Cavité: Aven de l'Ollivier - La Moulière
Date: Dimanche 11 Février 2018
Cadre: Sortie Section Jeune GSM
Heure d'entrée sous terre: 11h30
Heure de sortie: 16h00
TPST: 4h30
Profondeur: -87 mètres
Participants: Alex, Katia, Inès, Goran, Thomas
Par un beau dimanche ensoleillé, certain(e)s choisissent d'aller faire une rando raquettes... d'autres préfèrent emmener des jeunes explorer l'Aven de l'Ollivier!
C'est ainsi qu'Alex escorté de Katia pris soin de faire passer une journée mémorable à Inès, Goran et Thomas.
Comme le témoignent ces quelques images et la vidéos, ils ont tous été hautement satisfait du programme et en redemandent !
The Team
Entée en matière
Stalactites
La fameuse chatière
Notre benjamine Inès, 14 ans
Os de chauve-souris
Dernier puits avant la sortie
Enfin dehors!
Et pour terminer en mouvement, une petite vidéo dont le passage cocasse de la chatière devrait vous faire sourire! En tous cas, les explorateurs eux, ne l'ont jamais perdu, le sourire :)
NB: Cavité à accès réglementé. Réservation obligatoire.
Rentrer dans le Saint
Marcel, c'est un peu comme pénétrer dans un château... Grande grille en
fer qui s'ouvre devant une immense allée souterraine, où il convient de
marcher vouté, comme un signe de respect par rapport à la majesté du
lieu. Puis un couloir immense, que dis-je un couloir, un tunnel, une autoroute... une péninsule !! Ah pardon, je m’égare ;)
Dans
un premier temps on déambule à travers la partie aménagée pour les
visites touristiques, avec son lot de marches, rampes, échelles,
éclairages... S'ensuit le secteur scientifique doté de quelques
dispositifs et divers capteurs.
Conformément au reportage
"C'est pas sorcier" visionné la veille (très bien d'ailleurs! n'hésitez pas
à demander la référence à Alex) on peut repérer les coupes gouges
indiquant le sens de circulation de l'eau durant la
crise de salinité messinienne correspondant aux assèchements successifs
de la mer Méditerranée il y a 5 à 6 millions d'années, ce qui a permis
d'établir l'ordre de formation des différents réseaux.
Et
puis on marche, on marche, on marche encore... Bref, de la randonnée
sous terre. C'est bien simple, on a déroulé 8 km aller retour!!
Au
fur et à mesure que l'on s'enfonce dans les différentes galeries, nos
pas sont récompensés par les trésors concrétionnaires et la flore
minérale qui foisonnent sous nos yeux ébahis! Étant donné la longueur du parcours,
ce jour là, je conclus le marché suivant avec mes stratèges d'acolytes:
on marche sans s'arrêter jusqu'au bout, et on fait les photos sur le
retour. J'accepte cette proposition honnête et sensée qui en sus me
permet de gérer l'utilisation de la batterie de l'appareil photo, et de
mitrailler aux meilleurs endroits :)
Vous
n'en serez sans doute pas surpris, techniquement rien de bien spécial, à
part.... le Toboggan !! qui à l'inverse de ce que son nom pouvait
laisser supposer n'a rien de ludique... et qui - Oh tragédie, mystère
cauchemardesque inexpliqué - glisse en montée mais pas en descente ?!?!
A
l'aller il s'agit de remonter le Toboggan. Perrine me talonne sur la
même corde. Je passe la corde à tribord de ma cuisse droite: Avec la
tension créée par ma l'aguerrie spéléo qui me suis de prés, ça me
vrille, me décolle le crawl et me plaque le bassin à la paroi. Alors je
tente la position "corde entre les jambe" mais je suis courte sur
pattes et je me retrouve à cheval sur la corde qui redessine ma
séparation naturelle... ce qui est d'un inconfort sur lequel je vous passe
les détails ici !
- Perrine: "Ça va Sonia?"
- Sonia: "Bah tu vois, si je pouvais choisir un super pouvoir à cet instant, je prendrais la télé-transportation !!
