samedi 18 février 2017

Aven du Fourchu

Samedi 11 février 2017
Participants : Sybil, Pauline, Jonathan et Alex
TPST : environ 5h


Comme il était impossible pour tous de s'accorder sur un dimanche commun, nous avons eu l'idée de faire une sortie nocturne ! De plus, nous avions une potentielle nouvelle recrue au club, Pauline, qui a fait sa première sortie avec nous.

Objectif : aller au moins jusqu'au « fourchu »….et continuer jusqu'à épuisement général.


Rendez-vous au club : 16h30-17h...plutôt 17h pour Jo et moi, au grand damn d'Alex qui a du préparer tout le matos tout seul avec Pauline. Puis voiture direction Gourdon !

Rentrée dans la cavité : 19h45.

Les trois premiers puits se descendent très rapidement et sans encombre. C'est Alex qui équipe, pour aller plus vite, le but étant de se promener le plus loin possible.

Arrivés en bas des puits, une petite salle beaucoup plus chaude nous attends (le courant d'air à l'entrée de la cavité et dans les puits était particulièrement glacé). C'est l'heure de grignoter les petites choses de chacun, avant de se remettre en route, en direction du fourchu.

Personnellement, j'ai beaucoup apprécié cette cavité assez « sportive » sans être harassante. La progression est agréable et se fait sans difficultés. On grimpe, on glisse dans la boue, on rampe un peu…. À un passage un peu étroit, avec de l'eau au milieu, le grand jeu fut de ne pas mettre les pieds et de ne surtout pas se tremper, et c'est toujours l'occasion pour moi de me marrer avec Jo.

Les salles et les galeries qu'on empruntent sont très belles mais très contrastées : parfois très sèches, parfois très humides et boueuses, parfois grandes et rondes, parfois étroites, pointues et denteléles.

J'ai beaucoup aimé toute la progression vers le fourchu : les étroitures et les petites galeries ressemblaient à l'antre d'un cachalot...j'avais l'impression d'être à l'intérieur de la baleine dans le conte de Pinocchio : les calcites et la roche formant une sorte de dôme, qui pouvait faire penser à l'intérieur d'un estomac de baleine. L'aspect très minéral de la roche et des calcites me faisait penser à un intérieur de corps. J'ai ainsi trouvé cela très poétique et impressionnant. Particulièrement à un passage étroit : la roche était suintante, et très pointue...l'eau coulait au milieu et j'avais vraiment l'impression d'être à l'intérieur de la gueule d'un animal avec des dents très pointues et un palet très développé.

Une fois arrivés au fourchu, nous avons contemplé la statue de glaise (très impressionnante), admiré les outils qui se trouvaient là, et exploré un peu ce qu'un autre club était en train de creuser.

J'ai beaucoup aimé les passages un peu étroits, car la difficulté ici n'était pas assez élevée pour enlever le plaisir...(ce point-ci est discutable, laissons les polémiques et les débats de côté).

A un moment, nous sommes ainsi passé dans un passage très étroit, que j'ai choisi de passer les jambes en avant (et ainsi de me tortiller comme une chenille), pour faire comme Alex (dont le torse a bien failli rester coincé, et dont le tortillage de fesses était particulièrement impressionnant). Jo et Pauline ont été beaucoup plus judicieux, et sont passés les jambes en avant, sans aucune difficulté et avec avec une élégance sans égal.

Nous avons ensuite emprunté une autre galerie totalement différente de la première. Cette différence était très notable et impressionnante, car elles se juxtaposent mais n'ont pourtant aucune morphologie commune. Cette partie-là était beaucoup plus humide et suintante. On entendait très distinctement les gouttes ruisseler et goutteler un peu partout. Les parois étaient scintillantes d'eau, et il y avait beaucoup de boue. Nous avons fait une sorte de boucle. Jo est allé voir le début d'une autre galerie sur lequel débouchait un puit et une cascade...il fut courageux, mais pas téméraire… ! Comme l'objectif « fourchu » était atteint, nous nous avons gambadé au grès de notre envie de flâner et de notre énergie.

Pour ma part, j'ai appris petit à petit à me repérer dans une cavité. Si cet exercice n'était pas du tout évident pour moi au départ, cela m'est tout du moins, sinon plus familier que facile, mais j'apprécie cette prise de repères. Même si je n'était pas très à l'aise et que Jo et Alex m'ont fait marcher en prétendant ne pas reconnaître l'endroit (me faisant ainsi passer par plusieurs stade : panique-doute-confusion-angoisse), je suis néanmoins contente de moi. Nous avons vu une petite « source », suivi des rivières miniatures et progressé dans des calcites fourchues et dentues, suintantes et glissantes.

