarquant tout sur son passage, à savoir les Guytous, les Alex et les Sonias, se rue dehors…

Et nous voilà tous les 3 (PA, Katia et Laet) livrés à nous-mêmes et avec pour seule compagnie les kits de matos + le mini-kit de bouffe (ah non pardon, celui-là, trop mini pour résister et probablement mal amarré a été embarqué par le souffle de la tornade remontante).
Cyril, qui était en tête depuis l’escalade, est invisible, loin devant…
En bas du ressaut, nous arrivons vite à une espèce de sas d’entrée aux parois magnifiques et ultra-concrétionnées, dont la voûte d’un arrondi parfait laisse deviner… du noir……!
PA prend quelques photos. Nous prenons notre temps et savourons la beauté du spectacle qui s’offre à nous. Nous avons l’impression d’être en « première », tellement c’est beau, inattendu, enchanteur, et 
tellement il y a peu de traces de passage… C’est magique ! La suite est grandiose ! La salle que l’on devinait du haut du sas d’entrée est immense, plongeante, concrétionnée et parée de coulées d’un 
blanc immaculé. Nous désescaladons (PA donne un bon coup de main aux filles sur un passage délicat), pour remonter un peu en face, passons à côté de gours sublimes, laissons sur notre gauche un passage descendant d’une forme ovoïde parfaite (on y fera un saut au retour, si on a le temps), et crapahutons en nous émerveillant jusqu’au bout de cette gigantesque galerie accidentée.

Ça queute. Pas de Cyril (mais où est-t-il passé ? Il était bien devant, non ?) Nous avisons le départ d’un joli petit méandre s’ouvrant sur la droite… Une voix lointaine semblant sortir d’outre-tombe me répond lorsque je m’engage dans le méandre en l’appelant… Nous visitons donc le méandre : accroupis, en oppo, en canard, allongés… On teste toutes les positions, surtout Katia qui s’en donne à cœur (pas) joie ! Je rejoins Cyril qui m’attend tranquillement au bout du méandre au départ des puits 
pour le fond, tandis que PA et Katia nous attendent quelques mètres avant. Nous faisons demi-tour.
A la sortie du méandre, la montre de PA indique qu’il est déjà 17h30 ! 
Que le temps passe vite ! Il faut vite rentrer ET déséquiper (on n’est pas sortis avant plusieurs heures…Merde, il va être tellement tard qu’on va rater la chouette soirée et le bon repas ! Snif !)

Cyril passe en tête, nous donne un coup de main au passage délicat (le même qu’à l’aller, passage chiant dans les 2 sens), puis nous redescendons jusqu’au pied de l’escalade, là où nous avions pique-niqué. On mange quelques figues que PA avait gardées sur lui (les restes de nos sandwichs sont repartis avec le mini-kit), nettoyons la boue de nos bloqueurs, changeons les piles faiblissantes de nos casques et repassons le laminoir.

Je propose à Cyril-Mon-Highlander, qui commence à sérieusement se refroidir à force de nous attendre, de remonter en prenant s’il le peut 2 kits et de sortir et rentrer au chalet avec ma voiture. Nous convenons d’un code (3 nœuds plats en bout de chaque corde qu’il emprunte) pour être sûr que je ne déséquipe pas en le coinçant derrière, au cas où il emprunterait un itinéraire imprévu. Donc Cyril part devant… Apparemment, il a sorti « tous les noms d’oiseaux » qu’il connaissait en empruntant le puits faille avec ses 2 kits, puis visité la galerie Philippe (pas prévu au programme !), mais il est néanmoins sorti 1h30 avant nous.

Tandis que Cyril est remonté et que Katia attaque le puits de la Jonction avec son kit, PA repère une délicate attention laissée par Guy : une belle clef de 13 coudée pour bien déséquiper… (Merci Baron). PA prend l’autre kit et m’aide pour le déséquipement. La remontée se fait tranquillement et sans soucis, je peste un peu pour la forme en déséquipant (plus l’habitude !) Il est 22h lorsque je sors dans la doline enneigée. Vite, aux voitures ! Mes affaires sèches sont dans ma voiture qui est au chalet avec Cyril, idem pour PA dont les clefs sont elles aussi retournées au chalet (avec le mini-kit) … Heureusement il nous reste la voiture ET les clefs de Katia ! Quelle chance ! On file au chalet (Katia, j’espère qu’on n’a pas trop cradé ta voiture, on a essayé de faire gaffe, mais bon… la boue est tellement indisciplinée !) où nous sommes chaleureusement accueillis pour l’apéro par toute la troupe qui, de surcroit, nous avait gentiment attendu pour manger.

