mercredi 20 septembre 2017

Aven de l'Olliver

Samedi 9 septembre 2017

Participants : Alex VDK, Tom VDK, Sarah, Perrine et Sonia

TPST : environ 3h30

J'ai testé pour vous - Expérience Spéléo

Pour résumer l'affaire: un effort soutenu de plusieurs heures, au fond d'un gouffre, c'est à dire dans l'obscurité, avec la faim et l'envie de pisser et le froid et l'humidité pour te le rappeler, ainsi que la compression de ta vessie dans les étroitures ou tu te glisses...
                     
Le passage filmé était le plus "drôle, amusant, facile" puisqu'on avait le luxe de pouvoir sortir la caméra tranquille... pour le reste, parfois impossible de plier son bras ou tourner sa tête, alors t'imagines que sortir l'appareil photo d'une poche c'est un peu comme envisager de demander à une licorne qu'elle te fasse un gâteau au chocolat...

Parfois au contraire t'es suspendu dans le vide par une corde au dessus d'un puis... et à partir de 20 mètres la corde commence à faire effet ressort à chaque mouvement. C'est là que tu te dis " j'avais dit ok pour spéléo, pas pour saut à l’élastique !! "

Pour l'ambiance, dans la progression y'a le mec derrière toi qui est en train d’émettre des grognements tellement suspects que te demandes s'il a de gros problèmes gastriques ou bien s'il est en train de se faire égorger par une araignée mutante, et le mec devant qui est en train d'insulter les éléments tellement il est en galère. Toi t'es au milieu et tu demandes au guide comment tu fais pour bouger tellement tu vois pas de solution et la réponse c'est "article 22: tu te démerdes..."
                             
Là, t'a envie de hurler de détresse mais tu te retiens quand même par crainte que la résonance fasse se décrocher un caillou et qu'il te tombe sur la gueule!
Finalement tu te retrouves coincée miraculeusement entre deux parois, tétanisée, tout ton poids sur 3 orteils qui glissent millimètre par millimètre parce que tout est recouvert de boue pendant qu'une chauve-souris te tourne autour...

Évidemment le guide te regarde et te dit " Ça va, t'es confort là? Enlève ta pédale! "
Ouiiiii... mais bien sûr!! comme dans mon canapé, tu me sers un whisky et j'te raconte une blague de cul !! A part que t'as le baudrier qui te refait un string, la sangle de torse qui te cisaille la poitrine et la jugulaire qui t’étrangle...

                                         

Enfin bref, si avec tout ça on aime quand même la spéléo c'est que c'est vraiment chouette!
A moins qu'en fait mon psy ait eu raison il y a 20 ans, quand je suis partie de son cabinet sans jamais y retourner, le jour ou il m'a dit que j’étais maso...
D'ailleurs je vais demander à passer direct au niveau supérieur 


Sonia Mouchart


 

mardi 14 mars 2017

Aven du Col de Cavillore

Le 12 mars 2017
Participants : Dgé, Sybil, Alex
TPST : plus ou moins 5h…


C’est sous un magnifique soleil annonçant le printemps que nous prenons la route en direction de l’aven du Col de Cavillore. Très gros contraste avec le week end dernier où la neige, le vent et le froid nous pressaient à se changer et à rentrer sous terre (ou à rester au chalet…). Nous avons choisi cette cavité dans un but purement pédagogique. Sybil, enviant la rapidité de progression de Jo à l’équipement m’a demandé de l’initier à cet exercice. Mon choix s’est donc arrêté à cette cavité car elle est assez simple mais demande un minimum de réflexion, de plus la configuration de la cavité me permet d’intervenir rapidement en cas de besoin. Aujourd’hui aucun objectif de profondeur mais juste de la manip de corde et de la logique.



Rendez-vous assez tardif au club, faut pas déconner, c’est dimanche ! Nous préparons les cordes et les sacs et nous voilà en route vers Gourdon.
Début de la marche d'approche
Repas au soleil

Après une bonne demi-heure de marche en montée nous arrivons à l’entrée de la cavité, petite pause déjeuner au bord du trou, avec le soleil qui vient nous caresser les joues et une vue absolument magnifique sur la côte d’Azur.