Nous
arrivons tout de même au bout de ce long calvaire, qu'il faudra
fatalement franchir à nouveau, dans l'autre sens, soit en descente -
"heureusement" pensons-nous naïvement - ce qui devrait nous permettre
une revanche facile sur cet obstacle... Que nenni !! La corde épaisse,
vieille et pleine d'argile ne glisse pas du tout... J'aurais du faire un
zéro! Je me retrouve à faire peser tout mon poids ainsi que celui du
kit au fond du baudrier, à pousser sur la corde pour la faire ravaler
tant bien que mal par le descendeur et pratiquement à devoir rebondir
sur place pour pouvoir descendre de quelques malheureux centimètres...
En résumé extrêmement long et fastidieux à monter; encore pire à descendre.
Il
convient de rajouter que malgré un dénivelé net relativement faible,
l'enchainement quasi permanent de mounta-cala à fait exploser le
dénivelé cumulé et nous en a mis plein les guiboles. Sur les deux
dernières heures, j'avoue avoir mal aux orteils dans mes chaussures trop
rigides. Mais ça m'est égal, je suis heureuse, j'ai plein de photos dans la boîte :)
Assez râlé! Si on devait ne retenir qu'une chose: une magnifique
sortie dont j'ai échantillonné quelques sublimes souvenirs dans le
diaporama de 3min.40sec. ci-joint.
En avant-première pour vous ce soir, voici la bande-annonce du deuxième
et dernier volet de notre expédition ardéchoise, pour vous émoustiller :
Qu'avons
nous découvert le 4 Janvier 2018 dernière cette grille... au bout de cette corde... telle
est la question brûlante qui vous taraudera et vous empêchera de dormir
cette nuit. Le suspens est à son comble...!
NB: A visiter en hivers, car la présence de CO2 est fréquente.
Voici un bref résumé de la première excursion de notre séjour en
Ardèche, dans l'Aven de Noël, cavité à accès règlementé, grand classique
de la région, vous comprendrez pourquoi en découvrant les photos, dans le diaporama de 5 minutes ci-dessous pour lequel j'ai retenu pas moins de 90 photos...
Pour préserver un tel bijou, l'autorisation doit être demandée au
préalable en communiquant les No de licences pour pouvoir y pénétrer.
Pour l’anecdote, pas de pipi dans la cavité, "tout" doit être remonté.
Notre séjour fut grandement facilité grâce à Katia, que nous remercions
encore chaleureusement, qui nous a permis d'être logés gratuitement à
proximité des grottes; et bien sûr Alex et sa casquette de G.O. qui lui
va si bien!
En quelques mots:
Sur la magnifique route qui traverse la campagne
ardéchoise, entre Bourg Saint Andéol et Bidon, nous sommes escortés à
l'abord de la ferme du Mazet par deux beaux chiens jusqu’à l'entrée du
trou. A noter que l'équipement en s'amarrant à l'arbre (et non
directement à l'échelle) nous force à rajuster la première corde, mais
rien de grave.
Ordre de passage: Denwal pour équiper, suivi
d'Alex pour les derniers réglages, viennent ensuite Sonia (et l'appareil
photo) puis Katia qui ferme la marche!
Topologiquement parlant,
c'est d'emblée un étroit P31 suivi d'une petite main courante et d'un
ressaut de quelques mètres qui donnent accès à l'immense et vertigineux
puits en entonnoir de 90m qui garanti de belles sensations !!
Pour ma
part je garde un excitant souvenir de ce P90, mon plus profond puits à
ce jour; aussi bien à la descente, en apesanteur dans le vide, en fil
d’araignée pour le dernier tiers; qu'à la remontée, coupée en 3 par 2
fractios, que j'effectue en 50 minutes avec pour la première fois un kit
en ceinture (mi-kit... pardon) sans doute un record de lenteur!
Ensuite c'est la galerie principale (d'un développement approximatif de
650m, diamètre moyen supérieur à 10 m et certains plafonds à plus de
30m) à partir de laquelle s'articulent plusieurs autres galeries, toutes
aussi spacieuses et magnifiques les unes que les autres.
De grands volumes (salles, galeries, cheminées...)
De superbes concrétions multicolores (oui, j'étais sobre!!) à n'en plus
finir s'enchaînent sans temps mort du micro au macro (piliers, fleurs
de gypse, excentriques, fistuleuses, cierges, gours secs...)
