mercredi 9 mai 2018

Grotte de Pâques avec les poussins !

Date : 5/5/18
Tpst (partie grotte de Pâques uniquement) : 3h
Participants: (Magnans) FX, Cathy, Laet + (Initiations): Clarence (6 ans), Diego (8 ans), Lila (13 ans), Vincent (17 ans), Johanna

Arrivée à St Cézaire vers 11h45. Cathy explique un petit peu à toute la troupe la formation des grottes devant un bon café, puis nous nous rendons au parking de la grotte de Pâques, nous habillons, préparons qq kits (polaire / cagoule / gants supplémentaires pour les enfants - au cas où - , beaucoup de couvertures de survies, bougies, frontales de secours + piles, trousse à pharmacie, pique-nique, boissons, une corde, des sangles et mousquetons, et qq agrès - pour le cas où… - , bidons étanches pour protéger nos tels portables, papiers, clefs de voitures, 
portefeuilles…). Bref, on s'est quand même débrouillés à avoir 3 kits (dont un sherpa pour Vincent) pour aller passer qq heures dans une grotte qui ne nécessite pas de matos d'équipement!!! (faut bien rendre le ramping un peu plus sportif quand même, non?)


Nous commençons par un passage à la résurgence de la Foux, histoire de voir la source (et aussi vérifier la hauteur de l'eau de la rivière car la grotte de Pâques a résurgé quelques jours auparavant, ce qui est assez rare! Bon, ben il y a peut-être un peu plus d'eau que d'habitude (et encore!), rien d'impressionnant, la rivière a plus ou moins retrouvé son niveau habituel).

Nous filons en direction de la grotte de Pâques. Petit pique-nique devant l'entrée, les 2 petits attendent avec hâte que l'on y aille. Diego regarde dans l'entrée, pas super rassuré
: "Heu, vous êtes sur que c'est par là qu'on passe? Y'a plein d'eau, et le passage diminue…"
- T'inquiète, c'est bien par là, et ca passe!

Nous entrons. Les marmites au sol de la galerie d'entrée sont toutes remplies d'eau, et les enfants observent fascinés des milliers d'ailes d'insectes (fourmis volantes?) qui dérivent à leur surface. Nous passons rapidement en mode "limace". Après quelques tâtonnements, nous trouvons le passage que l'on cherchait. Cathy balise quelques passages clés avec de la rubalise (qu'elle récupèrera au retour) pour le cas où nous aurions besoin de ressortir rapidement avec les enfants sans perdre de temps.

J'avais élaboré un système de binômes (dans l'ordre) : FX + Diego, Johanna (la maman) + Vincent, Lila + Cathy, Clarence + moi. Mais au final, Clarence était tellement triste et déçu d'être si loin derrière (surtout que Diego, lui, était devant!) que j'ai vite abandonné l'idée : c'était vraiment en train de lui gâcher la sortie. Du coup, je lui fais un calin et lui demande "tu voudrais qu'on aille tout les deux essayer de trouver la suite de la grotte?" Il me répond par un sourire radieux. 
Go, C'est parti!

Cathy a des soucis d'éclairage: la frontale de son casque testé la veille et équipé de piles neuves ne fonctionne plus, et sa frontale de secours (marque petzl s'il vous plait!), elle aussi testée la veille et équipée de piles neuves refuse de s'allumer… (??!?!?) Du coup, je lui passe ma frontale de secours qui marche (mais lumière pas terrible) et qui se positionne tant bien que mal sur le casque. Très pratique pour éclairer le plafond, un peu moins les pieds (mais bon, en même temps, c'est plus joli un plafond que des bottes, non?) Bref, un peu galère, comme plan. Surtout que, et je l'apprendrai à la fin de la journée, Cathy, en glissant à l'entrée de la grotte a été rattrapée par le pouce droit d'FX et s'est un peu tordu la cheville... Rien de grave apparemment, puisqu'elle ne dit rien et fait la sortie avec nous avec le sourire… (mais on constatera néanmoins en rentrant aux voitures que la cheville est un peu enflée…! Et FX aura du mal à plier son pouce le lendemain...) Chapeau les gars, vous êtes des anges!

Nous arrivons bientôt sur de profonds gours, habituellement secs et tapissés de boue bien collante. Aujourd'hui, ils sont plein d'eau (c'est quand même plus joli!). Traversée du bourbier presque aquatique car bien rempli d'une belle eau lisse, marron et opaque. Les 2 petits a-do-rent (forcément!). Ils s'installent dans coin confortable et entament la fabrication d'une E-NOR-ME- boule d'argile. Ils sont tellement heureux qu'ils tentent une négociation pour nous attendre ici (au cas où il nous prendrait l'idée saugrenue d'avoir envie d'avancer et de quitter ce merveilleux lieu ludique…) On stagne 5 mn supplémentaires dans cet endroit confortable (hum!) le temps de vider nos bottes pleines d'eau argileuse et de souffler un peu du ramping, puis nous repartons (avec les enfants, bien évidemment!)