Nous avons failli prendre un mauvais chemin, mais qui était en réalité en cours de « désob ». Puis la boucle nous a reconduit dans notre salle de grignotage, juste en bas des puits.

Remontée assez facile et rapide...un seul petit accro pour Pauline qui se remettait en selle, mais rien de notable.



Cette sortie était très agréable : La bonne humeur et la jovialité de Jo, la douceur de Pauline, la gentillesse et la pédagogie d'Alex on fait que je me suis absolument régalée pour ma part !


Sortie de la cavité : 0h30

En sortant, la pleine lune formait un halo semblable à une ondulation d'un galet sur une mer d'huile. C'était le calme absolu. L'air était doux, les lumières clignotaient comme des lucioles en bas de la vallée. Le silence était tellement imposant que nous nous sommes tues pour lui faire écho. Le paysage était magnifique et un peu fantastique.

Nous sommes sorties en premier avec Pauline pour nous changer et pour une fois ce n'était pas de la torture car l'air était juste frais. Les garçons nous ont suivi de peu. C'est Jo qui a eu le plaisir de déséquiper.


Sur le chemin de retour, en allant vers Gourdon nous avons croisé une biche, et plus loin, deux jeunes cerfs...ce qui a achevé de rendre la soirée absolument magique et poétique.



Dans la cavité, nous avons observés au total quatre chiro. Deux petits rhinolofs et deux grand rhinolofs...Nous avons baissés les lumières et chuchotés afin de les déranger le moins possible et de ne surtout pas les réveiller.

Sybil

mercredi 8 février 2017

Aven de la Chauve souris

Sortie le 4 février
à l'Aven de la chauve-souris 129V1, située sur la commune de Saint-Vallier-de-Thiey,


Participants: Denwal, Jonathan, Paul, Anne-Lyse
Objectif: équipement de la cavité (c'est moi qui équipe, c'est une première) jusqu'à - 60 mètres.


Départ du club à 8h45, un petit détour est fait chez Loic et Audrey afin de récupérer les cordes du SSF06. Elle seront utilisées pour équiper la cavité et elle resteront pour l'entraînement du SSF 06 du lendemain
Arrivé en voiture à proximité du trou, on déballe le matos, installe une bâche pour se changer, il pleut. 5 min après, la pluie s'arrête, on casse la croûte au soleil. C'est agréable pour tout le monde.
On décolle. Après une marche de quelques minutes, on arrive à l'entrée de la cavité peu avant midi.
On commence par une désescalade et après c'est une succession de puits. Avant chaque puits, les paliers sont larges. Cela permet à tout le monde de suivre et de me regarder l'équiper sous les conseils de Paul. Je tiens à signaler qu'il fait preuve d'une grande pédagogie, en me menace régulièrement de fesser à la moindre erreurs.


Arrivé à l'avant dernier puit, on a pas assez de corde. C'est pas grave, on a une corde de secours. Arrivé – 60 mètres, sur une petite salle. On prend une pause version motus, on met la main dans un sac: on tire soit une barre de céréale au chocolat, soit une barre aux noisettes. Un peu d'eau et du coca. C'est royal.


On remonte ensuite. Denwal déséquipe le derniers puits (corde de secours). Il a bien aimé mais c'était un peu court pour lui.


La remonté se fait progressivement,


Sortie à 16h00 de la cavité, le soleil est toujours la !
Anne-Lyse

lundi 30 janvier 2017

Aven du Calernaum

Le dimanche 15 janvier 2017
Participants : Sybil, Jonathan, Denwal et Alex
TPST : 10h15

Sortie cavité avec Alex, Jo, Denwal et moi-même. 
Arrivée sur les lieux dans la matinée, temps superbe mais froid glacial. Nous avons constaté que Paul devait être dans la beaume car sa voiture était sur le parking ! Après nous être changé dans le vent polaire, nous nous rendons près de la cavité après une légère marche d'approche facile. Objectif : faire le réseau II et aller jusqu'à la Clue. Alex a montré à Jonathan comment équiper une cavité. Ils sont donc partis tous les deux en tête et je suis restée en binôme avec Denwal. 
En bas du premier puit, Jo a oublié le kit ! Denwal a donc récupéré le kit de Jo, afin de m'éviter de me fatiguer trop dès le début. Denwal passe ainsi les autres puits jusqu'à -50 avec deux kits.

