mercredi 21 décembre 2016

Week-end Vaucluse

Week-end Vaucluse !!
Lieu : St Christol d’Albion
Samedi 17 décembre 2016
Cavité : Aven Joly
TPST : 8 h
Participants : Magnan : Alex, Dgé, Jonathan, Sybil, Denwal, Sidonie, Mag. Sophi-Taupes : Fred. Abimes : Laurel

C’est parti pour un week-end de folies dans le Vaucluse histoire d’en mettre plein les yeux à nos nouvelles recrues ! Beaucoup de monde a répondu à l’appel pour ce week-end, nous sommes logés au gîte de l’ASPA à St Christol d’Albion, haut lieu de la spéléologie, sur les terres de Dgé.
Après avoir préparé les kits le vendredi soir et mangé la superbe Paeila de mimine, nous nous réveillons avec le plein de motivation (et de doliprane pour certain) pour attaquer notre première cavité du séjour. On décide de visiter l’aven Joly ; objectif – 150 en s’arrêtant au départ du méandre de la relativité restrainte. Je ne connais pas encore ce trou mais j’ai eu de bons retours par d’autres spéléos. Une belle entrée en matière pour les jeunes Magnan. 

on profite des derniers rayons de soleil
Dgé en bon pédagogue
La première équipe composée de Laurel, Fred, Joe et moi-même part en premier afin d’équiper les puits. Nous serons suivis une heure après par la deuxième équipe. Je me charge de l’équipement et je laisse le soin à Dgé de s’occuper du 2e groupe. Globalement la cavité est vraiment intéressante à équiper, elle demande beaucoup de réflexion car de nombreux spits sont morts et m’oblige à m’orienter sur les amarrages naturels. J’ai donc pris pas mal de plaisir à l’exercice. Les puits s’enchainent bien jusqu’au puits de Isotopes Mouillés, où nous avons eu un petit problème de corde. En effet, la corde fût beaucoup trop courte pour atteindre le sol, m’obligeant à installer un passage de nœud plein vide. Le souci, c’est qu’une partie du groupe ne maitrisait pas cette technique… Pour les premiers à descendre pas de soucis, les explications de Fred suffisent mais malheureusement pour d’autre… aie aie.. Du coup j’ai finis comme un isotope mouillé (en référence au nom du puits) en allant secourir Sybil à 6 mètres du sol. Après ce moment épique digne d’Indiana Jones, je remonte installer un fratio à la place du nœud avec les amarrages naturels de la paroi.  Une petite pause-café et repas s’impose afin de se réchauffer, puis nous continuons notre route dans les puits quantiques. Quelques téméraires se sont engouffrés dans le méandre suivant avec pour certain plus ou moins de difficulté à en sortir (dédicace à Dgé ) !
Fait froid, mais on a le vin chaud !
A la remontée, je nomme Jonathan au déséquipement accompagné de Fred, Joe fera sa première expérience dans ce domaine. Quant à moi je ne traîne pas trop car après un moment d’attente en étant trempé, le froid me saisit rapidement.
La sortie de la cavité se fait à bon rythme, certaines sorties de puits sont délicates mais bien négociées et à 19h tout le monde est dehors. Un froid hivernal nous attends à l’extérieur, mais cette sensation désagréable et vite effacée par Mimine qui nous attends au chaud avec un bon vin chaud dans la cellule du 4X4 juste à la sortie du trou ; quel bonheur de trouver ce grand réconfort. On ne pouvait pas rêver mieux !!!

De retour au gîte, nous reconditionnons le matériel pour le lendemain et nous filons à la douche. La journée se clôture par un bon repas préparé par Perrine and Co au coin du feu ! 





Lieu : St Christol d’Albion
Dimanche 18 décembre 2016
Cavité : Aven Aubert
TPST : 6h30
Participants : Magnan : Perrine, Jonathan, Alex, Sidonie, Denwal ; Sophi-Taupes : Fred ; Abimes : Laurel.