Au sol,
gravier, galets, sable, aiguilles et argile (un peu quand même...)
rappelant les coraux, algues et éponges des fonds sous-marins.
Au plafond, des cratères, des éclairs, des étoiles rappelant la voute céleste.
Oui, je suis toujours sobre...!!
Il y avait même un cimetière de chauves-souris et un squelette de chauve-souris fossilisé (cf. dernière photo du diaporama).
On ne sait pas où donner de la tête ! (ni de l'appareil photo)
Le tout que l'on peut parcourir quasiment toujours debout, ce qui permet de garder ses forces intactes pour la remontée du P90.
A la sortie, le P90 créant un échelonnement de fait, une petite heure
sépare la première (moi) des derniers (qui déséquipent) mais il fait bon
et la voiture est à proximité. Je profite de ce moment pour livrer mes premières impressions à chaud, concernant cette sortie qui me laisse un souvenir impérissable, dans une interview de 40 secondes rapportée ci-dessous:
Épilogue: De retour à l'appart' et une fois douchée, j'ai mis mes
dernières énergies dans la préparation d'un bon plat de lasagnes maison
qui j'espère aura ravi tous les convives... car les Spéléos, ça mange !!
Concernant la sortie au Calernaüm du 10 Décembre, et pour faire suite à la vidéo postée le 21 Décembre, voici comme promis pour ceux qui n'ont pas accès à la page Facebook du Groupe Spéléo Magnan, quelques photos...
On s'équipe et on part à la recherche de l'entrée
White is white...
Paré !
On est quand même bien accompagné
Sur la route qui mène au trou
A ce moment là, on a encore le choix de renoncer
Et voilà l'entrée
Portrait:
Thomas, qui a fraichement rejoint les spéléo section jeunes, très
prometteur, et déjà "surclassé" effectue avec brio et bonne humeur sa
première "vraie" sortie.
La preuve qu'il fait meilleur à l'intérieur!
Ca sera peut-être très utile a la sortie. Et c'est aussi un bon repère d'enneigement.
Portrait:
Katia, qui fait sa première saison avec les spéléo Magnan, enchaine
avec bravoure et sourire des sorties dans des conditions plutôt rudes.
Point chaud
Au chaud sous la couverture de survie
Bougie Artisanale
Puits Pi (30 mètres)
Connaissez-vous la légende du fantôme du Cavernaüm?
Direction le centre de la terre, un trou humide et chaud
Et maintenant le plus difficile: la marche retour!
Le 10 décembre 2017 :
- Cavité: Calernaum (plateau de Calern)
- Départ 7h30 // Entrée: 10h30 // Sortie 17h00
- Temps passé sous terre: 6h30
- Profondeur: -80 mètres (eh oui, seulement... on n'a pas été trés rapide) quasiment exclusivement en verticalité, en une succession de 3 puits dont le plus profond, appelé Pi, faisait modestement 30 mètres.
- Difficulté: une petite vire aérienne. Mais surtout les conditions météo qui auraient bien pu nous empêcher de retrouver le véhicule et de redescendre sur Nice, à la sortie du trou à l'issue d'une marche retour d'une bonne vingtaine de minutes. Et 20 minutes c'est long quand on est trempé (car quand il neige dehors, ça ruisselle dedans) qu'il vente, qu'on sort de l'effort, qu'on est chargé et que le crépuscule approche...
- Avantage: Une cavité déjà proprement équipée. (merci les SophiTaupes! )
On a failli se transformer en Iceman mais le sourire est (presque) vite revenu une fois au chaud dans la voiture ;)
Il faut préciser que nous avions tous eu le choix... Les chutes de neige étaient prévues depuis plusieurs jours et pourtant l'alternative chocolat chaud et crêpes qui nous avait été proposée n'avait aucunement retenu notre attention... bande de maso que nous sommes!
On l'a voulu, on l'a eu!! Cavité à refaire dans de meilleures conditions climatiques pour pouvoir l'explorer durant au moins 3 heures supplémentaires, histoire d’atteindre les galeries, si nous sommes capables d'accélérer un peu la cadence. A remettre au programme!