La progression se fait tranquillement et sans encombres, toujours en binôme Alex-Jo et Denwal et moi. Puit Pi, puit des météores. Pour ma part, j'ai eu un peu la frousse en haut du puit des météores car il fallait s'accrocher à une vire avant de descendre. Heureusement, Denwal m'a beaucoup aidé...
Arrivés en bas du puit, nous progressons dans la très belle galerie de l'odyssée : L'étrange juxtaposition du plateau de calerne juste au-dessus de notre tête alors que nous marchions sur le plateau de caussols !La progression se fait tranquillement, nous prenons le temps d'admirer la galerie, puis celle d'Ali-Baba, absolument magnifique. Puis descente dans Mamouth galerie. Petite pause déjeuner bien méritée. Nous continuons ensuite jusqu'au réseau de la clue. Magnifique passages dans la rivière que nous suivons, sans même nous mouiller...Puis nous arrivons au bout, jusqu'au siphon : objectif atteint, -370 ! Notre record à Jo, Den et moi. 
Retour à travers les différentes galeries, puis longue ascension du puit Goliath avec un kit de cordes...une première pour moi ! A cause du kit, je me suis coincée le pied dans l'étroiture qui s'ouvre sur la vire, je me suis débattue pendant au moins quinze bonnes minutes et pour la première fois de ma vie j'ai insulté un objet. La remontée a été assez difficile et longue, compliquée à cause du kit dont je n'avais pas l'habitude, mais j'ai réussi à le garder jusqu'au bout.
Sortie : 21h30


Retour à la voiture, ciel limpide et clair, froid saisissant. Nous sommes retournés à la voiture en rêvassant au bon vin chaud de Mimine concocté dans le Vaucluse et en grelottant.

Sybil

L’image contient peut-être : 2 personnes, ciel, plein air et gros plan

mercredi 21 décembre 2016

Week-end Vaucluse

Week-end Vaucluse !!
Lieu : St Christol d’Albion
Samedi 17 décembre 2016
Cavité : Aven Joly
TPST : 8 h
Participants : Magnan : Alex, Dgé, Jonathan, Sybil, Denwal, Sidonie, Mag. Sophi-Taupes : Fred. Abimes : Laurel

C’est parti pour un week-end de folies dans le Vaucluse histoire d’en mettre plein les yeux à nos nouvelles recrues ! Beaucoup de monde a répondu à l’appel pour ce week-end, nous sommes logés au gîte de l’ASPA à St Christol d’Albion, haut lieu de la spéléologie, sur les terres de Dgé.
Après avoir préparé les kits le vendredi soir et mangé la superbe Paeila de mimine, nous nous réveillons avec le plein de motivation (et de doliprane pour certain) pour attaquer notre première cavité du séjour. On décide de visiter l’aven Joly ; objectif – 150 en s’arrêtant au départ du méandre de la relativité restrainte. Je ne connais pas encore ce trou mais j’ai eu de bons retours par d’autres spéléos. Une belle entrée en matière pour les jeunes Magnan. 

on profite des derniers rayons de soleil
Dgé en bon pédagogue
La première équipe composée de Laurel, Fred, Joe et moi-même part en premier afin d’équiper les puits. Nous serons suivis une heure après par la deuxième équipe. Je me charge de l’équipement et je laisse le soin à Dgé de s’occuper du 2e groupe. Globalement la cavité est vraiment intéressante à équiper, elle demande beaucoup de réflexion car de nombreux spits sont morts et m’oblige à m’orienter sur les amarrages naturels. J’ai donc pris pas mal de plaisir à l’exercice. Les puits s’enchainent bien jusqu’au puits de Isotopes Mouillés, où nous avons eu un petit problème de corde. En effet, la corde fût beaucoup trop courte pour atteindre le sol, m’obligeant à installer un passage de nœud plein vide. Le souci, c’est qu’une partie du groupe ne maitrisait pas cette technique… Pour les premiers à descendre pas de soucis, les explications de Fred suffisent mais malheureusement pour d’autre… aie aie.. Du coup j’ai finis comme un isotope mouillé (en référence au nom du puits) en allant secourir Sybil à 6 mètres du sol. Après ce moment épique digne d’Indiana Jones, je remonte installer un fratio à la place du nœud avec les amarrages naturels de la paroi.  Une petite pause-café et repas s’impose afin de se réchauffer, puis nous continuons notre route dans les puits quantiques. Quelques téméraires se sont engouffrés dans le méandre suivant avec pour certain plus ou moins de difficulté à en sortir (dédicace à Dgé ) !
Fait froid, mais on a le vin chaud !
A la remontée, je nomme Jonathan au déséquipement accompagné de Fred, Joe fera sa première expérience dans ce domaine. Quant à moi je ne traîne pas trop car après un moment d’attente en étant trempé, le froid me saisit rapidement.
La sortie de la cavité se fait à bon rythme, certaines sorties de puits sont délicates mais bien négociées et à 19h tout le monde est dehors. Un froid hivernal nous attends à l’extérieur, mais cette sensation désagréable et vite effacée par Mimine qui nous attends au chaud avec un bon vin chaud dans la cellule du 4X4 juste à la sortie du trou ; quel bonheur de trouver ce grand réconfort. On ne pouvait pas rêver mieux !!!