En quittant les lieux, Johanna ne résiste pas et en profite discrètement pour, elle aussi, caresser cette argile douce et soyeuse, et bidouiller un peu au passage la méga-boule d'argile des enfants… (NB lors du retour, Diego s'insurge car il retrouve la boule d'argile et s'aperçoit qu'elle n'est plus comme ils l'ont laissée : "mais qui a fait ca?")

Chemin rampant, nous arrivons vers le bout de cette galerie. Fx lance à la cantonade :
-"alors, à votre avis, c'est par où maintenant?"
-"Par là" répondent les enfants d'une seule voix, en pointant du doigt une ouverture dans le plafond. Bien vu! Ravis, ils escaladent le conduit 
remontant et là…

De grands "WAOUUUUU" impressionnés retentissent du plus grave de leur petites voix aigues, car en changeant d'étage, la grotte change de dimension. Après avoir passé plus d'une heure dans des volumes très restreint, nous voici dans une grosse galerie, avec des plafonds à plusieurs mètres de hauteur. L'argile prédominante jusqu'ici fait place à de la roche dentelée, du sable et un concrétionnement impressionnant. Après une rapide inspection des lieux, les enfants se posent sur une "plage" de sable, sous des petites concrétions.
Nous nous regroupons tous au-dessus de la méduse, surplombant La Salle De Minuit pour admirer cette gigantesque et magnifique salle.

Nous desescaladons la méduse et avançons vers la galerie de la Cascade. Plein d'eau ruissèle sur tous les gours, c'est magnifique. Les enfants filent escalader, FX sur leur talon. Les gours du haut (belles vasques de belles dimensions) sont tous remplis, c'est vraiment très beau. A peine le temps d'essayer d'expliquer aux petiots comment marcher sur les gours pour éviter de se mouiller ou tomber dedans que j'entends "plouf" et "plouf"… Clarence, qui venait de faire un canyon avec son papa et avait eu pour consigne de se baigner dans toutes les vasques met à exécution ces consignes et entreprend de toutes les tester en criant de joie. Diego fait pareil. Puis avisant la grande coulée de calcite un peu plus haut, et après avoir testé (sondé) la grosse vasque au pied de la coulée, il y grimpe, s'y allonge, met bien les bras en croix (comme il l'a appris) et… zouuuu-plouf! Je l'ai rarement vu aussi heureux et surexcité. Bon, ben voila… moi qui pensais bêtement qu'ils pourraient éviter de trop se mouiller pendant la sortie… raté! Je laisse les enfants s'en donner à cœur joie dans leur "jacuzzi glacé" sous le regard médusé d'FX et part avec Lila et Vincent faire un rapide aller-retour plus haut dans la galerie de la cascade, après les échelons posés en fixe. Ils apprécient beaucoup l'escapade…

Nous revenons rapidement vers le reste du groupe qui s'est installé pour pique-niquer, tandis que les enfants sont allés piquer une tête juste à coté dans "Le Lac Sans Fin N°14 - L'Expérience". En fait, ils sont tellement à fond dans leur trip d'explorateurs en herbe qu'ils ont attribué des noms à tous les endroits qui les ont fait flasher! Et le soir, Clarence encore tout excité dira à ses parents "c'était la grotte du siècle!"

Nous les appelons pour manger un bout. Clarence commence très vite à avoir froid - quoi d'étonnant? (il ne dit rien mais je le vois et l'entends grelotter).
Du coup, on repart sans tarder (dommage, on ne fera pas de petit détour par la Galerie de L'Oiseau, j'aurais bien voulu voir s'il y a de l'eau là dedans). Je lui rajoute le pull polaire + cagoule polaire que j'avais embarqués dans le bidon étanche, l'assois contre moi (chaleur humaine) et le frotte énergiquement, puis nous repartons sans plus nous arrêter. Le balisage de Cathy permet d'avancer rapidement sans se poser de question, c'est appréciable. En moins de 30mn nous voici dehors sous le 
soleil chaud.

Nous repassons par la Foux pour une grosse séance de nettoyage matos. Clarence en profite pour aller nager une dernière fois, y laissant une botte, car comme il nageait "à contre courant", ce dernier a embarqué sa botte, qui a bien évidemment coulé au seul endroit profond... Grrr! Bain obligé pour moi aussi! Voila c'est fait!

Nous rentrons tous aux voitures nous changer, après cette sortie vraiment extraordinaire dans tous les sens du terme (et un peu surréaliste aussi…)

Je n'oublierai jamais ces magnifiques souvenirs, et surtout le bonheur et l'enthousiasme de Clarence et Diégo, (je ne les ai jamais vus comme ca !)… ni les regards médusés de FX et Cathy, notamment lorsque les enfants se sont baignés, ni les regards parfois un peu courroucés de Johanna, ni le petit stress que j'ai éprouvé lorsque j'ai récupéré un Clarence tout tremblotant… ni le (trop bref) chouette moment passé en haut des gours avec Lila et Vincent (qui ont vraiment été adorables du début à la fin... Hâte des les revoir tous les 2 sous terre!).