Le réveil sonne un peu tard pour certain, le temps de prendre le petit déjeuner et de ranger ses affaires pour libérer les chambres, on lance le feu vert de la journée.
C’est après un départ tardif que nous nous dirigeons vers la volière où se situe l’entrée (ou la sortie) de la cavité.
L’aven Aubert est connu grâce à un bel article paru dans Spelunca il y a quelque temps. En effet le caractère original de cette cavité, au-delà de ses puits majestueux, réside par sa découverte de l’intérieur (voir l’article en question). Cette cavité est donc l’amont du méandre Ankou du célèbre trou souffleur.
Nous entrons sous terre vers 11h30, la progression est aisée, l’équipement est facile car tout est broché. On enchaine les deux premiers puits et quelques ressauts avant d’arriver au fameux puits de l’Adrénaline. Il porte bien son nom, car il s’agit d’un beau puits de 100 mètres au total. Après avoir équipé la vire remontante d’une vingtaine de mètres et 9 points intermédiaires, je me lance à l’assaut du puits. Ne disposant pas de corde suffisamment longue pour tout équipé, il faut que je choisisse le bon moment pour faire le raboutage de corde, afin d’éviter un passage de nœud au milieu du puits. Une dizaine de fractio et quelques pendules plus tard je touche enfin le fond du puits. Jonathan et Fred me rejoignent rapidement suivi de Sidonie et Den, j’apprends alors que deux personnes du groupe on fait le choix de faire demi-tour (que je ne citerais pas ;-)…). Je continu donc pour équiper la suite : le puits de l’aboutissement, d’une hauteur de 50 mètres. Il est très impressionnant, car contrairement au puits précédent, on se rend vraiment compte du volume nous entourant. Son départ en Y plein gaz et l’éclairage de Fred y sont aussi pour quelque chose. Bref, le plus impressionnant reste quand même le pendule pour atteindre le premier fractio. J’ai dû faire appel à mes talents pour jouer de la balançoire, talent que je n’ai pas, car Fred a dû sonner les cloches au niveau de l’amarrage pour que je puisse atteindre mon objectif. Une fois en bas, nous pouvons attaquer notre repas gargantuesque avec les restes de la veille. Après avoir contemplé les gros rognons de silex alignés en strate pendant le repas, nous attaquons en douceur la remontée. Je laisse le soin à Joe de déséquiper le P50, exercice accompli avec classe ! Je m’occupe de la suite des opérations et nous atteignons la sortie vers 18h sous un froid de canard.
Le temps de retourner à la voiture et de se changer, nous retrouvons les filles confortablement installée sur les canapés du gîte. Petit casse-croûte, débriefing du week-end et nous chargeons les voitures afin de reprendre le chemin de la maison.
Bref, un week-end fort sympathique comme on les aime !! A refaire très vite !
Bilan :
  - Bien mangé,
 - Bien bu,
 - De la belle spéléo,
 - Belle progression pour Sybil, Jonathan et Den,
Et surtout, les microbes n’ont pas vaincu ce week-end (enfin presque…)

       


lundi 19 décembre 2016

Objectif Sans Pascal

Lieu : Gourdon.

Cavité : Aven du sans Pascal (68 j6)

Participants : Anne-lyse, Marzia, Julien et Paul

Rdv à 9h au club aujourd'hui objectif SP ! Arrivé au parking vers 10h30 après une répartition du matos on entame l'ascension. Après 35 min de marche, bonne nouvelle la cavité est toujours au même endroit. On déballe tous et nous mangeons un bout (ce sera ça de gagné dans les kits). Un petit bain de soleil et il est maintenant l'heure du casse-tête, à savoir comment optimiser le chargement des kits. A 12h45 il est temps d'y aller. Nous descendons doucement et nous arrivons à notre objectif de -180 m vers 15h. Nous posons les barreaux et comme il se fait tard je décide de ne pas élargir la tartinette, cependant je décide d'arranger l'entrée du méandre où nous sommes. Je me suis habitué au confort depuis quelques temps. Nous attaquons la remontée peu après 17h. Nous montons grouper, toujours à vue, c'est bien plus long mais, plus convivial et après tout on n’est pas pressé ; c'est samedi. Je sors en premier vers 21h30 et j'allume vite un feu avec Julien qui sort juste derrière moi. On chauffe de l'eau pour le thé et on se change au bord du feu. Nous repartons vers les voitures vers 23h.