De retour au gîte, nous reconditionnons le matériel pour le lendemain et nous filons à la douche. La journée se clôture par un bon repas préparé par Perrine and Co au coin du feu ! 





Lieu : St Christol d’Albion
Dimanche 18 décembre 2016
Cavité : Aven Aubert
TPST : 6h30
Participants : Magnan : Perrine, Jonathan, Alex, Sidonie, Denwal ; Sophi-Taupes : Fred ; Abimes : Laurel.

Le réveil sonne un peu tard pour certain, le temps de prendre le petit déjeuner et de ranger ses affaires pour libérer les chambres, on lance le feu vert de la journée.
C’est après un départ tardif que nous nous dirigeons vers la volière où se situe l’entrée (ou la sortie) de la cavité.
L’aven Aubert est connu grâce à un bel article paru dans Spelunca il y a quelque temps. En effet le caractère original de cette cavité, au-delà de ses puits majestueux, réside par sa découverte de l’intérieur (voir l’article en question). Cette cavité est donc l’amont du méandre Ankou du célèbre trou souffleur.
Nous entrons sous terre vers 11h30, la progression est aisée, l’équipement est facile car tout est broché. On enchaine les deux premiers puits et quelques ressauts avant d’arriver au fameux puits de l’Adrénaline. Il porte bien son nom, car il s’agit d’un beau puits de 100 mètres au total. Après avoir équipé la vire remontante d’une vingtaine de mètres et 9 points intermédiaires, je me lance à l’assaut du puits. Ne disposant pas de corde suffisamment longue pour tout équipé, il faut que je choisisse le bon moment pour faire le raboutage de corde, afin d’éviter un passage de nœud au milieu du puits. Une dizaine de fractio et quelques pendules plus tard je touche enfin le fond du puits. Jonathan et Fred me rejoignent rapidement suivi de Sidonie et Den, j’apprends alors que deux personnes du groupe on fait le choix de faire demi-tour (que je ne citerais pas ;-)…). Je continu donc pour équiper la suite : le puits de l’aboutissement, d’une hauteur de 50 mètres. Il est très impressionnant, car contrairement au puits précédent, on se rend vraiment compte du volume nous entourant. Son départ en Y plein gaz et l’éclairage de Fred y sont aussi pour quelque chose. Bref, le plus impressionnant reste quand même le pendule pour atteindre le premier fractio. J’ai dû faire appel à mes talents pour jouer de la balançoire, talent que je n’ai pas, car Fred a dû sonner les cloches au niveau de l’amarrage pour que je puisse atteindre mon objectif. Une fois en bas, nous pouvons attaquer notre repas gargantuesque avec les restes de la veille. Après avoir contemplé les gros rognons de silex alignés en strate pendant le repas, nous attaquons en douceur la remontée. Je laisse le soin à Joe de déséquiper le P50, exercice accompli avec classe ! Je m’occupe de la suite des opérations et nous atteignons la sortie vers 18h sous un froid de canard.
Le temps de retourner à la voiture et de se changer, nous retrouvons les filles confortablement installée sur les canapés du gîte. Petit casse-croûte, débriefing du week-end et nous chargeons les voitures afin de reprendre le chemin de la maison.
Bref, un week-end fort sympathique comme on les aime !! A refaire très vite !
Bilan :
  - Bien mangé,
 - Bien bu,
 - De la belle spéléo,
 - Belle progression pour Sybil, Jonathan et Den,
Et surtout, les microbes n’ont pas vaincu ce week-end (enfin presque…)

       


lundi 19 décembre 2016

Objectif Sans Pascal

Lieu : Gourdon.