Laetitia

Aven Ollivier : spéléo magnan en force !

Date : 10 mars 2018
Cavité : Ollivier (galeries supérieures du réseau -300)
Participants : Guy, Dgé, Katia, PA, Laet, Cyril, Alex, Sonia
TPST : de 7 à 10h



Aujourd’hui est un grand jour : depuis longtemps, j’avais bien envie d’aller voir un peu les grosses galeries supérieures du réseau -300 de l’Ollivier, et, pourquoi pas ?, essayer d’aller au fond… Cette envie date d’une certaine nuit du 2 novembre 2002 où nous nous étions arrêtés en bas des fameuses escalades. Seul le Baron y était monté pour constater que l’équipement était vraiment craignos et qu’il ne serait pas sage que ses jeunes protégés y grimpent en l’état… Cette fois ci, nous préparons le matos pour rééquiper l’escalade, et aussi descendre les puits du fond au cas où la possibilité s’ouvrirait miraculeusement à nous.

Départ échelonné : Guy, Katia, Jeff partent de Magnan vers 8h15 avec les kits d’équipement des puits d’entrée et des puits du fond, PA part de La Clave, Cyril et moi de Vence (un peu plus tard que prévu), Alex et Sonia quitteront Nice en milieu de matinée avec le matos pour rééquiper 
l’escalade.

Les six premiers se retrouvent au chalet de Dgé et Mimine en milieu de matinée, tandis qu’Alex et Sonia sont sur la route. Entrée sous terre assez tardive (peu avant midi pour les premiers) en traversant un champ de neige épaisse. Le Baron en tête équipe, assisté par Dgé, puis suivent Katia et PA. Cyril et moi fermons la marche.

Le passage de la « Porte de Tolkien », magnifique miroir de faille d’une vingtaine de mètres de haut est toujours aussi époustouflant, la diaclase qui suit toujours aussi étroite…
Descente du dernier puits avant le laminoir, là où se trouve la jonction avec Les Primevères.
Nous voilà devant les 60 mètres de ramping du Laminoir Infernal, dont les souvenirs hantent un peu ceux qui l’avaient déjà subi jadis (…sauf moi qui l’avait traversé en 2002 avec Anaïs, juste après notre expé en Serbie où nous nous tapions quotidiennement le laminoir d’entrée de Buronov (plus de 400m). Du coup, nous étions sorties de celui de l’Ollivier en rigolant !).

Donc, vu que je suis la seule à garder un bon souvenir de ce laminoir, je m’engage en premier, sourire aux lèvres… Bon ben en fait, le laminoir s’était largement agrandi dans mes souvenirs, mais dans la réalité il s’est même plutôt vachement rétrécit (pourtant, j’ai sacrément maigri depuis la dernière fois !). Par contre, le sol n’est pas trop agressif, ça c’est déjà appréciable… Bon je ferme ma grande G. et fait comme si de rien n’était… Tout le monde souffle en silence et en trimballant son kit (sauf moi : trop cool de ne pas devoir porter !). Nous passons à proximité d’une chauve-souris en hibernation (mais qu’est-ce qu’elle fout si loin sous terre ?). Du coup, la progression devient très précautionneuse et attentive afin de ne pas déranger les éventuelles petites bêtes qui dorment. A mi-chemin du Laminoir, les dieux ont pitié de ceux qui souffrent en silence et leur ouvrent une très belle petite 
salle, très concrétionnées, et abritant trois chauve-souris en hibernation. Nous ré-attaquons la seconde partie du Laminoir, non sans avoir observé des traces de guano au sol à l’entrée et progressons donc 
encore une fois avec maintes précautions pour ne pas trop déranger les dormeuses au cas où il y en aurait d’autres. Bingo ! Il y en a deux de plus, qui ronflent si fort qu’on ne s’entend plus râler…
Nous sommes étonnés de ne trouver aucun courant d’air dans une section de taille si réduite : les particules soulevées par notre passage stagnent dans l’air et l’opacifient…