Bilan :
- Julien c'est débrouiller comme chef pour ça 2e sortie sous terre.
- Anne-lyse a vaincu les vires du SP 
-Marzia n'a pas fait de bêtises 

Tous les objectifs sont atteints !!


Paul

lundi 22 décembre 2014

Le retour !

Samedi 20 décembre 2014
Aven du Calernaum
TPST : 6h30
Participants : Paul et Alex (GSM)

Le retour tant attendu :

Après de long mois de convalescence, rien de mieux qu’une petite balade cavernicole pour attaquer la rééducation. Ecoutant les précieux conseils de mon médecin, il suffit de reprendre mes activités habituelles pour récupérer la mobilité de la cheville, fraichement consolidée.  
Paul, ayant équipé le Calernaum en début du mois, me propose de l’accompagner afin de visiter le réseau II de la cavité jusqu’à la chapelle sixtine en passant par Elephant galery et la galerie des profanateurs.
Débordant d’énergie, c’est avec plaisir que je réponds à cet appel ! L’occasion pour Paul aussi d’inaugurer sa nouvelle combi toute neuve !!

Rendez-vous pas trop tôt au club (9h), avec une pause-café et préparation du kit bouffe. Nous entamons la route rapidement et nous arrivons sur le plateau de Caussols sous un brouillard épais. En montant sur Calern, nous arrivons au-dessus du nuage, quel magnifique spectacle, une mer blanche recouvre le plateau de Caussols.
Nous nous équipons plus ou moins rapidement sous le regard médusé des promeneurs. Nous entrons dans les profondeurs de la Terre vers 11h30, pour arriver en bas des puits en 35 minutes. Pause repas, café et je fais le point sur ma cheville : aucune douleur à signaler. C’est parti pour la balade direction le réseau III pour ensuite rejoindre le II.
Galerie Alibaba, Mammouth galerie, Eléphant galerie, le dédale, on rampe, on escalade, on désescalade, on glisse, on passe dans la galerie des profanateurs, une remontée glissante et nous arrivons enfin à notre objectif. On explore les petites galeries de la chapelle sixtine, de belles concrétions ornent les différents méandres de ce réseau. C’est notre petit Aguzou local (cavité splendide dans l’Aude), mais en moins facile d’accès.
Nous faisons demi-tours vers 15h par les mêmes passages et nous atteignons la bases des puits en une heure trente. Petite pause thé et barre de céréales et nous attaquons la remonté. Cela fait maintenant plus de trois mois que je ne suis pas remonté sur corde, ma cheville se porte au mieux malgré les agressions répétitives dans la progression. Je remonte le P80 à bon rythme, et je demande dans la foulée le kit à Paul afin de retrouver toutes les sensations !
Nous sortons de la cavité vers 18h, de nuit avec un vent glacial… Nous ne trainons pas sur le chemin de la voiture, une bonne bière et des tartines de foie gras nous attendent à la voiture (merci Paul pour ce moment de plaisir gustatif !).
Retour à la maison avec les symptômes d’une bonne activité physique après d’une longue sédentarisation de mes muscles… aie aie les courbatures.
Après un commun accord avec Perrine, nous annulons notre sortie au Cataphot de dimanche. Une grasse matinée sera la bienvenue ! Petite séance de grimpe dimanche après-midi pour récupérer tranquillement !!

Alex

PS : c’est reparti pour le blog du GSM !!

mercredi 5 février 2014

Aven du « Sans Pascal » le retour...