Le temps de manger, de réviser les nœuds, c’est parti pour la première de Sybil à l’équipement. On cherche, on s’interroge, on m’interroge, on sert les plaquettes, on fait le nœud et hop on est en bas du premier puits. Durant la durée de l’opération Dgé en a profité pour faire une petite sieste au soleil bien mérité. Pas de secret pour cette journée, le but n’étant pas la vitesse mais l’apprentissage. Notre jeune spéléote se prête au jeu avec une belle détermination. Rien à signaler à part la chute d’une quinzaine de mètres du mini kit de Sybil, ça devient une habitude je crois bien… J’espère sincèrement que le syndicat des kits spéléo ne déposera pas plainte contre elle pour toutes les insultes proférées et maltraitances subits durant ces dernières sorties, car le dossier ne cesse de grandir ! 

En tête de puits en action

Après trois puits descendu, Sybil me cède sa place, la suite de la cavité étant déjà équipée nous poursuivons notre chemin. J’en profite au passage pour ajuster l’équipement en place, histoire de répondre au thème de la sortie. 

Dgé, décide de remonter plus tôt, tandis que Sybil et moi continuons la progression quelques puits plus bas. Nous sortons de la cavité vers 17h, le soleil se cache un peu derrière les nuages mais la température reste agréable pour se changer. Nous redescendons tranquillement en papotant jusqu’à la voiture.

Sortie fort sympathique, pleine de bonne humeur…

Un pas en avant supplémentaire pour Sybil, bravo !

Alex













lundi 6 mars 2017

Aven de la glacière


Sortie du 4 mars 2017
TPST : 5h30
Participants : Dgé, Alex, Denwal, Sybil



Nous avions tous envie de nous dégourdir les jambes en cavité, Alex a donc proposé la sortie de la glacière…Rendez-vous à 8h au club. Nous rejoignons donc Alex et Dgé avec Denwal...il pleut très fort ce matin. Nous préparons les affaires, et nous partons direction la moulière.

Avant de rentrer dans l'aven, nous nous sommes arrêtés au chalet de Dgé, situé juste à côté, afin de boire un petit café chaud gentiment concocté par Dgé. J'étais très contente, car je n'avais jamais vu le légendaire chalet ! Très chaleureux, accueillant, propices aux méditations et aux soirées d'hiver que l'on devine chaudes et animées. Nous mangeons tous un peu, puis nous reprenons la route.
Il y a de la neige tout autour, mais la progression en voiture se fait sans encombre jusqu'au trou... Cependant, il fait terriblement froid ! (Quel contraste avec la semaine dernière où il faisait si chaud et où nous sentions vraiment le printemps). Nous nous changeons le plus rapidement possible, et nous parvenons à l'entrée de la glacière, entourée de neige et nous-mêmes à moitié gelés.

L'entrée de la cavité est absolument magnifique. Très glissante à cause de la neige, mais sublime avec sa mousse verte parsemée de blanc et ses rivières de glace contre les parois, très impressionnantes, dans l'entrée. Nous progressons sans encombre jusqu'à la petite étroiture avant le ressaut de 4-5 mètres. Devant l'entrée du premier méandre, une immense stalactite de glace se trouve juste devant l'entrée, comme un gardien incongru et semble sortir du sol on ne sait comment. Denwal et Dgé ont dû le déplacer (pas facile, étant donné l 'envergure de la colonne qui devait m'arriver à la poitrine) de peur que celle-ci bouche l'entrée ou nous tombe dessus si d'aventure il lui arrivait de fondre. Nous continuons ensuite notre chemin.