Une très belle soirée pour clore une très belle explo !

Laetitia



vendredi 23 février 2018

Aven de l'Ollivier, La Moulière - 11 Février 2018

Cavité: Aven de l'Ollivier - La Moulière
Date: Dimanche 11 Février 2018
Cadre: Sortie Section Jeune GSM

Heure d'entrée sous terre: 11h30
Heure de sortie: 16h00
TPST: 4h30
Profondeur: -87 mètres

Participants: Alex, Katia, Inès, Goran, Thomas

Par un beau dimanche ensoleillé, certain(e)s choisissent d'aller faire une rando raquettes... d'autres préfèrent emmener des jeunes explorer l'Aven de l'Ollivier! 
C'est ainsi qu'Alex escorté de Katia pris soin de faire passer une journée mémorable à Inès, Goran et Thomas.
Comme le témoignent ces quelques images et la vidéos, ils ont tous été hautement satisfait du programme et en redemandent !
The Team

Entée en matière




Stalactites
La fameuse chatière

Notre benjamine Inès, 14 ans

Os de chauve-souris

Dernier puits avant la sortie

Enfin dehors!

Et pour terminer en mouvement, une petite vidéo dont le passage cocasse de la chatière devrait vous faire sourire! En tous cas, les explorateurs eux, ne l'ont jamais perdu, le sourire :)

0'00-2'30: Préparatifs
2'30-7'20: Passage de la chatière
7'20-8'30: Escalade souterraine
8'30-10'30: Retour par la chatière
10'30-12'00: Debriefing de la sortie

Bon visionnage!


mercredi 20 septembre 2017

Aven de l'Olliver

Samedi 9 septembre 2017

Participants : Alex VDK, Tom VDK, Sarah, Perrine et Sonia

TPST : environ 3h30

J'ai testé pour vous - Expérience Spéléo

Pour résumer l'affaire: un effort soutenu de plusieurs heures, au fond d'un gouffre, c'est à dire dans l'obscurité, avec la faim et l'envie de pisser et le froid et l'humidité pour te le rappeler, ainsi que la compression de ta vessie dans les étroitures ou tu te glisses...
                     
Le passage filmé était le plus "drôle, amusant, facile" puisqu'on avait le luxe de pouvoir sortir la caméra tranquille... pour le reste, parfois impossible de plier son bras ou tourner sa tête, alors t'imagines que sortir l'appareil photo d'une poche c'est un peu comme envisager de demander à une licorne qu'elle te fasse un gâteau au chocolat...

Parfois au contraire t'es suspendu dans le vide par une corde au dessus d'un puis... et à partir de 20 mètres la corde commence à faire effet ressort à chaque mouvement. C'est là que tu te dis " j'avais dit ok pour spéléo, pas pour saut à l’élastique !! "

Pour l'ambiance, dans la progression y'a le mec derrière toi qui est en train d’émettre des grognements tellement suspects que te demandes s'il a de gros problèmes gastriques ou bien s'il est en train de se faire égorger par une araignée mutante, et le mec devant qui est en train d'insulter les éléments tellement il est en galère. Toi t'es au milieu et tu demandes au guide comment tu fais pour bouger tellement tu vois pas de solution et la réponse c'est "article 22: tu te démerdes..."
                             
Là, t'a envie de hurler de détresse mais tu te retiens quand même par crainte que la résonance fasse se décrocher un caillou et qu'il te tombe sur la gueule!
Finalement tu te retrouves coincée miraculeusement entre deux parois, tétanisée, tout ton poids sur 3 orteils qui glissent millimètre par millimètre parce que tout est recouvert de boue pendant qu'une chauve-souris te tourne autour...

Évidemment le guide te regarde et te dit " Ça va, t'es confort là? Enlève ta pédale! "
Ouiiiii... mais bien sûr!! comme dans mon canapé, tu me sers un whisky et j'te raconte une blague de cul !! A part que t'as le baudrier qui te refait un string, la sangle de torse qui te cisaille la poitrine et la jugulaire qui t’étrangle...