Samedi 1 février 2014
Participants : Paul, Dgé, Alex
TPST : 11 heures

Vous avez dit de la neige ? Mais où ? En tout cas pas sur le parking du Sans Pascal, donc on oublie les raquettes, crampons, pelles à neige et autres gadgets à poudre blanche !
On rejoint Dgé comme prévu au parking, nous serons que trois, les filles ont prétexté je ne sais quelle excuse pour rester au lit… Enfin bon, les Magnans sont là et sont bien résolu à descendre le Sans Pascal !

La légère couche de neige sur le plateau ne nous empêche pas de nous équiper dans la bonne humeur avec l’espoir de faire un peu de première aujourd’hui…  (Et oui faut bien trouver des motifs pour descendre !)
Gros contraste de température entre la surface de la Terre et le gouffre qui nous attend, ça souffle fort à l’entrée. Ce doux courant d’air agréable qui nous caresse le visage est comme un appel à la descente. Notez-le, courant d’air est nettement moins sympa après s’être trempé dans la gadoue bien liquide…

La descente s’effectue au rythme de croisière avec les traditionnelles chansons populaires et les TULAX de Dgé, qui s’étonne et s’émerveille de tous les nouveaux élargissements. Première mission d’aujourd’hui, changement de la corde du P30 et rééquipement du puits avant le fumoir. Tâche bravement effectuée par Paul en forme olympique ! Beaucoup de flotte aujourd’hui dans les méandres du SP, le P30 mouille un peu, on ne s’attarde pas au fractio.
La suite se passe dans le fond de l’amont, la super tartinette fait honneur à sa réputation, une gadoue liquide et froide de 5 à 10 cm qui nous tartine pendant 3 mètres tout le corps avec la lèvre inférieure de la bouche à la limite de vous faire boire la tasse. Un conseil : il faut savourer ce moment intense de plaisirs, car si vous faite comme Paul dans la précipitation, le retour de la vague sera terrible…

Bref…
Ce terrible moment, vite oublié, nous amène au fond. Nous repérons plusieurs endroits où l’air s’échappe. Nous mettons nos nez dans tous les endroits possibles, plusieurs failles soufflent, dont une qui crache pas mal de flotte et avec du noir derrière, peut-être à élargir dans une prochaine explo…
Ensuite le colmatage d’argile s’annonce difficile, nous l’attaquons dignement. Nos instruments ne sont plus reconnaissables. De l’argile collante à ne plus en pouvoir, même nous, pauvres petits spéléo nous restons collés à cette boue ! Nous enlevons 1 bon mètre d’argile et de blocks pris dans le bouchon. Après un long moment, nous repérons juste en dessous du bouchon un petit départ ventilé, Paul et moi l’attaquons à la massette, nous dégageons de gros blocks pour y laisser passer Dgé.
La suite… difficile à dire, l’endroit est assez serré mais ça peut continuer sous le bouchon. Il faudra revenir pour élargir un peu plus…
L’heure tourne, ce n’est pas aujourd’hui que ça passera, mais il y a bon espoir… Il faut remonter.

Nous sortons vers 21h30 22h, sous un froid terrible, nous ne nous éternisons pas sur le plateau, nous rangeons notre matériel, qui au passage ne ressemble plus à rien et redescendons le col à grand pas.
Bonne sortie efficace !

Pour conclure : à envisager pour les prochaines sorties
- Changer certains maillons rapides
- Venir avec une sonde à neige pour évaluer la profondeur du colmatage
- Continuer l’élargissement du petit passage ventilé
- Faire un test avec un ARVA en surface et un sous terre pour localiser une potentielle sortie en falaise… (je fais référence à un article dans le forum de la FFS à ce sujet, à tester…)
- Finir de mettre les barreaux à certains endroits
- Mettre en place des cordes à 2 escalades/désescalade un peu périlleuse
- Ouvrir le shunt dans le méandre après le camp.


