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jeudi 30 août 2012

Aven du Salamandraum

Aven du Salamandraum
TPST : environ 8h
Participants : MaryAnnick, Léa, Alex

Départ de bonne heure pour cette sortie, rdv 7h45 chez moi pour être à 8h chez Léa. En route direction Gourdon avec un beau soleil qui a vite effacé les traces des orages de la veille.
Objectif de la journée, aller au fond pour faire découvrir à notre amie Léa, jeune spéléo du nord de la France, nos belles cavités des Alpes Maritimes. Pourquoi avoir choisi le Salamandraum ? Demandé à MA, je n’ai pas vraiment d’explication…
 
La descente se passe sans encombre, la chatière de -30 n’existe plus, de très nombreux passages ont été rééquipé pour faciliter le passage. Que du bonheur ! A par la BOUE, toujours aussi présente !!
En bas du dernier P50 nous décidons de prendre notre pause repas, après une longue réflexion sur le fait ou non de continué la progression nous décidons d’attaquer la remonté. Et oui il y en a qui bosse le lendemain !
 
Parlons-en de la remontée !! Boue, boue et re-boue, dans la figure, les cheveux, la sous combi, la bouche, les oreilles, le nez (ne me demandez pas comment elle a fait pour arriver là) mais aussi dans les bloqueurs… aie aie. Remonté assez pénible avec des bloqueurs coincés par la boue.
Sortie vers 19h avec un magnifique panorama sur la côte d’azur. Petite séance photos souvenir pour les filles et retour à la voiture en douceur ! Nous terminons notre aventure dans une petite pizzeria sur la route, histoire de se casser le bide avant la reprise du boulot !

dimanche 17 octobre 2010

Petite sortie (!!!) à l'aven du Salamandraum

Date : samedi 9 Octobre 2010
Participants : Marie-Annick, Ludo, Jean-Noel (ASBTP) et Paul (Magnan)
TPSTAAF : 12 heures (temps passée sous terre à avoir faim)

Rendez-vous à 9h30 à Gourdon pour aller purger des gros rochers en tête de puits dans le Salamandaum. Nous voilà prêts à descendre quand je me pose la question fatidique « dans quel kit va mon sandwich ? ». Réponse : « on n’en a pas pour longtemps, prends juste des barres céréales ».
Nous descendons à -170 m environ pour faire tomber le premier rocher au milieu du P30. Pendant que Jean Noël et Ludo jettent un sort à ce rocher, je décide de faire péter 2 ou 3 petites écailles qui m'avaient un peu fait ch... à l'aide d’une massette. BOOOUM !!! Ca fait un beau boum un gros rocher qui fait un vol de 30 mètres !
Après ce premier travail, nous continuons direction -250 m pour faire tomber un autre rocher. Arrivé en haut du deuxième P50... « waou !!! » Il est beau ce grand puits ! D'une dizaine de mètres de diamètre avec de magnifiques strates horizontales. Une fois en bas, le rocher ne fait pas long feu ! Nous cherchons le meilleur endroit pour équiper le dernier P50. Finalement il sera retenu une lucarne qui débouche dans le P50 en passant par un méandre. Ludo passe les spits pendant que je l'assiste ; après cela nous remontons avec un coup de stress pour moi, je n'étais jamais allé aussi bas.
La remontée fut longue et merci à mon petit bidou pour la réserve qui m’a permis de tenir pendant les 6 heures de remontée.
Sorti vers 0h30 mon sandwich n'a pas eu le temps de dire ouf une fois arrivé à la voiture !

Paul

jeudi 16 septembre 2010

Le retour des Magnan à l'aven du Salamandraum (avec l'ASBTP)

Date : dimanche 12 septembre 2010
Participants : Virginie, Agathe, Anaïs, Marie-Annick (ASBTP), Ludovic (ASBTP) Gilles et Paul
TPST : environ 7 h30