Les passages se font tranquillement pour ma part. Je passe étroitures et méandres sans trop de difficultés (et j'ai toujours une petite pensée pour Paul qui m'a toujours dit « réfléchis avant de passer une étroiture » et « pense 3D ». Grâce à ses conseils avisés, je m'en sors toujours sans vraiment forcer). Idem pour les ressauts, jusqu'au puit chatière. Descente de celui-ci, ensuite l'autre. Tout se fait sans difficultés (mais je progresse aussi sous l'œil bienveillant de Dgé). Arrivée au grand puit, je m'équipe et me lance...le puit est magnifique. Assez impressionnant... (Même si je suis descendue dans le grand P.70 la semaine dernière, je tremblouillone). Je descends doucement. Alex et Denwal attendent patiemment dans le « salon ». La cavité est humide, et il me pleut dessus pendant la descente. Puis Dgé nous rejoint.

A l'entrée du prochain puit, nous constatons tous qu'il y a beaucoup d'eau. De crainte de fonte, de crue ou de pluie trop mouillante, nous décidons de monter jusqu'au câble, et de faire la galerie des lacs.

Premier passage difficile pour moi : j'ai horreur des vires. Mais Alex et Dgé sont patients. Alex m'attend au bout, ce qui me rassure. J'avance doucement en me concentrant sur mes mouvements pour ne pas trop mouliner. Je suis suivie par Dgé et Denwal, beaucoup plus rapides.

Nous progressons dans les méandres qui constituent la galerie afin de voir « le trou de la sécu » avant de se diriger vers les lacs. Ceux-ci sont très jolis, un peu boueux, la calcite de la roche est très variable, râpeuse, inégale et biscornue, comme des récifs effilés proliférant. J'ai vraiment l'impression de traverser « les entrailles » de la terre. Il faut grimper, se hisser, se glisser dans les boyaux et les étroitures...le paysage est très labyrinthique, offre de faux multiples passages, et s'ouvre sur de nombreuses artères. Il ne faut donc pas s'égarer ! Le puit (« trou de la sécu ») est très impressionnant. Très lisse, en contraste avec les méandres traversés. La calcite est très ronde, et on dirait que des coulées de boue ont coloré le trou et façonné la roche. Nous nous arrêtons un peu. Denwal reprends des forces avec une pizza, et Dgé me raconte alors son fameux « tullax ». J'ai marché comme une gamine de cinq ans, et j'ai évidemment crié, ce qui a beaucoup amusé Alex et Dgé.
Retour pour la galerie des lacs, nous suivons Dgé dans les méandres. Nous arrivons face à une étroiture assez délicate et en hauteur…. Nous passons tous avec difficulté et avec renfort de tortillements et de grognements. Mais les efforts valent le coup car nous arrivons aux lacs. Le premier est assez profond pour que nous ne le traversions pas (par flemmatite et peur de la froidure) Alex tente donc d'aller dans la seconde salle en escaladant horizontalement le bord...et arrive sans encombre dans l'autre chambre à gauche. Dgé, convaincu, le suit...à mon tour. Ce n'est pas évident de trouver des prises. Il faut de la force pour rester collé à la paroi et garder un bon équilibre dans une position peu évidente. Mais je passe avec quelques acrobaties sans tomber à la renverse. Nous arrivons dans une autre grande salle, très belle, avec un petit lac qui se jette dans un gouffre. La hauteur n'est pas très importante, mais nous n'avons pas de corde et il est trop dangereux de descendre. Au loin, nous pouvons distinguer une alcôve où se cache un autre lac. C'est très beau et majestueux. Nous contemplons cela quelques instants, mais il ne faut pas tarder, car il fait froid (et avec Alex nous sommes trempés). Il faut longer la paroi à nouveau. Alex, Dgé et Denwal réussissent cela très bien, mais bien entendu, je ne prends pas assez d'élan avec pour atteindre la rive d'en face, rate de quelques centimètres le bord et me retrouve la jambe dans l'eau…. ! Dgé a beaucoup rit. Il n'était « pas déçu d'être venu ». Dixit.

Le retour se fait plus rapidement qu'a l'allée (sauf l'étroiture en hauteur, passée magistralement par Denwal, tandis qu'Alex est resté immobile à cause d'un fou-rire quand il s'est coincé, la tête en bas les jambes en l'air).