Nous débouchons enfin, nous 6 et nos 5 kits de l’autre coté de la grotte et filons pique-niquer au pied de l’escalade, à proximité d’une très grande flaque d’eau limpide, en attendant qu’Alex et Sonia nous 
rejoignent avec le matos pour rééquiper. On dévore nos sandwichs, puis nous faisons le tour de cette belle salle. Il pleut à proximité de la flaque (Cyril s’en servira au retour pour nettoyer ses bloqueurs 
boueux). Un étroit méandre s’ouvre de l’autre coté de la flaque et au pied de l’escalade une petite bulle en dentelle de roche aux découpes calcaires et fins cisèlements magnifiques forcent l’admiration.. Il fait très froid maintenant… Cyril et le baron décident de commencer à remonter l’escalade pour voir dans quel état est l’équipement. Chose étonnante, il y a DEUX cordes – dont une un peu trop courte – qui pendent (dans mes souvenirs, il n’y en avait qu’une…). Cyril remonte sur 
la corde et s’assure en double sur la seconde corde avec ma poignée/pédale. De son avis, le mono spit au premier fractio mériterait d’être doublé et le mousqueton corrodé remplacé. Par contre, une des 2 cordes est encore propre au niveau du nœud, ce qui indique qu’elle est récente. L’escalade semble donc bien avoir été rééquipée relativement récemment. Ce premier fractio mène sur un plan incliné, équipé lui aussi (3 fractios), et jusqu’à une grande longueur plein vide et dans du gros volume. Au pied de ce dernier puits gît une corde (sûrement l’ancienne corde qui a été remplacée).

Dgé, Katia, PA et moi emboitons le pas aux éclaireurs, en progressant en douceur afin de ne pas donner de chocs sur les mousquetons abîmés.. Je bidouille avec mon Tbloc (pas ultra pratique, ce truc) et mon pantin en attendant de récupérer un peu plus haut ma poignée-pédale. Arrivée en haut du 1er fractio, sur un palier, je fais vite un nœud sur la corde trop courte (sûrement l’ancienne corde qui a dû être laissée en place lors du rééquipement précédent ?) afin que l’on ne se trompe pas à la redescente…

Nous entendons du bruit venant d’en bas : c’est Alex & Sonia qui arrivent. Alex a fignolé quelques amarrages à la descente, pour faciliter la remonté. Ils s’installent sous une survie en bas de l’escalade pour se restaurer un peu, histoire de reprendre des forces après le franchissement du laminoir infernal.
Nous continuons notre ascension. Franchissement du dernier fractio plein pot (avec maillon rapide cette fois) amarrant la longueur plein vide, et nous sortons (NB en têtes de ce puits, il y a 3 amarrages).

Les plafonds sont très hauts, et nous sommes dans du gros volume. Nous nous tenons sur un palier, à mi-hauteur d’une grande salle s’ouvrant sur notre droite. Trois ou quatre mètres plus loin, nous équipons une désescalade assez raide (qui n’apparaît pas sur la fiche d’équipement mais mérite bien d’être équipée – d’ailleurs, s’il y a 2 spits en tête, c’est pas pour rien ! NB : à rajouter donc sur la fiche d’équipement : une corde d’une quinzaine de mètres + 2 skifs avec plaquettes).. Cette désescalade nous mène au fond de cette grande salle que nous remontons par l’autre extrémité, en empruntant un court petit couloir concrétionné. Puis petit virage à gauche, et quelques mètres plus haut un ressaut s’ouvre au pied d’une très belle et majestueuse coulée de calcite. Ce ressaut (qq mètres) est équipé en fixe.

Guy et Dgé décident de rebrousser chemin ici :
- Appel du ventre ? (c’est soirée pizza au chalet ce soir et c’est Dgé qui doit les faire, donc vaut mieux pas qu’il traine trop longtemps sous terre !).
- Appel des Dulcinées ? (les sirènes Mimine et Claude sont au chalet, et leurs chants traversent les roches et les vides ?). 
- Hantise du Laminoir Infernal ? (justifiée apparemment : j’eus ouïe dire que lors de leur retour, une Noble odeur nauséabonde envahît le tunnel étroit, anesthésiant presque tout ce qui y vivait dans un rayon de plusieurs mètres…).
Toujours est-il que Dgé (après avoir vite fait un saut en bas du ressaut et jusqu’à l’entrée de la salle qui suit), embarquant tout sur son passage, à savoir les Guytous, les Alex et les Sonias, se rue dehors…

Et nous voilà tous les 3 (PA, Katia et Laet) livrés à nous-mêmes et avec pour seule compagnie les kits de matos + le mini-kit de bouffe (ah non pardon, celui-là, trop mini pour résister et probablement mal amarré a été embarqué par le souffle de la tornade remontante).
Cyril, qui était en tête depuis l’escalade, est invisible, loin devant…
En bas du ressaut, nous arrivons vite à une espèce de sas d’entrée aux parois magnifiques et ultra-concrétionnées, dont la voûte d’un arrondi parfait laisse deviner… du noir……!
PA prend quelques photos. Nous prenons notre temps et savourons la beauté du spectacle qui s’offre à nous. Nous avons l’impression d’être en « première », tellement c’est beau, inattendu, enchanteur, et 
tellement il y a peu de traces de passage… C’est magique ! La suite est grandiose ! La salle que l’on devinait du haut du sas d’entrée est immense, plongeante, concrétionnée et parée de coulées d’un 
blanc immaculé. Nous désescaladons (PA donne un bon coup de main aux filles sur un passage délicat), pour remonter un peu en face, passons à côté de gours sublimes, laissons sur notre gauche un passage descendant d’une forme ovoïde parfaite (on y fera un saut au retour, si on a le temps), et crapahutons en nous émerveillant jusqu’au bout de cette gigantesque galerie accidentée.