Après un réveille difficile suite à une soirée la veille... nous arrivons au rendez-vous à Près-du-Lac ou nous retrouvons Gilles, qui à la base devait faire une initiation à l'aven du Cresp. Finalement, l'initiation se déroulera avec nous au Salamandraum ou l'ASBTP m'a invité. Devinez pourquoi ? Il y a quoi dans ASBTP ? Faites un effort... ben BTP ! Nous irons ouvrir une lucarne repéré par Ludovic a -120. Dans l'objectif de trouver un moyen plus rapide et plus simple que celui déjà existant.
A l'entrée de l'aven du Salamandraum, je me rend compte que j'ai oublier mon Pantin. Je m'en passerai pour l'occasion. En continuant à déballer mon matos, là c'est le drame ! J'ai oublié ma sous combinaison !!! Les boules ! La rage même ! Après m'être traité de tous les noms d'oiseaux, je tente de descendre en caleçon et T-shirt sous ma combinaison... raide car non nettoyé la veille !
Anaïs part la première suivi de Ludovic puis Marie-Annick et moi. Pendant ce temps, Gilles fait réviser les techniques a ces deux initiés. Le puits d'entrée est très technique et marrant avec ses minis pendules. L'endroit que je redoute au dire de Michel est la chatière a -30... que je passe sans aucuns problèmes ! Se succède ensuite plusieurs puits très joli jusqu'à l'arrivé au lieu de la désob ou nous bossons pour ouvrir le passage. Gilles arrive un peu plus tard.
Peu après, c'est Anaïs qui passe la première pour allez voir se qu'il y a derrière. Une colonne empêche le passage. Il n'y a que elle qui peut passer pour allée voir se qu'il se trouve plus loin. Il y a une salle a gauche, un puits remontant à droite et une petite bulle plus loin. Elle redescend pour que l'on continu le travail d'ouverture.
A ce moment là, Marie-Annick et moi décidons d'amorcer la remonté car je commence a trembler (vu que je suis sans sous combi et qu'elle à froid) Nous arrivons dans le P20 au dessus du chantier et des lumières nous parviennent. C'est Gilles et ses initiés. Pendant que l'équipe de Gilles remonte à son rythme, je remonte à la surface avec Marie-Annick en 2h30 environ, sans encombres.
Sortie vers 18h30 pour nous, 19h30 pour les autres. Retour au parking et fin de ma première désob !

Paul

mercredi 20 février 2008

Pensées du Salamandraum

Date : samedi 16 et dimanche 17 février 2008
Participants : Ludovic et Xavier (ASBTP) ; Gilles et Michel (Magnan)

27h30, c'est le Temps Passé Sous Terre de ma dernière sortie au Salamandraum avec Gilles, Ludovic et Xavier
27h30, c'est juste 20h de plus que ma journée de travail... que j'ai déjà trouvée interminablement longue
27h30, dont à peine 10h pour remonter parce qu'on n’en pouvait plus, c'est aussi plus long que ma journée de travail
27h30, non-stop, sans aucun repos au camp de base, uniquement des petites pauses, c'est du délire
27h30 sous terre, dans le noir avec un acéto souvent récalcitrant parce que manque d'eau, manque de carbure ou manque d'air, ou les trois à la fois
27h30 à ramper dans de l'eau boueuse, à franchir des méandres boueux, à marcher sur des tas de boues, à grimper une véritable montagne de boue et enfin, n'oublions pas les cordes boueuses à la remontée qui empêchent nos satanés bloqueurs de remplir leurs fonctions premières
27h30 à s'exploser tous les muscles ou os sur des arêtes rocheuses, ou simplement parce que la pratique l'exige
27h30 à concevoir puis franchir à plusieurs reprises une vire démentielle (passage très dur) au dessus d'une galerie partiellement noyée
27h30 à porter 2 perfos plus 3 batteries, les litres d'eau, la bouffe (dégueulasse pour ma part, car trempée/boueuse) plus tout le reste
27h30 non-stop, je l'ai déjà dit, mais je le répète
27h30 pour faire de la première, on le paye physiquement très cher, mais ça n'a pas de prix
27h30, c'est long, mais le temps passe si vite que l'on ne s'en rend pas compte
27h30, nous ne retournerons pas tout de suite au Salamandraum, mais peut-être plus tôt que prévu et certainement aussi long la prochaine fois
27h30, je m'en vais dormir pour mieux méditer

La spéléo peut rendre complètement dingue

Michel

dimanche 27 janvier 2008

Salamandraum (premier acte avec l'ASBTP)

Date : Samedi 26 Janvier ET Dimanche 27 Janvier 2007
Participants ASBTP : Florence, Ludovic et Jean-Noël
Participants Magnan : Gilles et Michel
TPST : 20 heures

Le Salamandraum... combien de fois l'aie-je entendu... « Et c'est génial, faut que tu vienne... oubli les autres trous... on a un lac à franchir... on a besoin de vous (Magnan) » Trop de fois sans doute depuis quelques semaines. Mais il faut reconnaitre que la campagne de promotion massive orchestrée par Ludovic et Anaïs à porté ses fruits : 2 Magnans, Gilles et moi-même seront de la partie cette fois-ci.

Mais attention, cher lecteur et lectrice, ignorant tout de cette cavité ; cette invitation -que l'on pourrait qualifier de réquisition- porte sur une exploration d'une vingtaine d'heures... Ah oui, to de suite, ça calme les esprits. 20h (voir plus), c'est long... très long. Mais me dit-on, il y a un camps de base et l'on pourra dormir un peu. Ça tombe bien, je n'avais jamais encore dormi sous terre. Dernier point, hiver et température inhospitalière oblige, nous choisissons de rentrer sous terre aux alentours de 16h et d'en ressortir le lendemain à la même heure.

