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mercredi 17 novembre 2010

Aven du Lapin

Date : dimanche 14 Novembre 2010
Participants : Olivier, Valérie, Roxane, Maëlle, Gilles, Fred, Christian, Damien, Paul, Michel et Michel
TPST : 2 heures
Commune : Roquefort les Pins

La spéléologie n'est pas forcément réservée aux sportifs aguerris. Preuve en est encore une fois avec l'initiation d'Olivier. En effet, Olivier a une prothèse de jambe. On pourrait penser à tort que la découverte du monde souterrain lui est impossible, exception les grottes touristiques aux chemins bétonnés et balisés. A tort donc. Son initiation aura lieu certes dans une cavité d'initiation mais dans un aven avec puits profond et autres étroitures joyeuses.
Rendez-vous est fixé au local de Magnan, 9 heures. Une fois le matériel récupéré, la petite troupe démarre en direction de la Colle sur Loup. En chemin, avec l'aide de Paul j'explique à un Olivier quelque peu inquiet les subtilités du monde souterrain...

Arrivés au parking, les préparatifs commencent. Bien que la piste soit praticable en voiture, on ira à pied jusqu'à l'entrée de la cavité perdue dans la forêt. Nous équipons Olivier et Roxane dont c'est aussi la première sortie sous terre. Dernières explications de Christian sur les règles de sécurité et c'est parti. Un quart d'heure plus tard, nous sommes devant l'entrée de l'aven du Lapin, une grille de métal en protège l'entrée. La topographie de cet aven est simple. Un large puits circulaire et profond de presque 30m dès le début !
Plus l'équipement progresse (dont un palan qui ne servira à rien) et plus Olivier semble inquiet. Afin de sécuriser le dispositif, nous installons 2 cordes dans le puits. Il sera ainsi possible à deux personnes de descendre en tandem. Je me lance le premier avec Christian. Fred accompagnera Olivier ; Gilles sera avec Roxane ; Maëlle, Valérie et Paul suivront ensuite. Au fond du trou, pendant que Christian éclairera l'ensemble du puits, je serai chargé de diriger Olivier et Roxane vers un espace beaucoup plus plat. En effet, le sol n'est guère plat parmi les éboulis. Tout va bien et l'appréhension d'Olivier a disparu... pour quelques minutes !


Prochaine étape, un beau passage étroit. La contorsion n'est guère évidente pourtant tout le monde passe. Ensuite, au milieu d'un amas de rochers, de boue et de jolies colonnes et draperies de calcaire, nous progressons vers le fond. Nous nous relayons avec Fred, Gilles, Paul et moi-même pour aider Olivier. Une dernière montée assez raide et nous touchons le fond. Pour Olivier en tout cas. Le chemin suivant est en effet assez étroit... et boueux ! Accompagné des filles, Gilles ira malgré tout jeter un coup d'oeil dans ce boyau qui retourne dans la salle précédente mais à un autre endroit. Nous les rejoignons avec Olivier à ladite sortie. Histoire de parfaire l'initiation de Roxane, celle-ci aura droit malgré elle à un bizutage de boue sur le visage.

C'est l'heure du retour. De nouveau, nous repassons par la fameuse étroiture. Chacun de nous se positionne à un point stratégique pour aider Olivier. La sortie n'est guère évidente, il faut en sortir en glissant sur le dos et en poussant sur les jambes. Maintenant, c'est l'heure de la remontée... Mais comment remonter ? Nous expliquons la démarche à Olivier qui retrouve quelques inquiétudes. Bien sûr, on pourrait le remonter à l'aide d'un palan, mais ce n'est pas le but. Olivier pourra s'en sortir tout seul comme n'importe quel spéléologue. Nous lui expliquons les manœuvres, simples au demeurant mais il faut une certaine coordination des mouvements pour progresser. Comment fonctionne le Croll ? Et la poignée ? A quoi sert la pédale ? Comment monter sans se fatiguer ? Une technique pas forcément évidente pour un novice. Fred passera le premier avec Olivier. A la surprise générale, Olivier s'en sortira parfaitement ! Pas le cas de Roxane qui mettra un peu plus de temps pour remonter. Je remonterai avec Maëlle qui progressera rapidement à mon grand étonnement (non, je n'ai pas remonté lentement !) Valérie et Fred ensuite. Paul en dernier.