Alex

jeudi 30 janvier 2014

Sidonix chez les Helvètes

Fadas ou fondus? Pas résisté à l’irrésistible invitation lancée par des spéléos suisses de se joindre à eux pour... un bivouac-fondue d’entre-deux fêtes dans la grotte du Poteu (commune de Saillon, canton du Valais).

Au lendemain d’un Noël bien arrosé (par la pluie !), nous sommes trois des alentours de Thonon (Spéléo Club de Thollon-Les Mémises) à enfiler nos bottes, à jeter nos sacs dans le coffre et à prendre la route pour le Valais.

Le rendez-vous est fixé à l’heure du café (pas celui du petit-déjeuner mais celui de l’après déjeuner !) au Bar de La Poste, à Saillon. Ce charmant bourg médiéval fortifié abrite des histoires étonnantes, dont celle de Farinet (faux-monnayeur et genre de Robin des Bois suisse !) ou celle de « la plus petite vigne du monde » (3 ceps vendangés par le Dalaï Lama !). Quand vous saurez qu’il y a aussi une via ferrata et des sources d’eau chaude, j’espère vous avoir donné l’envie d’une virée dans le coin !!! (à l’automne, c’est la bonne saison).

Après nous être attablés juste le temps de faire connaissance avec nos amis suisses (club de Saint-Exupéry, Vouvry, Valais) et de trinquer à notre épopée du jour - et de la nuit -, nous nous partageons en deux groupes (nous sommes 11 au total, dont 1 jeune de 15 ans, 2 spéléotes et 3 sportifs montagnards novices en spéléo) afin d’entrer à une demi-heure d’intervalle dans la grotte et ainsi de ne pas avoir à attendre sous la pluie le temps que la descente des premiers puits s’effectue.
Nos kits (ou sacs de l’armée suisse !) sont bien dodus puisque nous y avons nos affaires de rechange et sacs de couchage pour la nuit ainsi que les réchauds, le fromage et le vin blanc (transvasé dans des bouteilles plastiques !) pour la fondue, sans compter les apéros, dijos et p’tits déj’ ! Merci aux grands costauds qui ont pris deux sacs plutôt qu’un ! C’est parti ? C’est parti !

Grotte du Poteu (VS), 26-27 décembre 2013. Club spéléo de St-Exupéry (VS)/Spéléo Club des Mémises (74). TPST : 24h, progression aller en 6h, retour en 5h.

Marche d’approche… de 5 minutes ! Il suffit de se garer dans les vignes et de rejoindre la baume dans la falaise en empruntant 3-4 échelles aériennes. Le Poteu (étymologie : « puits ») est le plus grand réseau valaisan avec quelque 9km d’explorés, alimenté en partie par une rivière venant de 2400m d’altitude (donc gelée à cette période, ouf).

Nous entrons discrètement pour ne pas déranger les chauves-souris qui gîtent dans les premières salles, partons dans les puits et la vire en descente tandis que tout le reste de la progression se fera majoritairement en remontée (c’est pourquoi le retour sera plus rapide), à travers des boîtes aux lettres munies d’échelles, de multiples ressauts et vires. Nous nous courbons, rampons et nous redressons dans un enchaînement de galeries et salles très variées, chaotiques ou joliment concrétionnées. Je compterai plus tard les bleus, blancs, rouges (jaunes, violets et noirs aussi) soigneusement collectionnés, des tibias aux avant-bras, tout au long des aspérités.
Le « on arrive bientôt » est répété pendant au moins 2h et les jambes et bras sont un peu flagadas quand on parvient à la très attendue Salle du Volcan. On trempe les lèvres dans une véritable fontaine de jouvence puis on se hisse enfin jusqu’à la Nappe de Morcles, lieu de notre bivouac (à peu près à 3km de l’entrée). Il est déjà 21h30.