16h arrive... et 5 spéléos plongent tête baissé dans les profondeurs du Salamandraum. Je ne connais pas la topographie sur le bouts des doigts donc je vais faire succincts. Les puits s'enchainent, il n'y en a pratiquement pas d'étroits, tous sont de tailles confortable. Sauf bien sur les fonds de puits. Là, c'est une toute autre histoire. De belles et profondes mares de boue liquide nous tende les bras de temps à autre. Bon, je fais le mesquin, mais j'étais parfaitement au courant du degré de propreté du Salamandraum : proche de zéro ; on s'en met de partout, rapidement et tout le temps. Dans la série « passages pourris », la cavité recèle aussi ses petites perles. Et c'est parti pour un ramping à plat ventre dans de la boue... et encore un... et un de plus, avec de l'eau cette fois-ci. Bon, tout n'est pas négatif, loin sans faut, puisque nous avons pu avoir l'occasion de descendre trois P50 dont deux à la suite et un particulièrement beau. Enfin, le fond approche. Encore un ramping très sympathique dans une flaque boueuse et nous voilà au camp de base (-330m je crois me souvenir). L'heure du repas à sonné. Nous avons mis 4h pour descendre.

La suite se poursuit dans des galeries très sombre, la faute à une roche de couleur noir. Première intersection : 2 choix possibles, l'un des deux n'a jamais été exploré (sauf ce soir là, mais je reviendrai sur ce point). Quelques minutes, autre dilemme : 3 intersections dont 2, très peu exploré ! Nous prenons le chemin le plus connu pour l'instant (et aussi notre but) Après un passage de vire assez glissant, nous débouchons à l'entrée d'un lac étroit (1m20) mais long (40m) Le lac obstrue totalement la galerie. Anaïs et Ludovic avaient déjà franchi auparavant ce lac en combinaison néoprène. La suite est connu et reste très importante. Cela dit, il nous est impossible d'enfiler tous des combinaisons néoprène. Il y a un plan : un bateau gonflable. Résultat ? Echec total au deuxième passage, le bateau se perce, ce qui vaudra comme nom (pour l'instant) le « Boyau de l'Epave ». Changement de tactique, place au Plan B : concevoir une vire qui nous permettrait de franchir le lac à sec. Pendant que Jean-Noël et moi-même nous mettons à l'œuvre, les trois autres iront réaliser un peu de topographie dans une des intersections non exploré.

Je vais d'abord parler des bâtisseurs de vire. Jean-Noël et moi-même. Le travail est harassant, fatiguant voire démentiel. En effet, faute de prise au sol à sec, et désirant au maximum ne pas trop se tremper (de l'eau jusqu'au nombril), nous voilà obliger de forcer comme des Romains pour accomplir notre tâche. 3 heures plus tard. Au bout de 11 spits plantés, nous avons parcouru une dizaine de mètre... sur 40m en tout ! Epuisé, nous regardons notre travail : il faudra retendre toute la vire, la corde n'est pas assez tendu... Quand à la suite, elle est pire que le début ! Le lac et un peu plus large, beaucoup plus profond et il n'y a plus ses minuscules bouts de roche si salvateur qui nous permettaient de rester plus ou moins debout. Bref, nous avons fait le plus facile jusqu'à présent ! Bien, n'ayant plus assez de spits, de charge sur perfo et de force, nous rebroussons chemin vers le camp de base. Que faire pour franchir le lac ? à la nage ? En concevant une vire digne d'une via-ferrata ? Percer en combi néoprène ? Acheter un nouveau bateau ? Siphonner le lac ? Un peu plus tard, nous rejoignons l'autre équipe qui partait à notre rencontre. On se retrouve et direction le camp de base pour se restaurer.

On se re-sépare en deux groupes une nouvelle fois. Premier groupe ; Florence, Jean-Noël et moi-même tentons désespérément de dormir un peu (sans succès) sur un sol froid, dur, inconfortable et de surcroit très faiblement réchauffer par deux malheureuses acéto qui peines à survivre faute de carburant. De merveilleuses conditions pour dormir, n'est-ce pas ? Second groupe ; les deux allumés de la première - Ludovic et Gilles et plus tard rejoint par Jean-Noël - qui finiront par découvrir un puits d'une vingtaine de mètre (non descendu)

Un peu plus tard... Tout le monde se rejoint au camp de base pour se restaurer une dernière fois. Il est 7 heures du matin et nous commençons la remontée tous ensemble. De nouveaux le puits, de nouveaux les étroitures boueuses ; mais finalement, nous mettrons un temps assez correct pour regagner la surface : seulement 5 heures avec en prime le beau temps et des températures accueillantes pour un mois de Janvier. Alors, notre avis, Gilles et moi-même en tant que Magnan : physiquement dur et complètement pourri (je parle de la boue), mais l'énorme potentiel du fond mérite bien quelques sacrifices...

Michel