Ça queute. Pas de Cyril (mais où est-t-il passé ? Il était bien devant, non ?) Nous avisons le départ d’un joli petit méandre s’ouvrant sur la droite… Une voix lointaine semblant sortir d’outre-tombe me répond lorsque je m’engage dans le méandre en l’appelant… Nous visitons donc le méandre : accroupis, en oppo, en canard, allongés… On teste toutes les positions, surtout Katia qui s’en donne à cœur (pas) joie ! Je rejoins Cyril qui m’attend tranquillement au bout du méandre au départ des puits 
pour le fond, tandis que PA et Katia nous attendent quelques mètres avant. Nous faisons demi-tour.
A la sortie du méandre, la montre de PA indique qu’il est déjà 17h30 ! 
Que le temps passe vite ! Il faut vite rentrer ET déséquiper (on n’est pas sortis avant plusieurs heures…Merde, il va être tellement tard qu’on va rater la chouette soirée et le bon repas ! Snif !)

Cyril passe en tête, nous donne un coup de main au passage délicat (le même qu’à l’aller, passage chiant dans les 2 sens), puis nous redescendons jusqu’au pied de l’escalade, là où nous avions pique-niqué. On mange quelques figues que PA avait gardées sur lui (les restes de nos sandwichs sont repartis avec le mini-kit), nettoyons la boue de nos bloqueurs, changeons les piles faiblissantes de nos casques et repassons le laminoir.

Je propose à Cyril-Mon-Highlander, qui commence à sérieusement se refroidir à force de nous attendre, de remonter en prenant s’il le peut 2 kits et de sortir et rentrer au chalet avec ma voiture. Nous convenons d’un code (3 nœuds plats en bout de chaque corde qu’il emprunte) pour être sûr que je ne déséquipe pas en le coinçant derrière, au cas où il emprunterait un itinéraire imprévu. Donc Cyril part devant… Apparemment, il a sorti « tous les noms d’oiseaux » qu’il connaissait en empruntant le puits faille avec ses 2 kits, puis visité la galerie Philippe (pas prévu au programme !), mais il est néanmoins sorti 1h30 avant nous.

Tandis que Cyril est remonté et que Katia attaque le puits de la Jonction avec son kit, PA repère une délicate attention laissée par Guy : une belle clef de 13 coudée pour bien déséquiper… (Merci Baron). PA prend l’autre kit et m’aide pour le déséquipement. La remontée se fait tranquillement et sans soucis, je peste un peu pour la forme en déséquipant (plus l’habitude !) Il est 22h lorsque je sors dans la doline enneigée. Vite, aux voitures ! Mes affaires sèches sont dans ma voiture qui est au chalet avec Cyril, idem pour PA dont les clefs sont elles aussi retournées au chalet (avec le mini-kit) … Heureusement il nous reste la voiture ET les clefs de Katia ! Quelle chance ! On file au chalet (Katia, j’espère qu’on n’a pas trop cradé ta voiture, on a essayé de faire gaffe, mais bon… la boue est tellement indisciplinée !) où nous sommes chaleureusement accueillis pour l’apéro par toute la troupe qui, de surcroit, nous avait gentiment attendu pour manger.

Une très belle soirée pour clore une très belle explo !

Laetitia



vendredi 23 février 2018

Aven de l'Ollivier, La Moulière - 11 Février 2018

Cavité: Aven de l'Ollivier - La Moulière
Date: Dimanche 11 Février 2018
Cadre: Sortie Section Jeune GSM

Heure d'entrée sous terre: 11h30
Heure de sortie: 16h00
TPST: 4h30
Profondeur: -87 mètres

Participants: Alex, Katia, Inès, Goran, Thomas

Par un beau dimanche ensoleillé, certain(e)s choisissent d'aller faire une rando raquettes... d'autres préfèrent emmener des jeunes explorer l'Aven de l'Ollivier! 
C'est ainsi qu'Alex escorté de Katia pris soin de faire passer une journée mémorable à Inès, Goran et Thomas.
Comme le témoignent ces quelques images et la vidéos, ils ont tous été hautement satisfait du programme et en redemandent !
The Team

Entée en matière




Stalactites
La fameuse chatière

Notre benjamine Inès, 14 ans

Os de chauve-souris

Dernier puits avant la sortie

Enfin dehors!