Les puits se remontent facilement, même le puit chatière...Mais pour sortir de ce puit, quelle galère… j'ai bien cru me retrouver coincée comme un truc coincé. J'ai dû donc insulter à nouveau mon kit (qui n'étais pourtant pas bien lourd). Je pense même avoir un peu choqué Dgé qui m'a trouvé très vulgaire. (Pardon Dgé). Les passages d'étroitures sont plus difficiles au retour qu'à l'aller, et j'ai eu quelques moments assez délicats.

Parvenue enfin à l'entrée / sortie de la cavité, le tableau est superbe. Un grand silence, saupoudré de petites taches blanches...il neigeait ! La blancheur et le tourbillon des flocons ont donné à cette fin de sortie une tournure absolument magique et somptueuse. Quel délice de gravir ce paysage immaculé dans la douceur de la neige. Sous la neige, des branches parsemées de stalactites et stalagmites de glaces, transparentes et opalines, la mousse et les feuilles gelées. La pluie de flocons silencieux qui tombent doucement. La remontée fut magique. Le silence et le calme, sans âme qui vive, ont donné un charme particulier à cette sortie. J'ai passé du temps sous la neige (après les méandres, je ne sentais pas le froid) avant de me changer. Puis nous avons attendus le retour d'Alex et Denwal (qui déséquipait) bien au chaud en mangeant des gâteaux avec Dgé et en contemplant la neige tomber.



Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié cette sortie. Dgé m'a beaucoup amusé, et c'était, comme d'habitude, un grand plaisir de progresser avec Denwal et Alex (qui sont très patients avec moi !)

Sybil

   


samedi 18 février 2017

Aven du Fourchu

Samedi 11 février 2017
Participants : Sybil, Pauline, Jonathan et Alex
TPST : environ 5h


Comme il était impossible pour tous de s'accorder sur un dimanche commun, nous avons eu l'idée de faire une sortie nocturne ! De plus, nous avions une potentielle nouvelle recrue au club, Pauline, qui a fait sa première sortie avec nous.

Objectif : aller au moins jusqu'au « fourchu »….et continuer jusqu'à épuisement général.


Rendez-vous au club : 16h30-17h...plutôt 17h pour Jo et moi, au grand damn d'Alex qui a du préparer tout le matos tout seul avec Pauline. Puis voiture direction Gourdon !

Rentrée dans la cavité : 19h45.

Les trois premiers puits se descendent très rapidement et sans encombre. C'est Alex qui équipe, pour aller plus vite, le but étant de se promener le plus loin possible.

Arrivés en bas des puits, une petite salle beaucoup plus chaude nous attends (le courant d'air à l'entrée de la cavité et dans les puits était particulièrement glacé). C'est l'heure de grignoter les petites choses de chacun, avant de se remettre en route, en direction du fourchu.

Personnellement, j'ai beaucoup apprécié cette cavité assez « sportive » sans être harassante. La progression est agréable et se fait sans difficultés. On grimpe, on glisse dans la boue, on rampe un peu…. À un passage un peu étroit, avec de l'eau au milieu, le grand jeu fut de ne pas mettre les pieds et de ne surtout pas se tremper, et c'est toujours l'occasion pour moi de me marrer avec Jo.

Les salles et les galeries qu'on empruntent sont très belles mais très contrastées : parfois très sèches, parfois très humides et boueuses, parfois grandes et rondes, parfois étroites, pointues et denteléles.

J'ai beaucoup aimé toute la progression vers le fourchu : les étroitures et les petites galeries ressemblaient à l'antre d'un cachalot...j'avais l'impression d'être à l'intérieur de la baleine dans le conte de Pinocchio : les calcites et la roche formant une sorte de dôme, qui pouvait faire penser à l'intérieur d'un estomac de baleine. L'aspect très minéral de la roche et des calcites me faisait penser à un intérieur de corps. J'ai ainsi trouvé cela très poétique et impressionnant. Particulièrement à un passage étroit : la roche était suintante, et très pointue...l'eau coulait au milieu et j'avais vraiment l'impression d'être à l'intérieur de la gueule d'un animal avec des dents très pointues et un palet très développé.

