But de l'exploration: relevé Topographique, fiche équipements, vérification sécurité accès et points d'encrage.
Arrivée sur les lieux 11h30.
L'entrée du puits est magnifique, elle se fait par la désescalade d'une doline recouverte de bryophytes.
Après un cours de topographie afin de maîtriser les différents instruments de mesure, Alex commença à équiper le puits, tandis que moi et Sonia prenions nos relevés Topographiques afin d'établir par la suite la topographie de la cavité.
Relevé topographique
L'entrée de la cavité se fait par un P18.
Pour des raisons de sécurité un Split a été rajouté par Alex afin de limiter le frottement de la corde dans le puits et un rocher qui bougeait à été dégagé.
La progression se fit tranquillement avec passage de quelques étroitures et petite escalade en fin de parcours.
15h30, petite pose déjeuner au fond de la grotte puis retour surface vers 18h00.
Je remercie Alex et Sonia pour leur motivation malgré l'absence des jeunes qui devaient nous accompagner. Merci à Alex de nous avoir initié à la topographie.
Sortie à rééditer avec le groupe jeune.
Mathieu F.
BONUS:
Résultat 2D et 3D du relevé topographique V-TOPO... pas si délirant!!
NB: A visiter en hivers, car la présence de CO2 est fréquente.
Voici un bref résumé de la première excursion de notre séjour en
Ardèche, dans l'Aven de Noël, cavité à accès règlementé, grand classique
de la région, vous comprendrez pourquoi en découvrant les photos, dans le diaporama de 5 minutes ci-dessous pour lequel j'ai retenu pas moins de 90 photos...
Pour préserver un tel bijou, l'autorisation doit être demandée au
préalable en communiquant les No de licences pour pouvoir y pénétrer.
Pour l’anecdote, pas de pipi dans la cavité, "tout" doit être remonté.
Notre séjour fut grandement facilité grâce à Katia, que nous remercions
encore chaleureusement, qui nous a permis d'être logés gratuitement à
proximité des grottes; et bien sûr Alex et sa casquette de G.O. qui lui
va si bien!
En quelques mots:
Sur la magnifique route qui traverse la campagne
ardéchoise, entre Bourg Saint Andéol et Bidon, nous sommes escortés à
l'abord de la ferme du Mazet par deux beaux chiens jusqu’à l'entrée du
trou. A noter que l'équipement en s'amarrant à l'arbre (et non
directement à l'échelle) nous force à rajuster la première corde, mais
rien de grave.
Ordre de passage: Denwal pour équiper, suivi
d'Alex pour les derniers réglages, viennent ensuite Sonia (et l'appareil
photo) puis Katia qui ferme la marche!
Topologiquement parlant,
c'est d'emblée un étroit P31 suivi d'une petite main courante et d'un
ressaut de quelques mètres qui donnent accès à l'immense et vertigineux
puits en entonnoir de 90m qui garanti de belles sensations !!
Pour ma
part je garde un excitant souvenir de ce P90, mon plus profond puits à
ce jour; aussi bien à la descente, en apesanteur dans le vide, en fil
d’araignée pour le dernier tiers; qu'à la remontée, coupée en 3 par 2
fractios, que j'effectue en 50 minutes avec pour la première fois un kit
en ceinture (mi-kit... pardon) sans doute un record de lenteur!
Ensuite c'est la galerie principale (d'un développement approximatif de
650m, diamètre moyen supérieur à 10 m et certains plafonds à plus de
30m) à partir de laquelle s'articulent plusieurs autres galeries, toutes
aussi spacieuses et magnifiques les unes que les autres.
De grands volumes (salles, galeries, cheminées...)
De superbes concrétions multicolores (oui, j'étais sobre!!) à n'en plus
finir s'enchaînent sans temps mort du micro au macro (piliers, fleurs
de gypse, excentriques, fistuleuses, cierges, gours secs...)
Au sol,
gravier, galets, sable, aiguilles et argile (un peu quand même...)
rappelant les coraux, algues et éponges des fonds sous-marins.
Au plafond, des cratères, des éclairs, des étoiles rappelant la voute céleste.
Oui, je suis toujours sobre...!!
Il y avait même un cimetière de chauves-souris et un squelette de chauve-souris fossilisé (cf. dernière photo du diaporama).
On ne sait pas où donner de la tête ! (ni de l'appareil photo)
Le tout que l'on peut parcourir quasiment toujours debout, ce qui permet de garder ses forces intactes pour la remontée du P90.
A la sortie, le P90 créant un échelonnement de fait, une petite heure
sépare la première (moi) des derniers (qui déséquipent) mais il fait bon
et la voiture est à proximité. Je profite de ce moment pour livrer mes premières impressions à chaud, concernant cette sortie qui me laisse un souvenir impérissable, dans une interview de 40 secondes rapportée ci-dessous:
Épilogue: De retour à l'appart' et une fois douchée, j'ai mis mes
dernières énergies dans la préparation d'un bon plat de lasagnes maison
qui j'espère aura ravi tous les convives... car les Spéléos, ça mange !!