mercredi 10 janvier 2018

Aven du Sans Pascal - pour clore l'année en beauté !

Aven du Sans Pascal - pour clore l'année en beauté !
30 Décembre 2017


Participants: Alex, Denwal, Katia, Sonia


Départ Magnan : 9h30
Heure d'entrée : 11h30

Premier binôme - Denwal, Sonia
Heure de Sortie : 22h30
TPST : 11 heures
Profondeur : - 200 mètre

Deuxième binôme - Alex, Katia
Heure de sortie : 23h30

TPST : 12 heures
Profondeur : - 283 mètres





Il faut dire qu'aller au Sans Pascal est une sortie mythique quand on est un "Magnan".
Cette cavité, découverte par Renaud à l'époque, et comme son nom l'indique, sans Pascal (demander aux anciens pour l'histoire avec un grand H) a donné beaucoup de fil à retordre aux explorateurs pendant des années avant d'avoir accès à l'ensemble du réseau dans les conditions actuelles.
C'est une cavité très intéressante sur le plan technique, qui rassemble l'ensemble des configurations qu'un spéléo se doit de connaitre pour progresser en toutes circonstances (puits, méandres, vire, pendules...) et surtout beaucoup, beaucoup d'argile... ce qui donne parfois l'impression d'évoluer dans un pot de Nutella
C'est donc en cette fin d'année, après avoir fait mes armes sur finalement assez peu de cavités, ayant été initiée en Juillet, et fraichement licenciée, que je me lance à l’assaut du Sans Pascal!



Pour annoncer la couleur, la marche d'approche de 20-30 minutes sur un sentier en lacets raides met tout le monde d'accord et donne bien chaud.

Durant la première partie de l'explo, on enchaine une série de puits (dont le puits Yahoo) atteignant jusqu’à 30 mètres et de vires assez ardues pour la néophyte que je suis (dont le Cliffhanger, dont la corde fut changée dès l'aller). On arrive ensuite au lac, en réalité une belle grosse flaque ambitieusement baptisée ainsi, qui se trouve à -130 mètres, et on poursuit jusqu'au Camp, situé lui a -200 mètres, encore équipé de quelques casseroles, de matériel de désob. et de brosses bien utiles pour nettoyer ses bloqueurs pleins d'argile dans une petite retenue d'eau naturelle. C'est là que nous prenons notre repas, après déjà plus de 4 heures de progression.

Il est environ 16h quand le quatuor se scinde après avoir repris des forces: Alex emmène Katia, avide de découvertes, plus loin. Alors que Denwal et moi choisissons d'entamer la remontée.

Alex et Katia descendent le puits du Chameau pour aller explorer la partie aval et rejoignent finalement la rivière qu'ils longent sur une centaine de mètres avant de faire demi-tour, après la salle du Crétacé située à -290 mètres, pour remonter vers le Camp où ils nettoient leur matériel comme bon se doit. Leur excursion supplémentaire aura duré 2 heures environ.


A ce même moment Denwal et moi nous trouvons à environ un tiers de notre remontée. Denwal à récupéré la corde usée du Cliffhanger au passage, et nous continuons notre ascension tranquillement en reprenant un peu de carburant sous forme d'une barre de céréales, avant de grimper le puits de 30 mètres.
Plus tard au sortir du puits du saucisson, je lève les yeux et j’aperçois des étoiles en haut du dernier puits de 9 mètres... bientôt la sortie! Denwal récupère les sacs de vêtements secs en bas du premier puits et sors vers 22h30 avec pas moins de 6 sacs au bout de sa ceinture.



En attendant le deuxième binôme, on se change et on rassemble quelques brindilles pour faire un feu. Finalement, à peine une grosse heure plus tard, le deuxième binôme nous rejoint sous la voute étoilée d'un ciel parfaitement dégagé. En totale opposition avec le Calernaum, il fait bon et il n'y a pas de vent.

Je suis certaine que vous connaissez tous la prochaine étape...? La marche retour!! mais ça passe quand même mieux en descente qu'en montée

Ci-dessous la vidéo avant/après, sans hélas d'image sous terre car vous l'aviez compris, nous n'avions pas d'appareil photo... Il faudra donc que vous alliez voir de vos propre yeux ! (et jambes et bras...!!)




Sonia M

Gourdon en contre-bas
La fine équipe
Monsieur le guide
Entrée de la cavité
On s'équipe
Un sourire qui en dit long !