Une fois arrivés au fourchu, nous avons contemplé la statue de glaise (très impressionnante), admiré les outils qui se trouvaient là, et exploré un peu ce qu'un autre club était en train de creuser.

J'ai beaucoup aimé les passages un peu étroits, car la difficulté ici n'était pas assez élevée pour enlever le plaisir...(ce point-ci est discutable, laissons les polémiques et les débats de côté).

A un moment, nous sommes ainsi passé dans un passage très étroit, que j'ai choisi de passer les jambes en avant (et ainsi de me tortiller comme une chenille), pour faire comme Alex (dont le torse a bien failli rester coincé, et dont le tortillage de fesses était particulièrement impressionnant). Jo et Pauline ont été beaucoup plus judicieux, et sont passés les jambes en avant, sans aucune difficulté et avec avec une élégance sans égal.

Nous avons ensuite emprunté une autre galerie totalement différente de la première. Cette différence était très notable et impressionnante, car elles se juxtaposent mais n'ont pourtant aucune morphologie commune. Cette partie-là était beaucoup plus humide et suintante. On entendait très distinctement les gouttes ruisseler et goutteler un peu partout. Les parois étaient scintillantes d'eau, et il y avait beaucoup de boue. Nous avons fait une sorte de boucle. Jo est allé voir le début d'une autre galerie sur lequel débouchait un puit et une cascade...il fut courageux, mais pas téméraire… ! Comme l'objectif « fourchu » était atteint, nous nous avons gambadé au grès de notre envie de flâner et de notre énergie.

Pour ma part, j'ai appris petit à petit à me repérer dans une cavité. Si cet exercice n'était pas du tout évident pour moi au départ, cela m'est tout du moins, sinon plus familier que facile, mais j'apprécie cette prise de repères. Même si je n'était pas très à l'aise et que Jo et Alex m'ont fait marcher en prétendant ne pas reconnaître l'endroit (me faisant ainsi passer par plusieurs stade : panique-doute-confusion-angoisse), je suis néanmoins contente de moi. Nous avons vu une petite « source », suivi des rivières miniatures et progressé dans des calcites fourchues et dentues, suintantes et glissantes.

Nous avons failli prendre un mauvais chemin, mais qui était en réalité en cours de « désob ». Puis la boucle nous a reconduit dans notre salle de grignotage, juste en bas des puits.

Remontée assez facile et rapide...un seul petit accro pour Pauline qui se remettait en selle, mais rien de notable.



Cette sortie était très agréable : La bonne humeur et la jovialité de Jo, la douceur de Pauline, la gentillesse et la pédagogie d'Alex on fait que je me suis absolument régalée pour ma part !


Sortie de la cavité : 0h30

En sortant, la pleine lune formait un halo semblable à une ondulation d'un galet sur une mer d'huile. C'était le calme absolu. L'air était doux, les lumières clignotaient comme des lucioles en bas de la vallée. Le silence était tellement imposant que nous nous sommes tues pour lui faire écho. Le paysage était magnifique et un peu fantastique.

Nous sommes sorties en premier avec Pauline pour nous changer et pour une fois ce n'était pas de la torture car l'air était juste frais. Les garçons nous ont suivi de peu. C'est Jo qui a eu le plaisir de déséquiper.


Sur le chemin de retour, en allant vers Gourdon nous avons croisé une biche, et plus loin, deux jeunes cerfs...ce qui a achevé de rendre la soirée absolument magique et poétique.



Dans la cavité, nous avons observés au total quatre chiro. Deux petits rhinolofs et deux grand rhinolofs...Nous avons baissés les lumières et chuchotés afin de les déranger le moins possible et de ne surtout pas les réveiller.

Sybil

mercredi 8 février 2017

Aven de la Chauve souris

Sortie le 4 février
à l'Aven de la chauve-souris 129V1, située sur la commune de Saint-Vallier-de-Thiey,


Participants: Denwal, Jonathan, Paul, Anne-Lyse
Objectif: équipement de la cavité (c'est moi qui équipe, c'est une première) jusqu'à - 60 mètres.