                                         

Enfin bref, si avec tout ça on aime quand même la spéléo c'est que c'est vraiment chouette!
A moins qu'en fait mon psy ait eu raison il y a 20 ans, quand je suis partie de son cabinet sans jamais y retourner, le jour ou il m'a dit que j’étais maso...
D'ailleurs je vais demander à passer direct au niveau supérieur 


Sonia Mouchart


 

lundi 6 mars 2017

Aven de la glacière


Sortie du 4 mars 2017
TPST : 5h30
Participants : Dgé, Alex, Denwal, Sybil



Nous avions tous envie de nous dégourdir les jambes en cavité, Alex a donc proposé la sortie de la glacière…Rendez-vous à 8h au club. Nous rejoignons donc Alex et Dgé avec Denwal...il pleut très fort ce matin. Nous préparons les affaires, et nous partons direction la moulière.

Avant de rentrer dans l'aven, nous nous sommes arrêtés au chalet de Dgé, situé juste à côté, afin de boire un petit café chaud gentiment concocté par Dgé. J'étais très contente, car je n'avais jamais vu le légendaire chalet ! Très chaleureux, accueillant, propices aux méditations et aux soirées d'hiver que l'on devine chaudes et animées. Nous mangeons tous un peu, puis nous reprenons la route.
Il y a de la neige tout autour, mais la progression en voiture se fait sans encombre jusqu'au trou... Cependant, il fait terriblement froid ! (Quel contraste avec la semaine dernière où il faisait si chaud et où nous sentions vraiment le printemps). Nous nous changeons le plus rapidement possible, et nous parvenons à l'entrée de la glacière, entourée de neige et nous-mêmes à moitié gelés.

L'entrée de la cavité est absolument magnifique. Très glissante à cause de la neige, mais sublime avec sa mousse verte parsemée de blanc et ses rivières de glace contre les parois, très impressionnantes, dans l'entrée. Nous progressons sans encombre jusqu'à la petite étroiture avant le ressaut de 4-5 mètres. Devant l'entrée du premier méandre, une immense stalactite de glace se trouve juste devant l'entrée, comme un gardien incongru et semble sortir du sol on ne sait comment. Denwal et Dgé ont dû le déplacer (pas facile, étant donné l 'envergure de la colonne qui devait m'arriver à la poitrine) de peur que celle-ci bouche l'entrée ou nous tombe dessus si d'aventure il lui arrivait de fondre. Nous continuons ensuite notre chemin.

Les passages se font tranquillement pour ma part. Je passe étroitures et méandres sans trop de difficultés (et j'ai toujours une petite pensée pour Paul qui m'a toujours dit « réfléchis avant de passer une étroiture » et « pense 3D ». Grâce à ses conseils avisés, je m'en sors toujours sans vraiment forcer). Idem pour les ressauts, jusqu'au puit chatière. Descente de celui-ci, ensuite l'autre. Tout se fait sans difficultés (mais je progresse aussi sous l'œil bienveillant de Dgé). Arrivée au grand puit, je m'équipe et me lance...le puit est magnifique. Assez impressionnant... (Même si je suis descendue dans le grand P.70 la semaine dernière, je tremblouillone). Je descends doucement. Alex et Denwal attendent patiemment dans le « salon ». La cavité est humide, et il me pleut dessus pendant la descente. Puis Dgé nous rejoint.

A l'entrée du prochain puit, nous constatons tous qu'il y a beaucoup d'eau. De crainte de fonte, de crue ou de pluie trop mouillante, nous décidons de monter jusqu'au câble, et de faire la galerie des lacs.

Premier passage difficile pour moi : j'ai horreur des vires. Mais Alex et Dgé sont patients. Alex m'attend au bout, ce qui me rassure. J'avance doucement en me concentrant sur mes mouvements pour ne pas trop mouliner. Je suis suivie par Dgé et Denwal, beaucoup plus rapides.