A la surface, il pleut mais la bâche installée avec minutie par Damien et Michel nous protège heureusement. Pause casse croûte et retour vers les voitures une fois la pluie stoppée. Retour au local de Magnan, la tête certainement remplie de paysages souterrains, Olivier n'a eu qu’une envie : recommencer.

Michel

lundi 1 décembre 2008

PERIPETIE DU LAPIN

Participants : Cyril, Laetitia, Fred et Christian

Initialement nous devions être 6 personnes pour cette sortie, mais vue la pluie que nous avons eu sur la région ce dimanche, deux ont préférés leur couette que la combinaison. C' est sur le coup de 10 heures 15 que nous quittons le locale pour Roquefort les pins. La pluie tombants très fort, Laetitia, par téléphone, me demande si nous ne pourrions nous rendrent à la Mescla; discutions que nous avions déjà eu avec Fred; je lui fait savoir que non, Béa, étant notre relais, est au courant pour le Lapin, et puis si il pleut sur Nice, il ne peu que tomber de la neige sur Roquefort.

Sur place, la pluie ne tombe pratiquement pas, seul quelques coup de tonnerre nous rappel que nous somme en automne. nous nous changeons, puis sur le chemin menant à l' aven du Lapin, je me souvient d' un petit aven que j' ai repérais il y a quelque temps, qui n' a ni de marque ni de numéro. Je le fait savoir à mes partenaires, et il n' est pas la peine de leurs dire deux fois pour que nous retrouvions tous à l' entrée de l'antre. Avec Fred, nous sondons la profondeur avec nos lampes ; Fred découvre un vieux spit. il y fixe une plaquette et installe la tête de corde sur le pied d'un arbre juste à coté.

Je regarde de nouveau et prend la décision de faire la descente en désescalade. lorsque je touche le fond, j'estime la profondeur à pas plus de 4 mètres. quelques petites concrétions ornent la cavité. Sur l'ouest de la cavité, ce trouve un petit méandre qui devient vite impénétrable. Au sol, sous le puits, ce trouve un très gros bloc qui doit cacher une suite, si tenté qu' il y en ai une, car il n' y a aucun courant d'air. Nous descendons tous, sauf Laetitia, pour jeter un oeil à ce petit trou.

C'est vers 12 heures 30 que nous arrivons à la tête de puits du Lapin. Fred fait l' équipement, et je descend le puits, qui est magique avec l'eau qui pleure de partout. Je suis rejoint par Cyril, puis Laetitia et Fred.

Nous laissons notre matériel de progression verticale dans un coin, puisqu'il ne nous servira à rien pour la suite. Nous passons l'étroiture qui nous emmènent à la grande salle, et là nous sommes accueillies par le petit lac qui est rempli d'eau. Je le passe en me mouillant jusqu'à mi-cuisses. Fred le passe en ce prenant pour une chauve-souris, Laetitia, après moulte réflexions, ce jette à l' eau; quant à Cyril, il fait les photos, les photos et les photos.

Nous visitons la grande salle, sans toute fois faire le réseau du bas, car je connais bien cette cavité, et je soupçonne la présence de Co2 dans la partie terminal.

C'est vers 13 heures 45 que nous nous retrouvons dehors ou la pluie tombe, juste de quoi nous laver derrière les oreilles. Nous devions faire la baume St. Pierre, mais c'est en commun accord que nous y renonçons.

Nous nous changeons toujours sous la pluie, sauf moi qui me change dans le coffre de ma Clio, puis nous prenons la route de Gourdon ou, nous constatons que la grotte de l'Ours coule énormément. Pour le retour, Fred et Laetitia, passe par le col de Vence pour voir la neige. Etant chaussé en pneu route, je ne prend pas le risque de les suivre, et c'est avec Cyril, que nous prenons la route de Pré du lac, et que je montre à Cyril, ce qu'il reste de la grotte de la Sarré.

Nous nous retrouvons tous au club, et chacun reprend sa route, et sa vie citadine.

Christian STARCK