Cavité : Aven du sans Pascal (68 j6)

Participants : Anne-lyse, Marzia, Julien et Paul

Rdv à 9h au club aujourd'hui objectif SP ! Arrivé au parking vers 10h30 après une répartition du matos on entame l'ascension. Après 35 min de marche, bonne nouvelle la cavité est toujours au même endroit. On déballe tous et nous mangeons un bout (ce sera ça de gagné dans les kits). Un petit bain de soleil et il est maintenant l'heure du casse-tête, à savoir comment optimiser le chargement des kits. A 12h45 il est temps d'y aller. Nous descendons doucement et nous arrivons à notre objectif de -180 m vers 15h. Nous posons les barreaux et comme il se fait tard je décide de ne pas élargir la tartinette, cependant je décide d'arranger l'entrée du méandre où nous sommes. Je me suis habitué au confort depuis quelques temps. Nous attaquons la remontée peu après 17h. Nous montons grouper, toujours à vue, c'est bien plus long mais, plus convivial et après tout on n’est pas pressé ; c'est samedi. Je sors en premier vers 21h30 et j'allume vite un feu avec Julien qui sort juste derrière moi. On chauffe de l'eau pour le thé et on se change au bord du feu. Nous repartons vers les voitures vers 23h.

Bilan :
- Julien c'est débrouiller comme chef pour ça 2e sortie sous terre.
- Anne-lyse a vaincu les vires du SP 
-Marzia n'a pas fait de bêtises 

Tous les objectifs sont atteints !!


Paul

lundi 22 décembre 2014

Le retour !

Samedi 20 décembre 2014
Aven du Calernaum
TPST : 6h30
Participants : Paul et Alex (GSM)

Le retour tant attendu :

Après de long mois de convalescence, rien de mieux qu’une petite balade cavernicole pour attaquer la rééducation. Ecoutant les précieux conseils de mon médecin, il suffit de reprendre mes activités habituelles pour récupérer la mobilité de la cheville, fraichement consolidée.  
Paul, ayant équipé le Calernaum en début du mois, me propose de l’accompagner afin de visiter le réseau II de la cavité jusqu’à la chapelle sixtine en passant par Elephant galery et la galerie des profanateurs.
Débordant d’énergie, c’est avec plaisir que je réponds à cet appel ! L’occasion pour Paul aussi d’inaugurer sa nouvelle combi toute neuve !!

Rendez-vous pas trop tôt au club (9h), avec une pause-café et préparation du kit bouffe. Nous entamons la route rapidement et nous arrivons sur le plateau de Caussols sous un brouillard épais. En montant sur Calern, nous arrivons au-dessus du nuage, quel magnifique spectacle, une mer blanche recouvre le plateau de Caussols.
Nous nous équipons plus ou moins rapidement sous le regard médusé des promeneurs. Nous entrons dans les profondeurs de la Terre vers 11h30, pour arriver en bas des puits en 35 minutes. Pause repas, café et je fais le point sur ma cheville : aucune douleur à signaler. C’est parti pour la balade direction le réseau III pour ensuite rejoindre le II.
Galerie Alibaba, Mammouth galerie, Eléphant galerie, le dédale, on rampe, on escalade, on désescalade, on glisse, on passe dans la galerie des profanateurs, une remontée glissante et nous arrivons enfin à notre objectif. On explore les petites galeries de la chapelle sixtine, de belles concrétions ornent les différents méandres de ce réseau. C’est notre petit Aguzou local (cavité splendide dans l’Aude), mais en moins facile d’accès.
Nous faisons demi-tours vers 15h par les mêmes passages et nous atteignons la bases des puits en une heure trente. Petite pause thé et barre de céréales et nous attaquons la remonté. Cela fait maintenant plus de trois mois que je ne suis pas remonté sur corde, ma cheville se porte au mieux malgré les agressions répétitives dans la progression. Je remonte le P80 à bon rythme, et je demande dans la foulée le kit à Paul afin de retrouver toutes les sensations !
Nous sortons de la cavité vers 18h, de nuit avec un vent glacial… Nous ne trainons pas sur le chemin de la voiture, une bonne bière et des tartines de foie gras nous attendent à la voiture (merci Paul pour ce moment de plaisir gustatif !).
Retour à la maison avec les symptômes d’une bonne activité physique après d’une longue sédentarisation de mes muscles… aie aie les courbatures.
Après un commun accord avec Perrine, nous annulons notre sortie au Cataphot de dimanche. Une grasse matinée sera la bienvenue ! Petite séance de grimpe dimanche après-midi pour récupérer tranquillement !!