La gadou, la gadou...
Même pas fatiguée ;)



lundi 8 janvier 2018

Aven du San pascal

Date : 17/12/2017
Aven du Sans pascal
Participants : Pierre-André, Cyril ( gs magnan) Antoine et Paul 
TPST : 10h

Vidéo réalisée par Cyril :


dimanche 7 janvier 2018

Aven du Calernaum (suite et fin)

Concernant la sortie au Calernaüm du 10 Décembre, et pour faire suite à la vidéo postée le 21 Décembre, voici comme promis pour ceux qui n'ont pas accès à la page Facebook du Groupe Spéléo Magnan, quelques photos...
 On s'équipe et on part à la recherche de l'entrée

 White is white...

 Paré !

 On est quand même bien accompagné

 Sur la route qui mène au trou

 A ce moment là, on a encore le choix de renoncer

 Et voilà l'entrée

 Portrait: Thomas, qui a fraichement rejoint les spéléo section jeunes, très prometteur, et déjà "surclassé" effectue avec brio et bonne humeur sa première "vraie" sortie.

 La preuve qu'il fait meilleur à l'intérieur!

 Ca sera peut-être très utile a la sortie. Et c'est aussi un bon repère d'enneigement.

 Portrait: Katia, qui fait sa première saison avec les spéléo Magnan, enchaine avec bravoure et sourire des sorties dans des conditions plutôt rudes.

 Point chaud
 Au chaud sous la couverture de survie

 Bougie Artisanale

 Puits Pi (30 mètres)

 Connaissez-vous la légende du fantôme du Cavernaüm?

 Direction le centre de la terre, un trou humide et chaud

Et maintenant le plus difficile: la marche retour!

jeudi 21 décembre 2017

Aven du Calernaum

Le 10 décembre 2017 :
- Cavité: Calernaum (plateau de Calern)
- Départ 7h30 // Entrée: 10h30 // Sortie 17h00
- Temps passé sous terre: 6h30
- Profondeur: -80 mètres (eh oui, seulement... on n'a pas été trés rapide) quasiment exclusivement en verticalité, en une succession de 3 puits dont le plus profond, appelé Pi, faisait modestement 30 mètres.
- Difficulté: une petite vire aérienne. Mais surtout les conditions météo qui auraient bien pu nous empêcher de retrouver le véhicule et de redescendre sur Nice, à la sortie du trou à l'issue d'une marche retour d'une bonne vingtaine de minutes. Et 20 minutes c'est long quand on est trempé (car quand il neige dehors, ça ruisselle dedans) qu'il vente, qu'on sort de l'effort, qu'on est chargé et que le crépuscule approche...
- Avantage: Une cavité déjà proprement équipée. (merci les SophiTaupes! )


On a failli se transformer en Iceman mais le sourire est (presque) vite revenu une fois au chaud dans la voiture ;)
Il faut préciser que nous avions tous eu le choix... Les chutes de neige étaient prévues depuis plusieurs jours et pourtant l'alternative chocolat chaud et crêpes qui nous avait été proposée n'avait aucunement retenu notre attention... bande de maso que nous sommes!
On l'a voulu, on l'a eu!! Cavité à refaire dans de meilleures conditions climatiques pour pouvoir l'explorer durant au moins 3 heures supplémentaires, histoire d’atteindre les galeries, si nous sommes capables d'accélérer un peu la cadence. A remettre au programme!




Sonia M

https://www.youtube.com/watch?v=FX-hAwoMIDI&feature=youtu.be

jeudi 16 novembre 2017

Aven de l'Air Chaud

Aven de l'Air Chaud, Saint-Vallier, 
15 Oct. 2017 
Participants  GSM : Sonia, Katia, Aurore, Denwal, Sybil et Alex.
TPST : 5 heures


Certes avec un mois de retard mais un souvenir encore parfaitement ancré, quelques mots sur cette dernière sortie en cavité afin de pérenniser ce souvenir.


Départ du club à une heure acceptable y compris pour les lèves tard dont je fais partie, profitant du fait que la localité se trouve seulement à une heure de route de Nice et que la difficulté modérée de la sortie, adaptée à un groupe incluant des nouvelles recrues, laisse présupposer un temps sous terre raisonnable.


L'entrée se laisse trouver sans trop de difficultés. Petit-contre temps cependant avant d'entrée dans la cavité: un binôme est détaché pour aller chercher un téléphone oublié dans le véhicule afin de signaler notre activité. En attendant les chargés de missions, c'est le moment idéal pour les autres de revoir les techniques de base autour d'un arbre, histoire de s'échauffer les doigts sur le descendeur et les mousquetons.