Et pour terminer en mouvement, une petite vidéo dont le passage cocasse de la chatière devrait vous faire sourire! En tous cas, les explorateurs eux, ne l'ont jamais perdu, le sourire :)

0'00-2'30: Préparatifs
2'30-7'20: Passage de la chatière
7'20-8'30: Escalade souterraine
8'30-10'30: Retour par la chatière
10'30-12'00: Debriefing de la sortie

Bon visionnage!


mercredi 21 février 2018

Aven de l'Air Chaud, Saint Vallier, 4 Février 2018

Cavité: Aven de l'Air Chaud - Saint Vallier
Date: Dimanche 4 Février 2018


Heure d'entrée sous terre: 10h30
Heure de sortie: 21h30
TPST: 11 heures
Profondeur: -212 mètres

Participants: Alex, Katia, Thomas, Mary Annick

A mon grand dam je n'ai pu participer à cette sortie-évènement que l'on se doit de marquer d'un point d'honneur: le grand retour de Mary Annick à la Spéléo, après quelques mois d'arrêt dus à une blessure dont la rémission fut plus longue que l'on aurait souhaité. (match de volley oblige, mais pour la bonne cause, ce fut une victoire)

Sortie prévue pour "reprendre en douceur" cette remise du pied à l'étrier (c'est le cas de le dire...) n'aura au final rien eu de modéré, comme vous le constatez au vu des paramètres... On félicite donc tous les participants, dont Thomas, seul et talentueux représentant de la catégorie "Jeunes" ce jour là! Mais il a tout d'un grand ;)

En attendant de recevoir un mot de la part des participants à intégrer à ce CR, voici déjà quelques photos et vidéos qui vous donneront un aperçu succinct mais non moins fidèle de cette journée.

Sonia M
 Thomas:
Toujours élégant et souriant, très à l'aise devant la caméra (30 secondes)


Katia:
1 minute 30 de souffrance-plaisir "easy" 😄
Vous noterez qu'on peut crever aux pieds d'Alex, il ne vous tendra pas forcément la main...

Propos recueillis à froid, auprès de Katia, quelques jours après la sortie:
"Alors l’air chaud.... je dirais chaud dedans et froid dehors!!! Tellement que j’en ai presque chialé à la sortie du trou, pas très vaillante, je crois me souvenir!!! Mais après coup c’était une belle sortie..."

Quelques concrétions

Galerie de portraits
Progression


mercredi 14 février 2018

Aven du Fourchu

Groupe Spéléo Magnan
Sortie   du  10   Février   2018

Participants : Laetita, Pierre-André et Guy (3 vieilles canailles).

Objectif : Aven Fourchu (68.V.2  Gourdon).
TPST : 4h30 environ.

Notre sortie d’octobre 2015 destinée à montrer le siphon terminal amont du Fourchu n’ayant pas permis d’atteindre l’objectif initial, nous remettons cela … mais finalement Alexandre et Paul sont pris par ailleurs … et aucun jeune n’est décidé à nous accompagner …

Objectif : les amonts du Fourchu.
Rv à 19h au local, préparation du matériel et départ.
Arrivée sur le parking du Fourchu, ciel étoilé splendide … mais la température est à O°… et le moral dans les chaussettes (bien confortables, car chaudes et sèches pour l’instant).
Mais dans quelle galère Laetitia nous conduit-t-elle.. . ?,
Bon, finalement, on se force à se convaincre qu’on est HYPER MOTIVE … !
Entrée sous terre à 22 heures …
Petite hésitation : on descend sur le matos en place … ou on ré-équipe ?
Bon, finalement, on prend le matos si une corde est tonchée, mais on descend sur le matos en place.
Je me sens tel Milou dans Tintin, soumis à la tentation … vilamment semoncé par le Capitaine Haddock qui apparait dans son esprit «  pas bien, pas bien … ! . » ..  En plus, Alexandre en Capitaine Haddock, y a pas besoin d’un gros déguisement.
Courant d’air glacial aspirant … quelques traces de glace…

On trouve les galeries fossiles avec plaisir. … squelette récent de chauve-souris en plein milieu de la galerie, plein de moisissures blanches et des petits mouchillons se régalant … Cathy serait contente.
Avancée à un bon petit rythme, Laetitia pousse des cris d’orfraie quand on doit se mouiller les gambettes au salon.
Petite escapade dans la Galerie du Poinçon pour voir la Rivière noire … Pierre-André se régale.
On poursuit la progression jusqu’au Merdier, où le violent courant d’air aspirant provoque un bruit de turbine par intervalle, cela peut vraiment être inquiétant, par contre, le passage est pratiquement sec … c’est rare.

Après avoir laissé sur la droite l’Amont du Miroir, bien surveiller sur la droite, on contourne un gros vide en hauteur sur la droite, cela vaut le coup d’œil, c’est la base d’un énorme puits remontant de + de 60 mètres … Éric et Solange, deux de nos ex-membres émérites, y ont découvert un squelette de chauve-souris voici 20 ans en arrière.
On arrive rapidement dans la grande salle à la Confluence avec le Réseau de l’Œil . ; on n’a pas l’impression de grands volumes car il y a un ou deux paliers latéraux, mais il y a dessus un énorme puits de 80 mètres que Jo a remonté en escalade … Les prémisses probables d’une nouvelle entrée du réseau.