Alex

PS : c’est reparti pour le blog du GSM !!

mercredi 5 février 2014

Aven du « Sans Pascal » le retour...

Samedi 1 février 2014
Participants : Paul, Dgé, Alex
TPST : 11 heures

Vous avez dit de la neige ? Mais où ? En tout cas pas sur le parking du Sans Pascal, donc on oublie les raquettes, crampons, pelles à neige et autres gadgets à poudre blanche !
On rejoint Dgé comme prévu au parking, nous serons que trois, les filles ont prétexté je ne sais quelle excuse pour rester au lit… Enfin bon, les Magnans sont là et sont bien résolu à descendre le Sans Pascal !

La légère couche de neige sur le plateau ne nous empêche pas de nous équiper dans la bonne humeur avec l’espoir de faire un peu de première aujourd’hui…  (Et oui faut bien trouver des motifs pour descendre !)
Gros contraste de température entre la surface de la Terre et le gouffre qui nous attend, ça souffle fort à l’entrée. Ce doux courant d’air agréable qui nous caresse le visage est comme un appel à la descente. Notez-le, courant d’air est nettement moins sympa après s’être trempé dans la gadoue bien liquide…

La descente s’effectue au rythme de croisière avec les traditionnelles chansons populaires et les TULAX de Dgé, qui s’étonne et s’émerveille de tous les nouveaux élargissements. Première mission d’aujourd’hui, changement de la corde du P30 et rééquipement du puits avant le fumoir. Tâche bravement effectuée par Paul en forme olympique ! Beaucoup de flotte aujourd’hui dans les méandres du SP, le P30 mouille un peu, on ne s’attarde pas au fractio.
La suite se passe dans le fond de l’amont, la super tartinette fait honneur à sa réputation, une gadoue liquide et froide de 5 à 10 cm qui nous tartine pendant 3 mètres tout le corps avec la lèvre inférieure de la bouche à la limite de vous faire boire la tasse. Un conseil : il faut savourer ce moment intense de plaisirs, car si vous faite comme Paul dans la précipitation, le retour de la vague sera terrible…

Bref…
Ce terrible moment, vite oublié, nous amène au fond. Nous repérons plusieurs endroits où l’air s’échappe. Nous mettons nos nez dans tous les endroits possibles, plusieurs failles soufflent, dont une qui crache pas mal de flotte et avec du noir derrière, peut-être à élargir dans une prochaine explo…
Ensuite le colmatage d’argile s’annonce difficile, nous l’attaquons dignement. Nos instruments ne sont plus reconnaissables. De l’argile collante à ne plus en pouvoir, même nous, pauvres petits spéléo nous restons collés à cette boue ! Nous enlevons 1 bon mètre d’argile et de blocks pris dans le bouchon. Après un long moment, nous repérons juste en dessous du bouchon un petit départ ventilé, Paul et moi l’attaquons à la massette, nous dégageons de gros blocks pour y laisser passer Dgé.
La suite… difficile à dire, l’endroit est assez serré mais ça peut continuer sous le bouchon. Il faudra revenir pour élargir un peu plus…
L’heure tourne, ce n’est pas aujourd’hui que ça passera, mais il y a bon espoir… Il faut remonter.

Nous sortons vers 21h30 22h, sous un froid terrible, nous ne nous éternisons pas sur le plateau, nous rangeons notre matériel, qui au passage ne ressemble plus à rien et redescendons le col à grand pas.
Bonne sortie efficace !

Pour conclure : à envisager pour les prochaines sorties
- Changer certains maillons rapides
- Venir avec une sonde à neige pour évaluer la profondeur du colmatage
- Continuer l’élargissement du petit passage ventilé
- Faire un test avec un ARVA en surface et un sous terre pour localiser une potentielle sortie en falaise… (je fais référence à un article dans le forum de la FFS à ce sujet, à tester…)
- Finir de mettre les barreaux à certains endroits
- Mettre en place des cordes à 2 escalades/désescalade un peu périlleuse
- Ouvrir le shunt dans le méandre après le camp.


Alex