Vin chaud à l’apéro ! Et place à la fondue ! Alléchante, largement méritée, parfaitement dosée et chaleureusement partagée. Autour du sempiternel débat : fondue suisse ou fondue savoyarde ? (je vous laisse trancher, vous qui êtes « neutres » dans l’histoire). Bien aussi la pénombre : quand tu perds un morceau de pain dans le caquelon, hop, ça passe inaperçu (ouf ! car je n’ose même pas imaginer les gages de spéléos, genre « remonter 10 fois de suite le puits de 40m » ou « porter tous les kits de l’équipe »… gloups). Abricotine - les fameux abricots du Valais - et absinthe - la fée verte - pour finir de nous réchauffer les oreilles. Minuit, au lit !

Enfin, neuf d’entre nous serrés comme des sardines sur un banc de sable (pas blanc-blanc mais fin) et deux accrochés dans leur hamac. Le bonheur d’enfiler des vêtements secs et des chaussettes archi-sèches avant de se glisser dans le sac de couchage… La magie de la petite flamme vacillante d’une bougie… Le ploc d’une goutte d’eau… L’émotion de dormir SOUS terre !

Bon, quand on a le sommeil très léger (et un sac de couchage un peu trop léger aussi), les trois quarts de la nuit se passent éveillés…

Sonnerie de réveil à 7h30 : euh, il fait tout noir ! C’est quand même l’heure de se lever !! Petit-déjeuner aux chandelles, plaisir de renfiler les combis humides et nous nous re-séparons en deux groupes pour le retour. Nous laissons derrière nous des effluves d’ours des cavernes et une odeur d’urine (qui sera bientôt lavée par le ruissellement).

Nous sommes 5 à reprendre le même cheminement qu’à l’aller et les 6 autres empruntent une variante parallèle. Bon timing puisque nous nous rejoignons au pied des puits d’entrée que nous remontons tranquillement à la queue leu leu.

Pari sur la météo avant la sortie de la grotte : 0°C et neige ? ou 25°C au soleil? Allez, pas tout-à-fait les 25°C mais de doux rayons de soleil qui font plisser les yeux de bonheur, étinceler la neige sur les sommets environnants et s’extasier dans un souffle : « Ah, que cette Terre (dessus, dessous) est belle ! ».

Les Magnans, je partage avec vous un secret bien gardé en Suisse :

Quelle est la recette-miracle des Helvètes pour ne pas devenir obèses bien que gavés dès le biberon de fondue?

Aller la manger au fin fond d'une grotte, pardi !!! (Perte de calories > au gain)


 Alors, les Magnans, à quand une énooorme salade niçoise « à la mode spéléote »???

Week end du 7/8 décembre 2013

samedi 7 décembre
Lieu la Turbie
Entrainement réchappe EDS révisions et apprentissage des techniques de réchappe et d'auto-secours.
Le matin révisions des nœuds de cœur, prussik, demi-cab... Un barbuc le midi et décrocher et couper de corde l'après-midi.

dimanche 8 décembre

Dimanche rdv à la boulangerie des 3 vallées en prennent nos sandwich les gens moi en short de bain lycra tee-shirt contraste avec les autres clients en pantalon et veste de ski et oui nous n'allons pas en stations, mais en canyon. A la sortie de plan du var le panneau d'info affiche 4°C pas grave quand faut y aller faut y aller objectif du jour Bagnolar Monar grosse journée en perspective. 

Au parking de bagnolar le sol n'a pas encore dégeler sympa on part pour la marche qui se passe bien pas trop froide le soleil chauffe juste comme il faut on transpire presque arrivé au départ un petit café merci le réchaud esbit on s'équipe et on y va. La première nage et intéressante je me rends compte que mes gants néoprène 3mm ne suffise pas, ca pourrai être pire non ?  Oui, quoi de pire qu'une eau a 4 ou 5°C simplement une vasque a 4°C croupis vivement le Figaret pour rincé tout ça. 