Nous progressons dans les méandres qui constituent la galerie afin de voir « le trou de la sécu » avant de se diriger vers les lacs. Ceux-ci sont très jolis, un peu boueux, la calcite de la roche est très variable, râpeuse, inégale et biscornue, comme des récifs effilés proliférant. J'ai vraiment l'impression de traverser « les entrailles » de la terre. Il faut grimper, se hisser, se glisser dans les boyaux et les étroitures...le paysage est très labyrinthique, offre de faux multiples passages, et s'ouvre sur de nombreuses artères. Il ne faut donc pas s'égarer ! Le puit (« trou de la sécu ») est très impressionnant. Très lisse, en contraste avec les méandres traversés. La calcite est très ronde, et on dirait que des coulées de boue ont coloré le trou et façonné la roche. Nous nous arrêtons un peu. Denwal reprends des forces avec une pizza, et Dgé me raconte alors son fameux « tullax ». J'ai marché comme une gamine de cinq ans, et j'ai évidemment crié, ce qui a beaucoup amusé Alex et Dgé.
Retour pour la galerie des lacs, nous suivons Dgé dans les méandres. Nous arrivons face à une étroiture assez délicate et en hauteur…. Nous passons tous avec difficulté et avec renfort de tortillements et de grognements. Mais les efforts valent le coup car nous arrivons aux lacs. Le premier est assez profond pour que nous ne le traversions pas (par flemmatite et peur de la froidure) Alex tente donc d'aller dans la seconde salle en escaladant horizontalement le bord...et arrive sans encombre dans l'autre chambre à gauche. Dgé, convaincu, le suit...à mon tour. Ce n'est pas évident de trouver des prises. Il faut de la force pour rester collé à la paroi et garder un bon équilibre dans une position peu évidente. Mais je passe avec quelques acrobaties sans tomber à la renverse. Nous arrivons dans une autre grande salle, très belle, avec un petit lac qui se jette dans un gouffre. La hauteur n'est pas très importante, mais nous n'avons pas de corde et il est trop dangereux de descendre. Au loin, nous pouvons distinguer une alcôve où se cache un autre lac. C'est très beau et majestueux. Nous contemplons cela quelques instants, mais il ne faut pas tarder, car il fait froid (et avec Alex nous sommes trempés). Il faut longer la paroi à nouveau. Alex, Dgé et Denwal réussissent cela très bien, mais bien entendu, je ne prends pas assez d'élan avec pour atteindre la rive d'en face, rate de quelques centimètres le bord et me retrouve la jambe dans l'eau…. ! Dgé a beaucoup rit. Il n'était « pas déçu d'être venu ». Dixit.

Le retour se fait plus rapidement qu'a l'allée (sauf l'étroiture en hauteur, passée magistralement par Denwal, tandis qu'Alex est resté immobile à cause d'un fou-rire quand il s'est coincé, la tête en bas les jambes en l'air).

Les puits se remontent facilement, même le puit chatière...Mais pour sortir de ce puit, quelle galère… j'ai bien cru me retrouver coincée comme un truc coincé. J'ai dû donc insulter à nouveau mon kit (qui n'étais pourtant pas bien lourd). Je pense même avoir un peu choqué Dgé qui m'a trouvé très vulgaire. (Pardon Dgé). Les passages d'étroitures sont plus difficiles au retour qu'à l'aller, et j'ai eu quelques moments assez délicats.

Parvenue enfin à l'entrée / sortie de la cavité, le tableau est superbe. Un grand silence, saupoudré de petites taches blanches...il neigeait ! La blancheur et le tourbillon des flocons ont donné à cette fin de sortie une tournure absolument magique et somptueuse. Quel délice de gravir ce paysage immaculé dans la douceur de la neige. Sous la neige, des branches parsemées de stalactites et stalagmites de glaces, transparentes et opalines, la mousse et les feuilles gelées. La pluie de flocons silencieux qui tombent doucement. La remontée fut magique. Le silence et le calme, sans âme qui vive, ont donné un charme particulier à cette sortie. J'ai passé du temps sous la neige (après les méandres, je ne sentais pas le froid) avant de me changer. Puis nous avons attendus le retour d'Alex et Denwal (qui déséquipait) bien au chaud en mangeant des gâteaux avec Dgé et en contemplant la neige tomber.



Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié cette sortie. Dgé m'a beaucoup amusé, et c'était, comme d'habitude, un grand plaisir de progresser avec Denwal et Alex (qui sont très patients avec moi !)

Sybil