Midi. Il est temps de se lancer!
Le parcours s'amorce par de belles étroitures, suivies d'emblée par une série de méandres et de boyaux à traverser en "ramping" et, après une juste dose de désescalade, un premier rappel débouchant sur une vaste sale qui sera celle du déjeuner... Salle qui se révèlera également être le lieu d'un point chaud mis en place pour permettre à l'une des participante de s'installer confortablement le temps de reprendre des forces. L'un des guides s'assure de sa bonne récupération physique et psychologique avant d'amorcer la remontée avec elle, ce qui au passage lui permet de réviser ses techniques de secours; tandis que le reste du groupe poursuit la progression jusqu'au prochain puits de 20 mètres qui constituait l'objectif tacite minimum. Objectif qui fut atteint sereinement malgré la scission de l'équipe. Ceux qui auront progressé jusqu'à là ne s'attardent néanmoins pas et rebroussent chemin aussitôt touché le fond du puits, histoire de regrouper les effectifs au plus vite et d’aboutir à une sortie de grotte simultanée. Chose qui sera exécutée avant les 17h, le sourire aux lèvres pour tous.

On retiendra de cette sortie la diversité des paysages et la variété des modes de progression; un niveau de difficulté intermédiaire qui a permis à tous de progresser (presque) sans stress mais tout en faisant du sport... et surtout l'envie d'y retourner pour repousser l'objectif plus loin et, qui sait, arriver jusqu'à la rivière souterraine.

On se rappellera également qu'il est bon de savoir laisser ses soucis a l'entrée du trou pour pouvoir se concentrer sur les obstacles à franchir... mais ce conseil est loin de se restreindre à la spéléologie. Quoi que l'on fasse il faut pouvoir mettre les pensées parasites entre parenthèses pendant un temps pour pouvoir se concentrer sur le moment présent. Évidemment nul n'a dit que c'était chose aisée... Carpe Diem!

Sonia Mouchart






jeudi 12 octobre 2017

Grotte de Pâques

Dimanche 8 octobre 2017 :
Grotte de Pâques
TPST : 4 heures

Petit retour en image de la sortie de dimanche dans le cadre des Journées Nationale de la Spéléo. Les jeunes spéléo Magnan ont pu faire découvrir aux parents le milieu sous-terrain.

Alex










mercredi 20 septembre 2017

Aven de l'Olliver

Samedi 9 septembre 2017

Participants : Alex VDK, Tom VDK, Sarah, Perrine et Sonia

TPST : environ 3h30

J'ai testé pour vous - Expérience Spéléo

Pour résumer l'affaire: un effort soutenu de plusieurs heures, au fond d'un gouffre, c'est à dire dans l'obscurité, avec la faim et l'envie de pisser et le froid et l'humidité pour te le rappeler, ainsi que la compression de ta vessie dans les étroitures ou tu te glisses...
                     
Le passage filmé était le plus "drôle, amusant, facile" puisqu'on avait le luxe de pouvoir sortir la caméra tranquille... pour le reste, parfois impossible de plier son bras ou tourner sa tête, alors t'imagines que sortir l'appareil photo d'une poche c'est un peu comme envisager de demander à une licorne qu'elle te fasse un gâteau au chocolat...

Parfois au contraire t'es suspendu dans le vide par une corde au dessus d'un puis... et à partir de 20 mètres la corde commence à faire effet ressort à chaque mouvement. C'est là que tu te dis " j'avais dit ok pour spéléo, pas pour saut à l’élastique !! "

Pour l'ambiance, dans la progression y'a le mec derrière toi qui est en train d’émettre des grognements tellement suspects que te demandes s'il a de gros problèmes gastriques ou bien s'il est en train de se faire égorger par une araignée mutante, et le mec devant qui est en train d'insulter les éléments tellement il est en galère. Toi t'es au milieu et tu demandes au guide comment tu fais pour bouger tellement tu vois pas de solution et la réponse c'est "article 22: tu te démerdes..."
                             
Là, t'a envie de hurler de détresse mais tu te retiens quand même par crainte que la résonance fasse se décrocher un caillou et qu'il te tombe sur la gueule!
Finalement tu te retrouves coincée miraculeusement entre deux parois, tétanisée, tout ton poids sur 3 orteils qui glissent millimètre par millimètre parce que tout est recouvert de boue pendant qu'une chauve-souris te tourne autour...

Évidemment le guide te regarde et te dit " Ça va, t'es confort là? Enlève ta pédale! "
Ouiiiii... mais bien sûr!! comme dans mon canapé, tu me sers un whisky et j'te raconte une blague de cul !! A part que t'as le baudrier qui te refait un string, la sangle de torse qui te cisaille la poitrine et la jugulaire qui t’étrangle...

                                         

Enfin bref, si avec tout ça on aime quand même la spéléo c'est que c'est vraiment chouette!
A moins qu'en fait mon psy ait eu raison il y a 20 ans, quand je suis partie de son cabinet sans jamais y retourner, le jour ou il m'a dit que j’étais maso...
D'ailleurs je vais demander à passer direct au niveau supérieur 


Sonia Mouchart