Retour à la voiture vers 14h on mange au soleil en pensent au moment où il faudra remettre la combi pour le Monar Mika a trouvé la solution il n'a pas enlevé sa combi. Une fois le casse-croûte fini on part vers imberguet pour vérifier échappatoire et on repart vers le monar. Le panneau d'info en bas de la Tinée affiche 2° lui on passe la route de la tour sur tinée et là le muret son blanc de chez blanc on se regarde et on se dit clans et mieux exposé enfin on espère. Arriver au parking amont première épreuve remettre la combi. Un couple qui se balade nous demande "vous n'allez pas faire la clue ? 

Oui? «La femme nous a regardée avec de grand yeux on se demande pourquoi il est 16h. Le canyon ce passe bien l'eau est plus chaude que dans bagnolar elle doit être à 7 8°C casi le double waouh génial ! On fini le canyon à la limite de la nuit il ne reste plus qu'à remonter à la voiture. Au bord de la route en combi pour Mika et moi en short de bain et veste de combi à la nuit tombante on sent les passager des voitures que l'on croise légèrement interpeller par notre présence on arrive à la voiture il est 18h30 la lumière de la frontal fait biller le givre dans la nuit c'est beau mais, pas trop longtemps non plus!!

Paul

Week end Vercors !

Vendredi soir 8 spéléo part pour le Vercors après une dure semaine de travail mais avant il faut aller récupérer le mini bus et le ravitaillement Laurent me récupère devant chez moi et go au parking pour prendre le mini bus. Pendant ce temps le deuxième Laurent commence les courses et heureusement on métra presque 1h pour traverser Nice. Alors on a tout pour les pâtes carbo du soir, les sandwiches du samedi midi et dimanche et les petit dèj il ne nous manque plus que la boisson alors ou se trouve le rayon bière et vin?? Bon pour la bière 1 pack de 40 ??"Mais tu rigoles a digne il est fini bon ben 2 alors ! Et le vin un cubi de 5L ? Non 10L ok ! Il ne nous manque plus que Bélingo et on est parti ça tombe bien il vient d'arriver on charge le matos et c'est parti pour la route a 7 dans le mini bus on chopera Julien sur la route. Alors ce voyage c'était un peu un gros apéro avec de la bière et des chips à gogo, le pack aura survécu à digne mais il nous a quittés vers Sisteron paix a son âme. Une fois dans le Vercors mais ce ne serai pas de la neige que l'on voit la ?? On est bien content d'avoir les pneus neige sur le mini bus. Après quelques recherches et passage devant la bonne route et nous voilà enfin au gîte. Reapéro, Pâtes carbo à 1h du matin, dodo et demain scialet robin.

Samedi 30/11/2013
Scialet robin
Participants : Laurent, Laurent, Pascal, Christophe (club martel) Julien, Gérémi, Christophe (indépendants) Louisson, Pierre, Emilio et Stéphane(EDS26) et Paul (gsm)
TPST : de 9h à 13h
Heureusement que nos amis du CDS26 sont déjà là, car avec la neige on aurait eu du mal à trouver le parking. On se change et Christophe se rend compte qui a seulement oublié sa combine on lui en trouve une, seul petit bémol elle et 1 taille plus petite que la sienne et deuxième point il y a peu près 40cm de neige pour aller jusqu'à la cavité lui et en 5.10 de canyon et moi j'ai des bottes troué par chance il n'y a qu'une centaine de mètre à faire. Un ballet entre les voitures et le chasse-neige de la DDE on va mettre les bottes dans la neige. Après avoir cassé les stalactites de glace qui bouche les Spits et l'entrée Laurent passe en premier suivi par Louisson qui équipe la deuxième corde. Après une succession de très beau puits un rééquipement on se retrouve à la tête du fameux P140 et la Laurent me demande si je veux équiper, mais je préfère lui laisser la main et voir ce puits avec tout le monde a différent niveaux c'est impressionnent. On se restaure dans "le vestiaire" et on va visiter les galeries. La remonter ce passe bien et vite grâce à l'équipement en double mise à part une tonche sur la corde en tête du P140 juste un peu d'émotion mais rien de grave. Sortie vers 23h30 pour une raclette partie au gîte.


Paul