Après avoir franchi deux ou 3 ressauts ou des cordages aident le passage, arrivée devant le siphon terminal, magnifique, où Pierre-André nous fait un baroud d’honneur, en passant la première voûte mouillante sur un matelas gonflable trouvé sur place … il nous revient trempé … gonflé le PA, mais frigorifié .. .

Il est minuit 20 c’est l’heure d’engager le chemin du retour.. .
Laetitia ouvre la marche en essayant de retrouver les passages clefs ….
Bonne réussite, car malgré quelques hésitations, le retour est beaucoup plus rapide que prévu en 1h20..

Pause restauration juste avant le shunt..
Je monte en premier, PA prend la suite, et Laetitia ferme la marche … dans un courant d’air glacial qui nous fait bénir notre choix de ne pas avoir ré-équipé.
Sortie à 2h25 du matin et on trouve presque qu’il faut chaud dehors, sans le courant d’air, petites photos et retour à la voiture …
Un vrai régal malgré nos hésitations du départ … Très bonne ambiance et nous sommes ravis…

                                              Guy




lundi 29 janvier 2018

Haïti : cinquième jour

Vendredi 21 avril : 5e jour

Aujourd’hui nous décidons de séparer le groupe en deux, je pars avec les plus à l’aise dans la progression sur corde tandis que les autres retournent à la falaise avec Jeff, Olivier et sous le regard de l’appareil photo de Serge.
L’objectif pour mon groupe est d’atteindre le réseau inférieur par le puits des chauves-souris, un magnifique P30 plein vide. Ce n’est pas gagné car je connais encore mal le réseau et il va falloir chercher un peu pour trouver le fameux passage.
Avant le petit déjeuner nous préparons les cordes et le reste du matériel collectif.
Je commence cette sortie par un cours sur le portage de kits (sacs de spéléo), je leur fais bien comprendre que ce truc pénible à porter et nécessaire à la progression, je leur explique également que dans mon club, en France certaines personnes les insultent de tous les noms possible. Au final je les ai trouvé très à l’aise et respectueux du matériel !



Nous partons ensuite en direction des galeries de la grotte. Après de longues minutes à ramper, douter et espérer, je trouve enfin le fameux toboggan de 20 mètres qui tombe sur le puits des chauves-souris. J’ai même cru faire un peu de première à un moment car je me suis faufilé dans une bonne étroiture avec un léger courant d’air pendant quelques mètres, mais les éclairages des équipiers restés en arrière m’ont fait comprendre que j’étais revenu sur mes pas. Il y a encore de la belle première à faire dans cette cavité, en février dernier Olivier a découvert une nouvelle galerie avec de bonnes dimensions, donc oui j’y ai cru...
 J’équipe le puits rapidement sans trop de difficultés, je comprends vite pourquoi les chauves-souris. En effets les chauves-souris s’élancent dans le puits à une vitesse incroyable, ouvrant leurs ailes au dernier moment dans un bruit assourdissant. C’est un spectacle auditif impressionnant, on les voit qu’au dernier moment. Dans la descente, elles nous rasent de très près, comme si elles nous disaient qu’on était chez elles en nous déstabilisant, je n’ai jamais rien vu de tel. Certaines études ont prouvé que les chauves-souris sont bien meilleures en vol que les oiseaux grâce à leurs phalanges et leur sonar naturel qui leur permettent de se déplacer avec fluidité. D’ailleurs c’est la chauve-souris qui détient le record de vitesse en vol.



Les haïtiens sont aussi impressionnés que moi, d’autant plus que c’est la première fois qu’ils sont confrontés à un puits de 30 mètres plein vide. J’ai vraiment peur qu’ils lâchent la corde pendant la descente à cause des chauves-souris qui plongent dans le puits à grande vitesse, mais je sous-estime leurs sang-froid. De toute façon, vu l'épaisseur de la corde et son poids, ils n'iront pas bien loin..
Tous s’élancent avec plus ou moins d’appréhension dans ce magnifique puits. Une fois l’équipe au sol, je sors la topo de ce réseau et je les initie à la lecture de carte avec la boussole.
Nous prenons la direction de la galerie au nord, vers la «bat room ».



On bout de quelques mètres mes yeux s’arrêtent sur une chose hallucinante  !!! A mes pieds se trouve une tarentule /mygale marron, noire et poilue, la dernière que j’ai vu c’était dans les reportages animalier. IMPRESSIONNANT !!!! Je pensais vraiment ne pas tomber sur ce genre de chose. Elle est de bonne taille, elle dépasse la taille de ma paume de main, je m’approche pour faire quelques photos, je demande à quelqu’un de mettre sa main à coté pour avoir une échelle de mesure, bien évidemment on est tous pas serein.. Du coup je mets mon pied à coté pour la photo. Sa vitesse de déplacement est impressionnante aussi, ça me fait d’ailleurs sursauter, ce qui fait rire l’assemblée ! En règle générale je n’ai pas peur des bestioles, mais là c’est juste hallucinant ! Nous continuons notre chemin, on en croise encore deux ou trois au passage.