Départ du club à 8h45, un petit détour est fait chez Loic et Audrey afin de récupérer les cordes du SSF06. Elle seront utilisées pour équiper la cavité et elle resteront pour l'entraînement du SSF 06 du lendemain
Arrivé en voiture à proximité du trou, on déballe le matos, installe une bâche pour se changer, il pleut. 5 min après, la pluie s'arrête, on casse la croûte au soleil. C'est agréable pour tout le monde.
On décolle. Après une marche de quelques minutes, on arrive à l'entrée de la cavité peu avant midi.
On commence par une désescalade et après c'est une succession de puits. Avant chaque puits, les paliers sont larges. Cela permet à tout le monde de suivre et de me regarder l'équiper sous les conseils de Paul. Je tiens à signaler qu'il fait preuve d'une grande pédagogie, en me menace régulièrement de fesser à la moindre erreurs.


Arrivé à l'avant dernier puit, on a pas assez de corde. C'est pas grave, on a une corde de secours. Arrivé – 60 mètres, sur une petite salle. On prend une pause version motus, on met la main dans un sac: on tire soit une barre de céréale au chocolat, soit une barre aux noisettes. Un peu d'eau et du coca. C'est royal.


On remonte ensuite. Denwal déséquipe le derniers puits (corde de secours). Il a bien aimé mais c'était un peu court pour lui.


La remonté se fait progressivement,


Sortie à 16h00 de la cavité, le soleil est toujours la !
Anne-Lyse

lundi 30 janvier 2017

Aven du Calernaum

Le dimanche 15 janvier 2017
Participants : Sybil, Jonathan, Denwal et Alex
TPST : 10h15

Sortie cavité avec Alex, Jo, Denwal et moi-même. 
Arrivée sur les lieux dans la matinée, temps superbe mais froid glacial. Nous avons constaté que Paul devait être dans la beaume car sa voiture était sur le parking ! Après nous être changé dans le vent polaire, nous nous rendons près de la cavité après une légère marche d'approche facile. Objectif : faire le réseau II et aller jusqu'à la Clue. Alex a montré à Jonathan comment équiper une cavité. Ils sont donc partis tous les deux en tête et je suis restée en binôme avec Denwal. 
En bas du premier puit, Jo a oublié le kit ! Denwal a donc récupéré le kit de Jo, afin de m'éviter de me fatiguer trop dès le début. Denwal passe ainsi les autres puits jusqu'à -50 avec deux kits.

La progression se fait tranquillement et sans encombres, toujours en binôme Alex-Jo et Denwal et moi. Puit Pi, puit des météores. Pour ma part, j'ai eu un peu la frousse en haut du puit des météores car il fallait s'accrocher à une vire avant de descendre. Heureusement, Denwal m'a beaucoup aidé...
Arrivés en bas du puit, nous progressons dans la très belle galerie de l'odyssée : L'étrange juxtaposition du plateau de calerne juste au-dessus de notre tête alors que nous marchions sur le plateau de caussols !La progression se fait tranquillement, nous prenons le temps d'admirer la galerie, puis celle d'Ali-Baba, absolument magnifique. Puis descente dans Mamouth galerie. Petite pause déjeuner bien méritée. Nous continuons ensuite jusqu'au réseau de la clue. Magnifique passages dans la rivière que nous suivons, sans même nous mouiller...Puis nous arrivons au bout, jusqu'au siphon : objectif atteint, -370 ! Notre record à Jo, Den et moi. 
Retour à travers les différentes galeries, puis longue ascension du puit Goliath avec un kit de cordes...une première pour moi ! A cause du kit, je me suis coincée le pied dans l'étroiture qui s'ouvre sur la vire, je me suis débattue pendant au moins quinze bonnes minutes et pour la première fois de ma vie j'ai insulté un objet. La remontée a été assez difficile et longue, compliquée à cause du kit dont je n'avais pas l'habitude, mais j'ai réussi à le garder jusqu'au bout.
Sortie : 21h30


Retour à la voiture, ciel limpide et clair, froid saisissant. Nous sommes retournés à la voiture en rêvassant au bon vin chaud de Mimine concocté dans le Vaucluse et en grelottant.

Sybil

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