La tarentule (mâle) 


 Nous arrivons enfin à l’entrée de la chambre des chauves-souris, et là, quel spectacle, des milliers de mammifères volants en vol dans un bruit indescriptible. Il y a tellement d’individus ici, que le guano au sol est linéaire et on s’enfonce jusqu’à mi mollet. D’après Olivier, il estime à 3000 individus dans la salle, sachant qu’il y a encore une salle dernière. En 2009, son équipe avait recensé 50 000 individus dans cette partie de la grotte.

Chauve-souris (je sais plus son nom)


L’odeur est assez prononcée mais le détecteur de CO2 ne bronche pas, c’est plutôt une bonne nouvelle connaissant les effets nocifs du guano. Par précaution, je préfère faire demi-tour afin d’explorer les autres galeries. Les volumes sont somptueux, le calcaire est d’un beau blanc sculpté. Le sol est plat, mais très argileux, on s’enfonce pas mal par endroit. On sent également le peu de passage dans ce réseau, d’après Olivier, seulement une vingtaine de personnes sont passées par là, j’essaye donc de sensibiliser au max mon équipe pour limiter les traces de notre passage.
Il est 14h, je décide d’entamer la remontée, avec cette chaleur elle va être transpirante, il fait 26 degrés dans la grotte, avec très peu de courant d’air. Même sans bouger on a chaud…
La progression se fait bien mais on a l’impression de sortir de la piscine tout habillé. Je reste en tête de puits pour m’assurer de la bonne mise en œuvre des consignes de sécurité. Ce n’est pas encore naturel pour eux de faire confiance au matériel, mais ça commence à venir.
Nous sortons vers 16h30, sous une petite pluie rafraîchissante.
Je félicite le groupe car je trouve qu’ils ont vraiment assuré durant toute la sortie. Ils ont un bon physique et un bon rapport poids puissance, ce qui est un très gros avantage en spéléologie.

Nous rentrons au village pour clôturer cette première semaine de stage. Ce week-end c’est repos, mais ça s’annonce mal, la pluie s’intensifie d’heure en heure. Nous restons coincés sous la bâche de la salle à manger pendant 2h. Nous décidons à bout d’un moment à retourner à la maison à pieds. Les rues du village se transforment en torrent, ça ravine la terre et les galets, les 10 min de marche ont suffi à nous tremper de la tête aux pieds.

La journée se termine par une bonne douche, comme à son habitude froide, mais ça passe bien avec la chaleur.

dimanche 28 janvier 2018

Haïti : quatrième jour

C'est dimanche, deux articles pour le prix d'un !


20/04 : 4e jour

Aujourd’hui journée en falaise, et plus particulièrement techniques de remontée sur corde. Après un gros petit déjeuner, j’attaque l’équipement de la falaise pendant que Jeff donne les consignes.
Les écarts de niveaux se font sentir, 5 ou 6 stagiaires sortent du lot.

J’ai pu commencer dans l’après-midi avec ce groupe les techniques de conversions et de passages de nœuds. C’est un réel plaisir de les former. Même si certains profitent de glander le plus possible, d’autres sont volontaires et demandent qu’à apprendre. Le rythme est assez soutenu, mais à 15h le groupe commence à fatiguer et je le comprends très bien. Quand la technique n’est pas parfaite, on s’épuise très vite dans ce genre d’exercice. Nous redescendons tranquillement vers le village pour terminer la journée.



David, un des stagiaires nous a montré sa maison sur le retour. Il vit avec sa famille dans une habitation extrêmement précaire, un mur à moitié détruit et des bâches pour couvrir le reste de sa maison, celle-ci a été rasé récemment comme beaucoup d’autres ici. Ça bouscule pas mal notre façon de vivre et surtout de réaliser la chance qu’on peut avoir de vivre en France ou dans un pays dit développé.



Ce soir Olivier est revenu accompagné de Serge, un spéléo photographe, reporter pour les magazines de montagne et surtout ceux de spéléo, un passionné avant tout comme beaucoup d’entre nous. J’ai souvent entendu parler de lui depuis que je fais de la Spéléo et là je le rencontre en vrai. Il est très sympathique et aime bien rigoler. J’aime beaucoup le personnage d’autant plus qu’il est également dans le milieu de l’éducation populaire comme moi. C’est un vrai baroudeur, Il revient à peine des deux mois d’expédition en Patagonie qu’il est déjà ici avec nous à Haïti ! Nous passons la soirée à discuter des explorations, voyages et expéditions spéléo de chacun autour d’un bon petit rhum.